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Et si Internet n’avait jamais été un outil de liberté ? Contre-histoire d’Internet retrace comment, depuis l’imprimerie jusqu’à nos jours, chaque innovation médiatique a été récupérée par les États et le capitalisme pour renforcer leur emprise.
La liberté de la presse a ceci de commun avec la République qu'elle est aujourd'hui défendue même par les forces politiques qui ont le plus férocement ferraillé contre elle dans un passé pas si lointain. Les avocats de la critique de la presse, eux, sont beaucoup moins nombreux. Passe encore de flétrir l'autoritarisme d'un magnat tout-puissant. Mais au-delà ? Suggérer qu'il n'y aura pas de liberté de la presse tant que les médias sont accaparés par une minorité fortunée suscitera des regards suspicieux : complotisme ?... À l'heure des amalgames faciles, rappeler que la lutte pour la liberté de la presse a aussi remis en cause, parfois avec fracas, le pouvoir de ses propriétaires, n'est pas inutile. Car à trop attribuer aux seuls libéraux les acquis de ce combat, on en oublierait presque que ce dernier avait aussi partie liée avec la lutte des classes. Contre la « presse bourgeoise » possédée par ceux qui cherchent à s'enrichir encore davantage, des intellectuels, des journalistes, des hommes politiques, des syndicalistes et une infinité de militants anonymes ont écrit, débattu, fait grève, imaginé des manières plus démocratiques de produire de l'information. La concentration actuelle des grands médias entre les mains d'une poignée de grandes fortunes suffit à évaluer les limites de leurs mobilisations. Mais ces dernières n'en ont pas moins marqué l'histoire de la presse, en menant sur le terrain économique un combat loin d'être terminé. Historien à l'université de Bordeaux Montaigne, Dominique Pinsolle travaille sur l'histoire de la communication et du mouvement ouvrier et écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique. Il a notamment publié Le Matin (1884-1944). Une presse d'argent et de chantage (PUR, 2012).
En 26 lettres et autant de notions, voici une présentation du dessin de presse français des 50 dernières années, dans une perspective historique (caricatures antisémites pendant l'affaire Dreyfus, dessin de propagande durant la Première Guerre...). Dans cet abécédaire, Fabienne Desseux aborde le sujet avec verve et rigueur. Des chapitres pointent les nombreux ennemis du dessin de presse, d'autres les défauts ou les ambivalences du milieu. Aussi, la précarité du secteur et la difficulté de ce métier. Chaque article est illustré par Cami et Urbs, qui signent ici 52 dessins originaux. Adoptant un angle critique, ce livre vient nourrir de façon constructive le débat public sur la liberté d'expression et les valeurs républicaines.
Sergueï Jirnov est un ancien espion du KGB, François Waroux a été officier traitant à la DGSE. Le premier a opéré au sein du service des « illégaux » pour l'URSS, notamment pour infiltrer l'ENA, le second a agi sous couverture à travers le monde au nom de la France. Après avoir longtemps oeuvré dans l'ombre pour deux camps opposés, ces deux officiers supérieurs ouvrent dans ce livre un dialogue sans tabou sur leur carrière au sein des services secrets. Pour la première fois, un espion russe et un officier français confrontent leurs expériences, leurs analyses et les méthodes utilisées par leurs pays respectifs. Ils révèlent les secrets du travail sous couverture, les techniques de surveillance, les manipulations, mais aussi les angoisses quotidiennes et les cas de conscience qu'impliquent de telles professions. Loin des clichés des films hollywoodiens, ce livre lève le voile sur la réalité des services de renseignement, brisant un à un les mythes en la matière pour leur substituer une face cachée bien plus complexe. De la guerre froide à la guerre technologique, en passant par les nouvelles menaces qui frappent le monde, ces deux grands témoins n'éludent aucun sujet dans leurs échanges. Un voyage d'Est en Ouest pour découvrir le vrai visage de la raison d'Etat.
