JEAN PAUL MWENGE NGOIE
JEAN PAUL MWENGE NGOIE
Dès l'enfance, la famille fournit à l'individu des outils essentiels à une saine croissance. L'enfant y expérimente ses premières émotions, ses premiers apprentissages, ses premières relations affectives, ses premières leçons existentielles, tout comme ses premiers sentiments d'insécurité, d'abandon ou de rejet. Au vu de son importance, et ce, à plusieurs points de vue, la famille a cette obligation de l'accompagner dans sa croissance psychoaffective. Pour atteindre ce but, certaines fonctions devraient être mises en marche pour lui garantir un développement équilibré. Cet ouvrage propose les voies et moyens pour accomplir cette noble mission.
Le nom « autisme », reçu comme une évidence, désigne depuis plus d'un demi-siècle une forme extrême de maladie mentale. Pour autant, sait-on dans quels champs de savoirs il a été forgé, à travers quels débats, quels conflits, quels emprunts ? Marie-Claude Thomas débrouille ici l'écheveau textuel où se lit comment Bleuler a réduit l'auto-érotisme de Freud en autisme. Sa « pensée autistique » décrivait un esprit livré à la fantaisie, au rêve, à la poésie : présente chez tout un chacun, elle envahissait la vie du schizophrène. On la retrouve au fondement même de la psychologie de l'enfant, notamment chez Piaget. Trente ans plus tard, sur un autre continent, un médecin lancé dans la toute jeune psychiatrie infantile rencontre quelques enfants mutiques, enfoncés dans une « seulitude » qui semble les couper de toute affectivité. Il les baptise d'un mot dont l'emploi restait jusque-là plutôt mineur : « autistes ». Le syndrome de Kanner était né.