Economic History
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En quelques années, le monde a connu une mutation profonde, qu'incarne aujourd'hui la politique de Donald Trump. La brutalisation diplomatique, l'insécurité géopolitique et les attaques contre le libre-échange ont rebattu les cartes d'un ordre anciennement fondé sur la coopération entre les pays. L'économie est désormais mobilisée comme un instrument de puissance, dans un contexte où domine la loi du plus fort. Face à ces bouleversements, la France et l'Europe, qui accusent des retards stratégiques importants, courent le risque d'un déclassement technologique, économique et d'une dépendance accrue. Comment l'éviter ? Comment empêcher qu'elles deviennent de simples variables d'ajustement dans la rivalité entre les États-Unis et la Chine ? Dans cet essai, le prix Nobel d'économie Jean Tirole et Karine Van der Straeten livrent leur analyse de la situation et les solutions pour en sortir. Selon eux, la France et l'Europe ne sont pas condamnées au déclin, mais elles sont condamnées à faire des choix forts. C'est à ce prix qu'elles pourront préserver leur modèle économique, social et démocratique. Co-édition Albin Michel-PUF
De la découverte de l’or des Amériques aux crises financières modernes, L’Argent de John Kenneth Galbraith démythifie avec brio l’histoire monétaire.
L'économie est une matière vivante : elle a émergé avec les moissons, évolué avec les premiers échanges et s'est transformée au contact des crises. Des entrepôts de Mésopotamie aux immeubles de Wall Street, du troc à la monnaie numérique, des marchés antiques aux algorithmes modernes, elle raconte les réussites et les échecs de nos sociétés et l'incroyable ingéniosité des civilisations humaines. À travers cent dates et événements, qui s'étendent de l'apparition de l'agriculture en - 8500 à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump en 2025, Romain-Xavier Frétille et Étienne Keroyant nous proposent un panorama complet de l'économie et de son histoire plusieurs fois millénaire.
Et si la croissance infinie n’était qu’un leurre ? Serge Latouche, économiste et philosophe, démontre avec brio que notre obsession pour la croissance met en péril l’équilibre de la planète.
Karl Polanyi, penseur majeur du XXe siècle, éclaire les liens explosifs entre marché, démocratie et effondrement social.
Les clés pour comprendre l'économie de la Russie, ses structures, ses mutations, ses enjeux dans le temps long et le contexte international. De l'Empire tsariste à la Russie contemporaine, l'économie russe se caractérise par des trajectoires singulières, marquées par le rôle central de l'État, l'alternance entre phases d'ouverture et de repli, ainsi que par des transformations profondes de ses structures productives. Cet ouvrage propose de décrypter les continuités et les ruptures qui déterminent son développement. o Richesse en ressources naturelles o Dépendance aux hydrocarbures o Ambitions industrielles o Insertion contrainte dans la mondialisation Il révèle les forces, les fragilités et les mutations d'une économie à la fois puissante et vulnérable. Clair, synthétique et accessible, ce livre s'adresse aux lecteurs et lectrices souhaitant disposer de repères solides pour comprendre les enjeux économiques actuels.
La monnaie n’aura plus de secrets pour vous : de l’histoire des premières pièces à l’essor des crypto-monnaies, ce guide clair et synthétique décrypte tous les mécanismes et les grands débats d’aujourd’hui.
Et si vous découvriez votre véritable potentiel de Richesse ? Notre quotidien est fait de décisions financières. Pourtant, rien ne nous y prépare. Nous avons tous un rapport singulier avec l’argent, mais pour une minorité d’entre nous il est choisi et pour une majorité il est subi. Et si ce livre était votre ticket d’or pour prendre le contrôle de votre destinée financière ? Établir un rapport choisi avec l’argent passe par l’acquisition d’une éducation financière qui repose sur 3 piliers essentiels : Le savoir-faire : l’épargne, l’immobilier, le crédit… Le savoir-être : l’état d’esprit, les bonnes pratiques, la psychologie… L’accompagnement : savoir choisir les bons conseillers pour chaque période de sa vie. Le temps est venu de partir à la conquête de votre potentiel financier ! Si ce livre était un message : « Il n’est jamais trop tard pour révéler et réveiller votre richesse financière. » Si ce livre était un appel : « Le temps est venu d’avoir un rapport choisi et non subi avec l’argent. » Si ce livre était un espoir : « Nous sommes tous assis sur un trésor. Laissez-moi vous aider à le (re)trouver. » Conseiller et formateur patrimonial depuis plus de 30 ans, Richard SANCHEZ a accompagné 3 générations d’investisseurs et plusieurs centaines de conseillers en création et gestion de patrimoine. Il partage avec vous aujourd’hui son expertise dans son premier livre.