La conquête de l'univers numérique par les géants du web ne menace pas seulement nos langues et nos cultures, elle met carrément en péril nos acquis démocratiques. L'heure est venue de contre-attaquer. Dans Tenir tête aux géants du web, qui poursuit la réflexion amorcée dans Les barbares numériques, Alain Saulnier propose aux États un ensemble de mesures concrètes pour rééquilibrer dès maintenant les forces en présence et permettre à nos institutions démocratiques de reprendre l'ascendant. Véritable cri du coeur pour éviter que nos sociétés ne sombrent dans des dérives autoritaires, ce livre nous rappelle qu'il n'y a aucune raison de rester passifs et d'accepter d'être soumis aux diktats des GAFAM et aux volontés des Elon Musk et Mark Zuckerberg de ce monde.
Juillet 2024 : la France retient son souffle après la dissolution surprise de l’Assemblée nationale. Esprit - La République en suspens analyse ce moment charnière et interroge.
Plongez dans les coulisses méconnues de Plus belle la vie : Muriel Mille révèle, après une enquête de terrain unique, comment s’écrit et se tourne une série télévisée à succès.
15 chapitres pour comprendre les limites et les enjeux du droit d'informer à l'ère du numérique. Un guide pratique, nourri d'exemples concrets, qui éclaire aussi bien les professionnels des médias que les citoyens soucieux de leurs libertés.
Fake News, théories du complot, études citées à l'emporte pièce sur les plateaux télé ou au dîner, pour justifier telle ou telle théorie, fausses vidéos, photos et chiffres sortis d'on ne sait où sur les réseaux sociaux, il n'y a pas une seconde où, les yeux rivés sur l'écran, on ne pose plus la question : Mais c'est vrai ça ? Comment s'en sortir ? Comment ne pas perdre pied et trier le vrai du faux ? Est-ce que le vrai existe encore ou la réalité est-elle devenue tellement complexe que tout serait finalement relatif ? Mais alors à qui se fier ? Pour répondre à ces questions et faire face au chaos de l'information, nous n'avons d'autre choix que de changer notre façon d'aborder l'information, tout en se méfiant non seulement des sources d'info, mais aussi de ceux qui les partagent, des algorithmes et même de notre cerveau. C'est l'objectif de ce livre: permettre à chacun de redevenir maitre de sa pensée.
Depuis deux décennies, Paris se peuple d'incubateurs de start-ups créatives, tandis que les grands médias traditionnels ne cessent de déménager, investissant de nouveaux quartiers. Si ces acteurs transforment l'espace urbain par leur empreinte matérielle, ils sont aussi porteurs de discours et d'imaginaires sur les médias et la capitale. Cette dynamique présentée par leurs promoteurs comme novatrice, s'inscrit en réalité dans l'histoire du capitalisme médiatique, liée au Paris du XIXe siècle, période qui voit le surgissement foisonnant des médias de masse et des industries culturelles. La « capitale de la modernité » n'est donc pas seulement celle de l'industrie, de la culture et du luxe, mais aussi des médias. L'ouvrage Paris capitale médiatique, rédigé par des chercheur.e.s issu.e.s de plusieurs disciplines, explore la naissance d'une territorialité médiatique parisienne au XIXe siècle. Quels rôles les médias, mais aussi les industries culturelles, marchandes et publicitaires, jouent-ils dans la fabrique de la capitale qui, selon Balzac, offre « le spectacle dramatique incessant » de ses « combats déchirants pour l'existence » ? Et quelle place Paris occupe-t-elle dans les mutations médiatiques ? Une attention particulière est accordée à Émile de Girardin, à la fois entrepreneur de presse, homme d'affaires, politique et auteur à succès, traité en tant que pionnier et parangon de ce capitalisme médiatique parisien.
