« Comme tous les grands romans, La Semaine perpétuelle a pour sujets la vie, le temps et la mort. » Laura Vazquez, « d’abord poète », y déploie une langue où les mots et les rythmes priment, rappelant parfois Virginia Woolf, mais à l’ère de Google.
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La Semaine perpétuelle
Plongez dans La Semaine perpétuelle, un premier roman poétique et décalé de Laura Vazquez, où les voix s’entremêlent pour explorer l’absurdité et la beauté d’un monde ultra-connecté.
La mère est partie, il dit qu'elle n'existe plus.
Sorti du monde, le fils poste des vidéos sur Internet et il écrit des poèmes.
La fille ne supporte pas la réalité trop proche et toutes ces personnes qui avancent avec leurs millions de détails.
La grand-mère entend les clignements et les soupirs de chaque moustique.
Tout ce qui leur arrive est dans l'ordre du monde.
La Semaine perpétuelle est d'abord un livre sur les gens d'Internet. Écriture animiste, où toutes les choses du monde peuvent parler - où le monde est possédé. Un livre à la vivacité poétique frappante, la découverte d'une voix.
Quand son esprit monte au plafond, elle se regarde, elle se voit dans le lit, et la grand-mère ajoute un ciel sur chaque chose. Elle regarde les objets, elle fait le tour de la pièce, elle ajoute un ciel pour chaque meuble, un ciel sur la télé, un ciel sur des bouts de pain, un ciel sur les yaourts, un ciel par couverture, un ciel sur le plancher, un ciel sur le gymnase, un ciel sur chaque enfant, Salim, Sara, un ciel sur chaque tête, et un ciel sur chacune de leurs dents, un ciel sur leur front, un ciel sur chaque mèche et tout devient léger.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Née en 1986 à Perpignan, Laura Vazquez est une poétesse et romancière française d’origine andalouse, aux racines cubaines et marocaines. Installée à Marseille, elle a d’abord publié plusieurs recueils de poésie, dont La Main de la main (Prix de la Vocation 2014), avant de se faire remarquer avec La Semaine perpétuelle, son premier roman, salué par la critique et distingué par la mention spéciale du jury du prix Wepler-Fondation La Poste 2021. Son écriture, à la fois mélodieuse et audacieuse, explore les marges de la société et les flux de conscience à l’ère numérique.
newsmode Revue de presse
Le premier roman de Laura Vazquez produit cet effet rare : une langue tellement mélodieuse, rythmée, ventrale, qu’elle se déclame toute seule. Il y est question de vie, de mort, de la place qu’on peut occuper dans le monde réel et virtuel.
La Semaine perpétuelle est une épopée mentale, une aventure spirituelle portée au degré 0 de l’Internet, où chaque page se scrolle comme un flux infini. Laura Vazquez y invente une poétique de l’idiotie contemporaine, entre rire et vertige.
Dans La Semaine perpétuelle, Laura Vazquez explore les façons de communiquer à l’ère numérique, où les personnages, cloués à leurs obsessions, inventent un autre jeu du monde. Une langue virevoltante, un roman où tout est relié comme une tête sur un corps.
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