Et si la valeur d’une idée ne se mesurait pas en euros ? Avec L’économie de la pensée, Alain Deneault interroge notre rapport à la connaissance et dénonce la récupération marchande de la philosophie.
John Maynard Keynes a révolutionné l’économie moderne. Ce smartbook décrypte sa pensée, ses écoles et son héritage, pour comprendre pourquoi ses idées restent au cœur des débats contemporains.
Besoin de décrypter les mécanismes économiques avec précision ? Dictionnaire de science économique rassemble plus de 2 600 définitions, des renvois vers les grands théoriciens et des articles thématiques accessibles en ligne.
La Chine n'est plus seulement l'empire du milliard, une vieille nation anesthésiée par un siècle de déclin, quarante ans d'anarchie puis trente ans de communisme révolutionnaire, un parent pauvre, porteur d'une vague menace démographique. Après un quart de siècle de croissance à marche forcée, la Chine est devenue un acteur important du commerce international, le premier pays d'accueil des investissements étrangers, le pôle le plus dynamique de l'économie mondiale. On ne lui promet plus un hypothétique réveil mais, avec un peu de présomption, dans un avenir prévisible, le rang de première puissance économique. Bruno Cabrillac dresse le tableau de l'économie de la Chine, entre croissance économique et augmentation des inégalités sociales, réformes libérales et maintien du Parti communiste.
L'expression «économie de la nature» a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme «écologie» ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers «économistes», la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour. Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme «économie» nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'«écologie». Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.
Un récit vivant et attrayant de l'histoire de l'économie, relatée à travers ses événements marquants - de l'Antiquité à nos jours - et les idées des grands penseurs de la discipline. À quoi est due la pauvreté ? Les crises économiques sont-elles inévitables dans le système capitaliste ? L'intervention de l'État dans l'économie est-elle bénéfique ou désastreuse ? Les réponses à ces questions basiques d'économie concernent tout le monde, mais le jargon et les mathématiques hermétiques de la science économique peuvent sembler rébarbatifs. Ce livre clair, accessible et non dénué d'humour est idéal pour les jeunes lecteurs découvrant la science économique comme pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre toute l'étendue de son histoire et de ses idées. L'historien de l'économie Niall Kishtainy organise chronologiquement de courts chapitres consacrés aux notions principales et événements cruciaux. Il relate les contributions de penseurs clés tels qu'Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx, John Maynard Keynes et bien d'autres, tout en explorant des sujets qui vont de l'invention de la monnaie à la Grande Dépression, en passant par l'apparition de la société agraire, l'entrepreneuriat, la destruction de l'environnement, les inégalités et l'économie comportementale. Il en résulte un ouvrage unique qui parvient avec brio à mettre en lumière les concepts économiques et les forces qui façonnent notre monde.
Comment et quand le monde a-t-il basculé dans ce système que l'on appelle « capitalisme » ? C'est dans cette discussion que s'inscrit le Brenner Debate, du nom de l'historien américain Robert Brenner. À l'origine de ce débat important parmi les historiennes et historiens du capitalisme, les travaux de Robert Brenner ont exercé une influence majeure sur le développement de la pensée marxiste à partir des années 1970. Dans une première partie, François Allisson et Nicolas Brisset retracent et contextualisent les principales étapes de ce débat ayant mené aux travaux de Robert Brenner. Les auteurs montrent ainsi que la manière d'aborder l'histoire du capitalisme est intimement liée au regard que l'on porte sur ce système économique. Une seconde partie propose la traduction inédite d'un article de Robert Brenner paru en 2007, « Propriété et progrès : quand Adam Smith faisait fausse route », qui constitue, de l'aveu même de son auteur, la version définitive de son argument développé en 1976. Cet ouvrage est une porte d'entrée sur la pensée d'un économiste méconnu dans l'espace francophone, qui pourtant mérite, au regard de son importance dans l'historiographie anglo-saxonne, toute notre attention.
