Michel-ange
Michel-ange
Couvrant soixante-huit années, la Correspondance de Michel-Ange est un document unique. Seul témoignage autobiographique conservé du Maître, elle conduit au coeur de la vie quotidienne de l'Italie du XVIe siècle et raconte le destin exceptionnel de cet artisan qui atteint au statut d'artiste de génie. À travers les lettres adressées aux membres de sa famille, à ses commanditaires ou ses banquiers, à ses entrepreneurs ou à ses aides, se dessine le portrait tout en humanité d'un Michel-Ange dépouillé des atours « célestes » que lui ont valu ses oeuvres et sa notoriété. Autant que ses faiblesses, elles révèlent la fermeté de son tempérament, sa générosité, sa noblesse parfois dans les démêlés quotidiens, surtout sa fière conscience d'être un artiste sans égal. Adelin Charles Fiorato fut professeur et directeur d'équipe de recherche à l'université de Paris III (Sorbonne Nouvelle), au département études italiennes. Ses travaux critiques et ses traductions portent sur la nouvelle, la biographie, le tragique, l'utopie, et analysent les rapports entre culture et société à la Renaissance.
"Dès leur première publication - soixante ans après sa mort- et même édulcorées à la façon de cette "opération culottière" qui ne parvient jamais à cacher la beauté des ignudi de la Chapelle Sixtine, les Rime de Michel-Ange ont été tenues pour aussi parfaites qu'avaient été sa sculpture, sa peinture et son oeuvre architecturale. En outre elles éclairaient d'une lumière tragique le combat que mena tout au long de sa vie ce solitaire passionné, ce "pauvre vieil esclave par la force des autres" comme il se définissaient lui-même. Ce corps disgracieux et cette âme déchirée "captifs de la matière" cachaient mal les amours impossibles - et par conséquent platonique- dont enfin les Rime se sont fait écho. A côté des réflexions sur la lassitude de la vie, la décrépitude et la mort omniprésente ("je suis jaloux des morts"), sonnets et madrigaux déchirants à l'intention de deux pures figures - Vittoria Colonna, marquise de Pescara sacrée "divine" de son vivant, et le garde pontifical Tommasco dei cavalieri- forcent le respect tant par leur beauté que par leur élévation d'esprit. On n'en connaissait jusqu'à ce jour que des traductions plutôt académiques et pour la plupart fort anciennes. ici, mis en version française par un authentique poète, le choix judicieux qui nous est proposé, privilégiant les poèmes les plus significatifs et non obligatoirement les plus célèbres, conserve intactes leur harmonie, leur émotion et leur grandeur originelles." Michel Breitman Le traducteur, Franc Ducros, est écrivain et essayiste. Il a notamment publié "S"ouvrant l'arbre", et "Surgies syllabes arrachées" chez Lucie éditions
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.