de Chennevières-Pointel Charles-Philippe
de Chennevières-Pointel Charles-Philippe
Veux-tu que je conte une histoire, une histoire aux propos joyeux ? Mets ta chopine entre nous deux ; le bon cidre aide la mémoire et fait passer dicts graveleux. Normands aimaient conter et boire : Soyons dignes de nos aïeux. Qui peut mieux parler de son projet que l'auteur lui-même ? Les Contes normands par Jean de Falaise, publiés en 1839, sont des nouvelles et des fantaisies, non des récits traditionnels ou féeriques.
Maître Pierre, le fermier, acheta une belle bourrique qui s'appelait Manette, et qu'on lui dit tranquille et douce, et il l'amena à la maison. Le lendemain, je retournai à la Herse, et tout se passa pour le mieux. Mais le troisième jour, Manette commença à faire des grimaces pour passer le petit ruisseau, et puis elle voulut brouter des branchettes le long d'une haie...
Si un gendarme n'est pas honnête, qui donc le serait ? Mon cousin, Marin Gautier, était de ce côté-là le roi des gendarmes. Il poussait la probité jusqu'au scrupule.