Gérer des biens ou administrer des organisations ne relèvent pas d'actes qui se suffisent à eux-mêmes. Ils procèdent d'un principe supérieur, lequel les justifie dans la mesure où on lui prête foi. Une profession de foi est donc de rigueur pour fonder les principes qui confèrent de la cohérence aux menus gestes par lesquels nous nous structurons tous les jours. À ce rapport interactif entre la croyance, l'autorité et l'action, les Pères de l'Église ont donné le nom d'«économie». Une économie de la foi, qui fonde notre matrice institutionnelle depuis le début de notre ère. Cette économie porte en elle l'exigence de penser ce que tout principe doit à l'intimité des sujets pour s'incarner dans le monde. Elle relève d'une gravité et d'une profondeur que la science économique moderne n'arrive en rien à imaginer. Pour camoufler la béance de leur vanité, les «théoriciens» du management ont repris tel quel le vocabulaire religieux, mais pour achever de l'épuiser: ils invoquent la protection de leur business angels afin de porter leur marque au stade de l'evangelizing. Il n'y a pas pire foi que celle qui ne s'admet pas, ou se conçoit mal.
L’analyse input-output de Wassily Leontief, prix Nobel d’économie, enfin accessible aux étudiants et aux curieux de l’économie réelle.
Le lecteur français ne sera pas surpris que l'on consacre un ouvrage au modèle de son pays. Il se sentira sans doute conforté dans son sentiment d'originalité, pour ne pas dire de supériorité. Mais ce modèle existe-t-il vraiment ? Comment le définir ? N'est-il pas aujourd'hui menacé de disparition ? L'ouvrage étudie le modèle sous l'angle économique et élargit son analyse aux domaines social, culturel et politique. Il distingue différents âges de son histoire et se concentre sur le troisième, celui de l'après 1945 : alors, une génération forge le modèle tel que nous le connaissons. S'il est menacé aujourd'hui, c'est que cette génération passe la main : il risque de disparaître avec elle , le lecteur français d'aujourd'hui est-il à la hauteur de son modèle ?
La monnaie est une construction sociale qui permet aux hommes d'échanger plus facilement. Vous découvrirez dans cet ouvrage les conditions de sa création et de sa diffusion à travers l'expérience des sociétés primitives et l'histoire monétaire. À mesure de l'expansion des échanges, vous observerez que ses formes et son contrôle ont évolué. Aujourd'hui surgissent des crypto-monnaies. • Quelle est leur nature ? • Comment les banques centrales peuvent-elles assurer aujourd'hui la redistribution d'une quantité de monnaie adéquate ? • Comment éviter qu'un excès d'émission n'engendre une forte inflation ou des bulles financières ? • Comment sortir d'une situation de déflation et de déclin de l'activité grâce au crédit ? • De quels moyens les banques centrales disposent-elles pour lutter contre l'inflation ?
Fougerolles, 1839-1940 : comment une modeste activité agricole s’est transformée en une industrie florissante, portée par des familles audacieuses et un savoir-faire unique.
La question de la valeur est partout. Elle ponctue toute considération sociale, morale ou politique. Elle envahit le discours économique, politique, religieux, artistique. Elle est très certainement le problème philosophique de notre temps. Pour autant, c'est une omniprésence opaque. On serait bien en peine de la définir simplement. De quoi la valeur est-elle, pour nous, le nom ? Un « absolu » ? L'acte de valorisation ? L'évaluation ? Jérôme Batout, en une synthèse inédite et puissante, dresse la généalogie du concept. Sa lecture de l'histoire humaine - des sociétés premières jusqu'à l'ère contemporaine, en passant par Athènes et Jérusalem - distingue trois modes majeurs de valorisation. Le dernier, celui qui émerge avec l'Empire romain et se déploie jusqu'à la crise écologique, se révèle être une impasse. Pour qui veut comprendre ce qui, de l'économie à l'écologie, des inégalités aux identités, constitue l'arrière-plan commun des défis que nous aurons à relever, il est utile d'affronter cette question de la valeur.
De la Banque de France au Trésor public, ce second tome révèle les coulisses méconnues des finances publiques françaises, entre conflits d’intérêts et alliances stratégiques.
Comment l’écrit a-t-il façonné l’économie du Moyen Âge à l’époque moderne ? Ce livre révèle le rôle central des documents — comptabilité, actes notariés, cadastres — dans la prise de décision, la gestion et la réussite des entreprises d’autrefois.
Pourquoi la France a-t-elle perdu son rang économique depuis 40 ans ? Le décrochage français offre une analyse implacable des choix politiques et des erreurs stratégiques qui ont conduit à la désindustrialisation.
Riche d'archives inédites, cet ouvrage traite des relations monétaires, financières, économiques et politiques entre la France, le Gabon et les États de la BEAC. Il révèle l'âpreté des débats, des rapports de force entre acteurs et la forte politisation de la banque centrale qui nuit gravement à son mandat et décrédibilise sa politique monétaire.