7 octobre 2023, Israël sous le choc. Nathalie Nagar, journaliste franco-israélienne, raconte son combat entre devoir professionnel et peur pour sa famille.
La désinformation, arme invisible du XXIe siècle : comment fake news, IA et complotisme redessinent notre rapport à la vérité. Un numéro percutant de Revue des Deux Mondes pour décrypter les enjeux de l’information à l’ère numérique.
1210 faits divers en trois lignes, signés Félix Fénéon : un chef-d’œuvre de concision et d’ironie, où chaque mot frappe juste. Découvrez l’art de dire l’essentiel avec une précision chirurgicale et un humour mordant.
Celui qui triomphe depuis de nombreuses années avec ses émissions à la télévision sur France 2 comme « Tout le monde veut prendre sa place » , « N'oubliez pas les paroles » ou « Taratata », et à la radio avec son rendez vous quotidien sur France Inter a tout connu : les radios pirates en Italie alors qu'il n'avait que 18 ans, les stations de la bande FM à Cannes, Deauville ou Paris, M6, la Cinq de Jean-Luc Lagardère, Canal Plus, France 2, RTL, Europe 1, la gloire, la traversée du désert, le renouveau et bien sûr la fortune. Considéré comme l'un des trois présentateurs préférés des Français, Nagui est une personnalité incontournable de l'univers cathodique. À la fois homme d'affaires avisé et bateleur à la répartie qui fait mouche, c'est aussi un citoyen engagé. Agrémenté de nombreuses interviews de personnalités ou connaissances de l'animateur, ce livre raconte, pour la première fois, son parcours hors norme : celui d'une success story à la française. René Chiche est journaliste en presse écrite et pour la télévision. Il est notamment l'auteur des biographies de l'animateur Cyril Hanouna et de l'humoriste Kev Adams.
FAKE NEWS, STORYTELLING, NUDGE, POST-VÉRITÉ, LANGUE DE BOIS... BIENVENUE DANS LE MONDE MERVEILLEUX DU BULLSHIT ! Quel est le point commun entre l'affaire Benalla, le changement de nom de Total, la gestion des masques par le gouvernement lors de la crise du Covid, le pouvoir d'achat « ressenti » et le greenwashing ? Il s'agit d'une certaine manière de représenter le réel, et de le mettre en scène. Le bullshit, ou l'art de « raconter de la merde », a toujours existé. Mais force est de constater que l'activité a le vent en poupe ces dernières années, favorisée par l'émergence de nouveaux codes dans la communication. Et si les « bullshitters » sont toujours plus nombreux, c'est aussi parce qu'ils répondent aux injonctions de leur époque. Car il se passe bien quelque chose dans notre monde et dans notre société, que la langue traduit en mots. Comment, alors, apprendre à démêler le vrai du faux dans la masse d'informations nous parvenant chaque jour ? Comment redevenir acteur de son propre langage ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'un langage authentique ? Et comment réenchanter le monde ? Une vingtaine d'études de cas concrets Des schémas Des résumés Des références scientifiques Des concepts philosophiques Conçu comme une « petite sémiologie à l'usage des honnêtes gens », voire comme un manuel d'auto-défense intellectuelle, cet ouvrage vous permettra de comprendre par quels rouages cognitifs et comportementaux le cerveau humain se laisse piéger et manipuler facilement. Car les mots et les symboles ont bel et bien ce pouvoir !
Le best-of des idées pour 2020 ! Les meilleurs articles des grands penseurs de notre temps parus dans la presse internationale, sélectionnés et présentés par la rédaction de Philosophie magazine. Quelles sont les grandes transformations de notre temps? Quels penseurs permettent de les saisir? Dans quels textes ont-ils formulé leurs visions du monde? Rédigés par des philosophes, des écrivains et des historiens pour éclairer à chaque fois une question précise de notre temps, ces textes permettent de dresser un véritable panorama des idées contemporaines.
