Dominique Poirel
Dominique Poirel
Quand Philippe le Bel devient roi de France, en 1285, le royaume est à son apogée. La France est l'État le plus peuplé, le plus riche et le plus important d'Europe, depuis qu'en 1261, la papauté, contrainte, s'est installée en Avignon. Le 29 novembre 1314, à sa mort, le temps de Saint Louis est devenu une sorte de Belle Époque, parce qu'il y a eu l'attentat d'Anagni, le bûcher des Templiers, la manipulation des monnaies, le scandale de la Tour de Nesle. Le péché semble avoir souillé une dynastie, dont la sainteté avait fait la force. Entre ces visions contrastées, l'ouvrage, documenté et équilibré, de Dominique Poirel, puise aux meilleures sources de la littérature médiévale par ce chartiste, établit le portrait d'un homme scrupuleux, pieux, chevaleresque, intransigeant sur quelques principes, et influençable sur l'ordinaire, capable d'être aussi sanguinaire et conquérant que les meilleurs Condottiere de Venise, comme soucieux de la dignité de sa fonction. Philippe le Bel ne se contente pas de moderniser la France, il lui lègue un droit, des institutions, une monnaie, une image, qui l'installent au Panthéon national.
Cet ouvrage magistral et sans précédent brosse l'épopée du mot « mystique », des origines à nos jours. Elle débute dans l'Antiquité païenne, se poursuit à travers le christianisme, entre en crise à l'époque des Lumières. Rajeuni dans le monde germanique et luthérien, le mot revient en force à travers la révolution romantique, mais en des sens nouveaux. Au xxe siècle, il envahit tous les discours, toutes les sciences humaines, fascinant à la fois les philosophes et les théologiens, les historiens et les écrivains. D'Hérodote à Péguy, d'Augustin à Marx, de Denys à Zola, la signification du mot a radicalement changé. Reste alors la question : pourquoi « mystique » est-il si fréquent dans le discours savant, alors que son sens est si flexible et que personne ne se soucie de le définir ? En traquant cette énigme dans ses ultimes retranchements, l'incroyable aventure du mot révèle qu'il n'a plus de signification conceptuelle, mais revêt à la place une fonction culturelle. Une enquête qui révèle un malaise moderne vis-à-vis du religieux. Directeur de recherche au CNRS, Dominique Poirel est correspondant à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il est l'auteur d'une quarantaine de livres et de nombreux articles sur l'histoire de la pensée au Moyen Âge, dont Hugues de Saint-Victor et François d'Assise. Commentaire du Notre Père. Un document inconnu du Poverello ? aux Éditions du Cerf.
Minuscule livre de poche (12 x 8cm), le manuscrit mis en vente en 2014 par une galerie parisienne, fruste, usé, dépenaillé et à peine déchiffrable, a pourtant suscité un extraordinaire engouement international et d'intenses investigations scientifiques. Ce libricino qu'un frère itinérant, disciple de François d'Assise, glissait dans sa besace voici huit cents ans fut, en quelques mois, acquis par la Bibliothèque nationale de France, numérisé et mis en ligne sur Gallica pour être offert à l'expertise internationale. Quelques années de recherche plus tard, les 122 petits feuillets n'ont pas livré tous leurs secrets, mais les spécialistes ici réunis, experts en physique, chimie, biologie, paléographie, codicologie, philologie, histoire ou théologie, ont opéré des avancées décisives. Ce recueil contient non seulement une Vie inédite de saint François (1181-1226) rédigée dans les années 1230, mais aussi divers sermons connus ou inédits d'Antoine de Padoue, un commentaire au Pater noster où vibre peut-être la ferveur du Poverello en personne, des extraits, des florilèges ou la copie d'oeuvres entières comme les étranges Révélations du pseudo-Méthode. Trésor historique inestimable, il est aussi un "objet total" qu'il faut observer, sonder, explorer, pour extraire toutes les informations que recèlent ses matériaux, sa fabrication, son usage. Cet attachant recueil constitue un témoignage exceptionnel des préoccupations et de la sensibilité d'un petit groupe de Frères mineurs, au lendemain de la disparition de leur fondateur. Les experts réunis offrent ici les premiers résultats scientifiques de leurs études. Peut-être le plus important de leurs acquis est-il le dépassement du clivage entre sciences dures et sciences humaines au service d'une recherche faite de rigueur et d'inventivité.
L'intégrale de la série « Enfin seul avec la meilleure amie de Maman » destinée à un public averti dans un coffret e-book étonnant et inédit. Contenant : - Enfin seul avec la meilleure amie de Maman [vol. 1], de Enzo Mazzarese : Notre voisine qui était aussi l'amie de maman, venait de se séparer de son mari. Elle avait 47 ans et venait souvent à la maison se confier à ma mère. Elle m'avait surpris aussi ce jour-là, alors que je prenais ma douche... Je n'avais que 16 ans, j'étais devenu rouge de honte à la voir me fixer de la sorte ; je ne savais pas encore que c'était là les prémices de ma première grande histoire d'amour... - Enfin seul avec la meilleure amie de Maman [Vol. 2], de Jérome Cazali : Des p'tits travaux chez l'amie de maman. C'est elle qui d'abord en avait parlé à ma mère. C'était aussi en période de grandes vacances, je n'avais rien d'autre à faire, puis c'est vrai, qu'au fond de moi, je m'y rendais pour la première fois en visant à me procurer un peu plus qu'un simple salaire d'étudiant... Faut dire aussi qu'elle était très bien conservée pour son âge...