Écrit par Jean-Marc Daniel, l'un des plus grands experts du sujet, ce livre permet de comprendre l'histoire de la pensée économique. Sur un ton saisissant, l'auteur décrit et analyse les différents courants à travers leurs représentants les plus emblématiques. Il rend compte du récit mouvementé de l'économie, qui, de crises en crises, sait engendrer de nouveaux modèles. Le livre est construit de façon chronologique. Restituant un contexte historique, les chapitres exposent les enjeux nouveaux que chaque école de pensée fait apparaître ainsi que les critiques qui s'ensuivent. Les principaux auteurs sont présentés non seulement au travers de leurs théories, mais également au moyen de rubriques biographiques et d'anecdotes savoureuses. Après une présentation de la pré-science économique, Jean-Marc Daniel traite de Smith, de Ricardo, des débuts du socialisme, de Walras, des néoclassiques. Il montre ensuite comment l'interventionnisme s'affirme après la crise de 1929 avec le triomphe des idées de Keynes. Les chapitres suivants portent sur la synthèse opérée par Hicks puis Samuelson, entre idées anglaises libérales anciennes et l'interventionnisme keynésien, puis sur le retour du libéralisme anglais après 1979. Le livre se poursuit sur les enjeux de la recherche actuelle (croissance endogène, théorie des jeux, économie comportementale, rendements croissants). Il s'achève sur un état des lieux de la pensée économique à la lumière de la crise commencée en 2007 et du surendettement public qui se généralise. Cette nouvelle édition en couleur dynamise la lecture et permet de distinguer d'un coup d'oeil les différents courants de la pensée économique. Elle propose également une présentation des prix Nobel français Jean Tirole et Esther Duflo, ainsi que des compléments sur Richard Thaler, un des spécialistes de l'économie comportementale.
Ce livre a pour objectif de soumettre à l'expertise des historiens la question qui agite autant le monde savant que les politiques, les citoyens et les médias : comment un État ou un groupe d'États peut-il entrer dans une crise de la dette publique et comment peut-il s'en sortir ? Il semble bien en effet que les historiens disposent d'un vaste champ expérimental, susceptible d'autoriser les comparaisons dans le temps et dans l'espace. Au-delà des variations fortes du contexte dans lequel leurs observations s'insèrent, leurs constats peuvent ainsi entrer en résonance avec les théories ou les faits énoncés ou révélés par les économistes et les sociologues, ouvrant ainsi la voie à un véritable dialogue interdisciplinaire. Les exemples ne manquent pas, ils foisonnent, de moments critiques où les États se sont trouvés dans une situation de surendettement qu'ils ne parvenaient plus à surmonter. Ce livre entend rendre compte de ces épisodes sans doute improprement appelés « crises ». Il s'agit, en effet, d'interroger les auteurs sur un faisceau d'expériences historiques depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, et de leur demander d'analyser à la fois les évolutions qui ont conduit à une montée de la dette publique et les remèdes qui ont pu être appliqués pour tenter de la juguler. De l'Amérique latine à la Russie, le spectre géographique de cette publication a une large portée internationale, l'ouvrage ne délivre certes pas de recettes mais apporte un nouvel éclairage sur des processus qui peuvent faire déraper la dette publique et sur les méthodes employées pour la réduire, l'endiguer, voire l'annuler.
Déjà classique outre-Atlantique, l'oeuvre capitale de Frédéric Bastiat suscite enfin en France l'intérêt qu'elle mérite. Réédités, dès 1964 en langue anglaise, les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat n'étaient plus disponibles en langue française dans leur texte intégral depuis l'édition Paillottet des oeuvres complètes publiée chez Guillaumin (1854-55). Alors que, de nos jours, trop d'économistes se complaisent à produire des ouvrages dont l'obscurité dissimule l'étatisme, Frédéric Bastiat nous rappelle que l'économiste a d'abord pour fonction de mettre en lumière ces rhétoriques irrationnelles qui invalident les politiques économiques. S'inscrivant dans la lignée de la littérature libérale née sous la censure impériale et royale avec les chansons de Béranger et les apologues de Paul-Louis Courier, c'est donc sous une forme littéraire - dialogique autant que logique - que Frédéric Bastiat choisit de présenter les vérités fondamentales de l'économie politique. Alors que Guizot s'en était tenu à des considérations naïves sur le gouvernement représentatif avant d'en empêcher l'épanouissement sous la monarchie de Juillet, le futur député républicain Frédéric Bastiat, en stigmatisant la privatisation rampante de l'État par les groupes de pression industriels et agricoles, esquisse une véritable théorie libérale de la justice. Démystifiant le ""sisyphisme"" des politiques de l'emploi et la spoliation légale qu'elles induisent, Bastiat démontre que ce sont les pays et les catégories sociales les moins favorisés qui gagnent le plus à la liberté des échanges. Aussi, le lecteur d'aujourd'hui ne trouvera pas d'argumentaire plus essentiel contre le dernier avatar du protectionnisme, ""l'altermondialisme"", que les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat.