Rupture technologique, phénomène économique et sociétal, la Blockchain est devenue en quelques années un terme familier, une promesse de futur transformé, une notion centrale. Adulée ou détestée, elle reste cependant mal comprise, car complexe et singulière. Pour autant, maîtriser cette innovation est devenu indispensable pour cerner les nouvelles règles du jeu de l'économie mondiale. C'est l'objet de cet ouvrage. Trop souvent réduite aux seules questions de confiance et de décentralisation, la Blockchain est ici restituée selon toute sa densité par une approche pluridisciplinaire : racontée dans son épaisseur historique, pédagogiquement décrite du point de vue technique, envisagée selon ses applications économique et financière, elle fait également l'objet d'une analyse philosophique destinée à en cerner la singularité. Les auteurs expliquent dans son intégralité une révolution qu'ils considèrent de l'ampleur de celle d'Internet. Ils donnent ainsi à tous les clés de compréhension et les leviers d'action stratégique face à ce new deal technologique, économique et social. Bloc par bloc.
Internet est notre quotidien, tant nos activités sont désormais tissées de numérique. De ce sujet sérieux, Xavier de La Porte fait un feuilleton plein de variations et de rebondissements. Par son regard mi-scrutateur, mi-amusé, il analyse ses propres pratiques quotidiennes ainsi que les enjeux globaux du réseau. Au travers de ces chroniques diffusées chaque matin sur France Culture entre septembre 2013 et juin 2014, nous découvrons notre reflet dans le miroir de la vie numérique. Nous réalisons également que le monde ne change pas aussi vite que veulent bien le dire les commentateurs pressés et les tenants de la disruption : les pratiques évoluent, mais les questions fondamentales demeurent. C'est d'elles qu'il est question ici.
« L'invasion du légume a un goût douteux, celui que nous croyions oublié de la raison normative, de la modélisation et de l'ordre sain. La régression narcissique dans laquelle se complaît l'époque a sans doute à voir avec ce trouble jeu. Le légume, nous le repoussions naguère au bord de notre assiette avec une moue d'enfant rebelle. Il garnit, aujourd'hui, les podiums médiatiques, les murs lézardés de nos cités, les vastes plateaux du divertissement de masse, les mornes allées de nos jardins à la française... A-t-on noté comme, depuis la plus haute Antiquité, la connerie est éprise de symétrie ? » « Faust pas mort, Apocalypse suit. » « Enfin, bref, comme nous l'a enseigné Pierre Desproges, les détestations les plus arbitraires sont toujours les meilleures, et comme le prophétisait déjà Nabokov, autre humoriste à ses heures : "Le bruit terrassera le monde", avant d'ajouter, lucide : "Courage, fuyons !" » « Entre nous : si l'on vous donnait le choix, vous préféreriez avoir un futur ou un avenir ? Vous contenter de récolter les fruits blets d'une invincible fatalité ou vous bâtir un avenir comme on édifie une cathédrale ou une vie ? On sait déjà que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était. Désormais, on saura que le futur n'a aucun avenir. »
Comment les médias tunisiens ont-ils évolué depuis l’indépendance ? Médias tunisiens de Larbi Chouikha offre une analyse inédite et critique de 60 ans de transformations, entre censure, révolution numérique et quête de liberté.
Dans un monde où l’attention se mesure en secondes, Programmes courts révèle comment ces formats audacieux captivent et engagent. Jean-Luc Berlot, producteur primé, décrypte leur pouvoir unique pour les marques et les téléspectateurs.
En 1873, les assomptionnistes créaient Le Pèlerin, un modeste bulletin destiné à accompagner les pèlerinages en plein essor. Dès 1877, ils le transformaient en hebdomadaire populaire adressé au vaste public des familles catholiques. Dix ans plus tard, c'est un quotidien, La Croix, qu'ils lançaient pour résister à la sécularisation de la culture populaire. Sans le savoir, ces religieux posaient les premières pierres d'un empire médiatique, baptisé la Bonne Presse en 1889, renommé Bayard Presse en 1969puis Bayard en 2021.Cent cinquante ans après, ce livre collectif ambitionne d'explorer la longévité exceptionnelle de cette oeuvre-entreprise. Initialement l'arme d'une « croisade » contre la « mauvaise presse », elle est devenue l'instrument d'une participation pacifiée des catholiques à lamodernisation de la société française mais aussi de l'Église. En racontant l'histoire de titres et de marques éditoriales emblématiques (Pomme d'Api, Notre Temps...) ou tombées dans l'oubli (Le Noël, Bernadette, Alma...), les différents chapitres éclairent l'engagement de cadres, de journalistes, d'ouvrières et de religieux, mais aussi de lectrices et de lecteurs qui ont fait Bayard.Au croisement entre l'histoire religieuse et l'histoire de la presse et de l'édition, l'ouvrage montre comment la Bonne Presse puis Bayard ont contribué d'une manière originale au développement de la « civilisation du journal », mais aussi comment le catholicisme a été transformé par les mutations des techniques et des métiers de l'information. C'est une perspective neuve sur les évolutions culturelles de la société française depuis un siècle et demi qu'offre ce recueil appelé à devenir une référence.
« Voice is the new killer app ! », s'est exclamé le vice-président d'un géant américain des télécoms alors que pleuvent les critiques contre le tout-écran et l'omniprésence des images. Notre époque semble avoir, sans s'en rendre compte, réhabilité la voix. Des assistants vocaux aux enceintes connectées, des podcasts aux notes vocales, l'ère numérique est moins digitale que jamais : plus le temps passe, plus nous parlons et moins nous touchons. Si la voix est aujourd'hui le médium naturel de l'être humain, elle sera demain ce par quoi l'humain rejoindra la technologie et la technologie l'humain, à rebours des fractures numériques et de la capture de l'attention. Selon Mathieu Gallet, la voix est investie d'un nouveau pouvoir, forte à la fois de sa dimension humaine et sensible mais aussi de son format numérique, l'audio, qui la répercute et l'amplifie tout autour de nous. C'est cet alliage si particulier qui redessine d'ores et déjà l'ère numérique ; une ère qui, paradoxalement, s'éloigne de ses origines - les doigts, l'écran tactile, l'écrit - pour tirer parti des formidables opportunités de la voix. Le futur est dans la voix, cet essai va vous en convaincre !
Cet ouvrage s'intéresse aux relations qu'entretiennent les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les médias en Afrique. Il aborde tout d'abord les réseaux sociaux numériques comme terrains d'amplification et de transformation de diffusion de l'information et questionne leur utilisation pour la diffusion de fausses informations. Il se consacre ensuite aux relations entretenues sur les plans éditorial, socioéconomique et sociotechnique par les plateformes et les médias, et y observe un certain opportunisme des médias et une domination des plateformes. Enfin, il s'intéresse au rôle joué par l'État à travers la régulation et les nouvelles lois qui intègrent les médias numériques mais mettent aussi en lumière les difficultés liées à l'implémentation d'un véritable cadre régulatoire.
Emery Doligé, alias « Mry », fut longtemps l'un des blogueurs les plus influents. Dans le livre T'ar ta gueule à la récré, confessions d'un influenceur, il raconte comment il est tombé très jeune dans la marmite d'Internet, en créant un blog devenu une référence (Choses Vues) et comment son ascendant dans le monde numérique et médiatique n'a cessé de grandir au point de lui faire perdre de vue une certaine réalité. Dans cet ouvrage qui peut se lire comme une « contrition numérique », il raconte comment et pourquoi le Star-système, le monde politique et les médias lui ont déroulé le tapis rouge pendant plusieurs années. Dans ce culte du creux, il a progressivement pris conscience que l'univers parallèle qui s'ouvrait à lui ne pouvait plus se refermer. La libération de la parole, la place de la femme, le rapport à la Terre et à l'autre ont créé une ère nouvelle. Au travers de ce parcours fait de paillettes, d'impunité, de certitude et parfois de haine, Emery Doligé montre aussi qu'une autre voie est possible.