Découvrez Pamphlets de Frédéric Bastiat : une plongée dans les débats économiques du XIXe siècle, où l'auteur démontre avec brio comment la liberté individuelle et le libre-échange peuvent transformer la société.
La crise sociale provoquée par 40 ans de néolibéralisme s'est traduite par une fragmentation du monde, un repli national, la montée des droites et la révolte contre les élites. Les Trump et Le Pen de ce monde ne sont pas tombés du ciel! J.-Claude St-Onge livre ici un portrait détaillé des bouleversements politiques et des fondements philosophiques propagés par l'idéologie néolibérale, de Thatcher à Trump. Ce dernier, loin de représenter la fin du néolibéralisme, en constitue plutôt une nouvelle manifestation. Le néolibéralisme tente de se faire passer pour ce qu'il n'est pas, à savoir le champion des libertés, de la prospérité et du mieux-être, alors que la vision du monde qu'il propose est la subordination de la réalité aux forces du marché et à la loi du plus fort. L'imposture néolibérale démonte un à un les dogmes de cette doctrine. Liberté? Imposture! À moins qu'on ne la résume à la propriété et à l'accumulation des richesses, apanage d'une minorité toujours plus puissante. Nouveauté ? Imposture ! Loin d'être révolutionnaire, le néolibéralisme représente plutôt une nouvelle synthèse des vieilles conceptions du libéralisme. Sous prétexte que la société serait gouvernée par des lois naturelles, il faudrait s'incliner devant la divinité du marché. À cet éloge de l'impuissance et de la résignation, l'auteur oppose l'idée d'une société fondée sur l'entraide, la participation, la répartition équitable des richesses, le droit à la vie et à la liberté, celle-ci étant conçue comme la possibilité d'autodétermination et de réalisation de soi. Cet ouvrage, qui met en lumière la fragilité de l'édifice néolibéral, est un antidote pour rompre avec le fatalisme ambiant.
La crise économique de 2008 a suscité un «renouveau» du discours critique sur le capitalisme. Mais pour les auteur-e-s de «La tyrannie de la valeur», cela n'a pas pour autant donné lieu à un approfondissement de la théorie critique, si bien que la crise actuelle du capitalisme s'accompagne d'une «crise de l'anticapitalisme», prenant la forme d'une carence théorique. L'essentiel de ce discours critique, comme celui des mouvements de type «Occupy», demeure superficiel en se limitant à une approche subjectiviste dénonçant l'élite du «1%» et des «vilains» banquiers. Le grand mérite du courant dit de la «critique de la valeur» («Wertkritik») est d'effectuer un retour au texte de Marx afin d'en dégager une critique substantielle et de retrouver, par-delà le Marx économiciste et subjectiviste, le Marx philosophe et sociologue. Le capitalisme est ainsi abordé comme un «fait social total», et de sa critique ressort la nécessité d'instituer d'autres formes de médiations sociales et d'autres institutions que celles qui consolident la domination fétichiste du travail, de la marchandise, de la valeur sur la vie, la société, la nature. Le sujet du capital n'est dès lors plus identifié à la bourgeoisie ou au prolétariat eux-mêmes, mais plutôt au processus de valorisation capitaliste que bourgeois et prolétaires entretiennent mutuellement, sans toutefois en tirer les mêmes avantages. La tâche prioritaire de la théorie critique est donc double: d'abord comprendre de manière critique les médiations fétichisées du capitalisme, puis penser ce que pourraient être des médiations non aliénés. C'est à ce projet que «La tyrannie de la valeur» entend contribuer afin d'approfondir et de renouveler le discours de la théorie critique. Avec des textes d'Yves-Marie Abraham, Marie-Pierre Boucher, Pierre Dardot, Jean-François Filion, Franck Fischbach, Anselm Jappe, Gilles Labelle, Eric Martin, Louis Marion, Jacques Mascotto et Maxime Ouellet.
De la lettre de maîtrise des marchands parisiens aux droits de reproduction des artistes, cet ouvrage explore six siècles de régimes de propriété, entre biens matériels et immatériels.