Deux anciens de l'AFP racontent son histoire, ses réussites, ses échecs, ses rapports tumultueux avec la presse française et avec le pouvoir. « Copyright Electre »
Que dit la toile de soi, de son patron, d'un candidat, d'un concurrent ? L'e-réputation joue un rôle important de nos jours... L'e-réputation, l'identité numérique jouent un rôle sans cesse croissant dans le monde économique, associatif ou politique. Aujourd'hui, on googlise à tour de bras : que dit la toile de soi, de son patron, d'un candidat, d'un concurrent ? Le réflexe est bien installé et on aurait tort de s'en passer, au risque de perdre une opportunité, un marché. La réputation se construit dans le temps, au travers d'actes posés, de clients satisfaits, de commentaires positifs. L'image numérique doit refléter au plus près cette réputation, offrir un rendu efficace de la réalité. Que dit une image numérique inexistante, lacunaire ou négative ? Usurpation d'identité, droit à l'oubli, retour gênant d'un certain passé, les situations ne manquent pas pour illustrer la nécessité de (re)prendre le contrôle de son image plutôt que de subir la crise. Construire, veiller, anticiper. Au travers de cinq histoires fictives, les auteurs vous emmènent dans un décodage des enjeux et des conseils sous forme de fiches pratiques et d'un lexique de plus d'une centaine de définitions, pour reprendre la maîtrise de votre e-réputation. Un guide complet pour apprendre à gérer son identité numérique ! À l'aide de cinq histoire fictives, les auteurs décodent les enjeux et vous conseillent avec des fiches pratiques, un lexique et plus d'une centaine de définitions. EXTRAIT A l'heure où de plus en plus d'interactions humaines passent par le Web, notre identité numérique n'est plus un vain mot qui sert à enjoliver le briefing d'un as du marketing à une marque dont il assure la promotion. Non, elle constitue ni plus ni moins que notre double numérique, celui que les autres voient quand ils mènent une recherche sur nous et leur sert de point de départ pour se faire une idée de qui l'on est. Source de nombreuses opportunités, ce « double numérique » peut permettre à chacun de se faire un nom dans son domaine d'expertise. En maniant correctement les outils numériques (blog ou réseaux sociaux, par exemple) pour « booster » son nom et ses théories, il devient possible de se propulser aux devants du Web pour devenir quelqu'un de populaire. Doper son compte LinkedIn et son compte Twitter pour partager ses idées, assoir sa notoriété dans un secteur en particulier et en récolter les fruits est devenu possible... voire « facile ». Quelques chiffres témoignent de la puissance que le Net peut revêtir dans une stratégie d'image. Certaines études évaluent à 75% le nombre de DRH qui consultent les comptes Facebook et LinkedIn des candidats. Et de manière plus générale, chaque utilisateur de ces réseaux y passe un temps considérable. L'agence Mediakix a, par exemple, évalué qu'en totalisant tous les petits moments passés sur des réseaux sociaux au cours de notre vie, nous pourrions avoir passé pas moins de... 5 ans et 4 mois de notre existence sur ces réseaux. Autant dire que tout contenu peut avoir un impact réel une fois posté sur le Web. Et cela ne devrait pas changer, car l'arrivée attendue de l'intelligence artificielle ne fera qu'accélérer le phénomène.
Les brutes et la punaise dissèque le phénomène des radios de confrontation, connues sous le quolibet de « radios-poubelles », et dont la plupart se trouvent à Québec. Dominique Payette y analyse la frontière ténue qui sépare journalisme d'opinion et manipulation politique, et livre ce salutaire rappel : si les médias ont le droit de prendre position, voire de soutenir des idées politiques, il est de leur devoir de le faire dans le respect des faits et, surtout, en laissant à leur public la liberté de ne pas être d'accord avec eux. Il faut lire ce texte comme une réflexion inquiète sur la disparition des conditions nécessaires à un débat civilisé et rigoureux dans notre société. Comment invoquer la liberté d'expression pour justifier la prolifération de propos qui, de l'avis de plusieurs, empoisonnent l'atmosphère de la Cité ? Peut-être le temps est-il venu d'affronter les effets délétères du commerce des injures et de la haine.
Les « fakes » (fausses nouvelles), les théories du complot, l'intoxication en ligne ou la prolifération des faits dits alternatifs ou de révélations imaginaires..., tout cela mobilise des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, dans les gouvernements et même chez les grands du Net. La montée du faux est sensée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump), voire annoncer une ère de la « post-vérité » où les masses deviendraient comme indifférentes aux faits vérifiés. Au final, ce seraient autant de menaces pour la démocratie. Chacun peut-il choisir les versions de la réalité conformes à ses préjugés et les communautés en ligne vont elles s'isoler de plus en plus dans des univers imaginaires partagés ? Au détriment de la vérité commune. Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage l'affabulation. Prolongeant ses travaux sur la désinformation, l'auteur montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques de la prolifération des impostures et délires. Il analyse aussi la coupure politique entre des élites convaincues que leurs convictions raisonnables ne peuvent être remises en cause que par volonté de manipulation et, d'autre part, des communautés « anti-système » insensibles au pouvoir des médias classiques. Le livre pose la question de l'impuissance idéologique à maintenir un consensus sur le réel. Mais il analyse aussi le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux du croire ensemble. Un monde où personne ne croit plus rien, où chacun croit ce qui lui plaît ou une crise de confiance dans les anciennes machines à faire croire ?
Ce que la presse a appelé "l'histoire la plus intéressante de la décennie sur le plan humain" consistait en une personnalité mondialement connue, un kidnapping d'enfant en bas âge, un procès filmé en direct (une première), un assassin condamné à mort sans jamais avoir avoué son crime... mais surtout, en un véritable déluge d'informations non vérifiées, de rumeurs, une foule de correspondants et d'envoyés si spéciaux qu'ils n'existaient pas nécessairement. En mars 1932, le fils du célèbre aviateur Charles Lindbergh est enlevé puis assassiné. Quatre ans plus tard, à l'issue d'un procès contestable, Bruno Hauptmann est exécuté. Ce livre ne s'attarde pas sur les détails de ce qui est vite devenu "l'affaire du bébé Lindbergh" : il l'aborde comme un moment charnière de l'histoire des médias, où s'installent des méthodes sensationnalistes omniprésentes aujourd'hui. Roy Pinker est le nom de l'envoyé spécial que l'hebdomadaire Detective avait inventé dans les années 1930 pour couvrir l'affaire Lindbergh. il signe le travail d'un collectif d'universitaires rédigé par Paul Aron et Yoan Vérilhac, qui enseignent la littérature respectivement à Bruxelles et à Nîmes.
Noémie se livre avec sincérité et humour, elle partage ses goûts, son quotidien et son intimité, le tout avec beaucoup de générosité et de tendresse pour ses followers. En écrivant son journal, Noémie souhaite montrer une facette d'elle-même plus intime que dans ses vidéos. Et prouver qu'il y a toujours une façon de voir les choses du bon côté, de positiver. Elle a découvert YouTube au moment où elle allait mal parce que ses parents divorçaient. Elle s'est lancée avec de tout petits moyens et était ravie d'avoir 13 000 followers. Aujourd'hui elle en a presque 500 000 et cette activité lui permet de vivre en faisant des choses qu'elle aime : proposer des conseils de maquillage, de mode ou de déco.