Zoé Darwin
Zoé Darwin
Gaja est une éléphante qui ne s'est jamais bien entendu avec les autres éléphants. Mais depuis quelques temps, elle a un comportement de plus en plus étrange... jusqu'au jour où elle se met à lancer tout ce qui lui passe sous la trompe sur les visiteurs du zoo ! Ses soigneurs sont donc obligés de l'isoler. Hélas, Gaja devient encore plus nerveuse quand elle est seule, et la situation empire... Puisque les adultes ne trouvent pas de solution, Rebecca et ses amis décident de prendre les choses en main... Parviendront-ils à trouver ce qui ne va pas chez Gaja?
Alors que Doc, le vétérinaire du zoo, est partie à l'étranger, une terrible épidémie s'empare des manchots du zoo de l'Arche. Le vétérinaire qui la remplace pense qu'ils ne peuvent pas être sauvés. Il lance des analyses, mais ne trouve rien. Théo, passionné par les animaux aquatiques, tente de le convaincre d'envisager d'autres pistes, en vain. Heureusement, ses amis sont là pour le soutenir, et tous ensemble, les petits soigneurs décident de poursuivre l'enquête plutôt que de regarder les manchots dépérir...
Le zoo de l'Arche est en ébullition : deux pandas sont nés récemment, et vont prochainement être présentés au public ! Décorations, affiches, sécurité : tout le monde travaille dur pour que ce grand jour soit inoubliable et que tout se déroule bien. Mais Min-ah est inquiète : elle a repéré des individus très bizarres qui rôdaient dans le zoo. Est-ce qu'ils sont là pour voler les pandas? Puisque tout le monde est trop occupé à organiser la première sortie des pandas, le club du zoo va se débrouiller seul pour les en empêcher...
Une rumeur folle agite le collège de Samuel : il y aurait un fantôme dans la forêt, juste à côté du zoo de l'Arche ! Les petits soigneurs n'y croient pas du tout... jusqu'à ce que Samuel rencontre le fantôme. Effrayé, mais intrigué, il en parle à Rebecca, Théo et Min-Ah, qui décident de l'accompagner dans la forêt pour éclaircir ce mystère. Leur chasse au fantôme se solde par une belle surprise : la créature fantastique est en fait un wallaby abandonné, qui n'a rien à faire dans une forêt française. Le zoo pourra-t-il l'accueillir ?
La maman de Min-Ah vient de trouver un nouveau travail au zoo de l'Arche, et toute la famille a dû déménager pour la suivre. Ultra timide, Min-Ah déteste le changement. Avant la rentrée des classes, elle accompagne sa mère au zoo et fait la connaissance des autres enfants de soigneurs et c'est... une catastrophe ! Petite consolation : elle a la chance d'assister aux premières heures d'une portée de bébés tigres. Mais l'un d'entre eux ne parvient pas à téter, et s'il ne se nourrit pas il risque de mourir avant la fin de la semaine. Heureusement, Min-Ah a peut-être une idée...
Trois recueils de poèmes sont groupés dans ce volume. Le premier, Les Incongruités monumentales, publié en 1948 mais composé quelques années plus tôt, est ainsi qu'une collection ou, comme on disait au XVIIe siècle, une galerie de petits tableaux fantastiques, irrationnels, burlesques et parfois scandaleux. Le second, qui pour le volume est le plus important, renferme en majorité des poèmes en prose. Son titre est expliqué dans ses premières lignes : "Astyanax c'est le cri des mouettes et des hirondelles de mer devant les hautes falaises de craie, percées de nids, qui ont muré les meilleurs jours de mon enfance." Ainsi se rattache-t-il étroitement à L'Âge de craie. Les Cartolines et Dédicaces sont des petits "poèmes de circonstance" écrits et envoyés à des amis sur des cartes postales ou sur la page de faux titre d'Astyanax. Par leur inspiration et par leur style ces trois recueils doivent beaucoup à l'esprit du surréalisme et presque autant à l'esprit baroque, que l'on aurait pu croire incompatibles.
Jean Paulhan, est un auteur difficile, tant par ses subtilités et ses rigueurs de styliste-grammairien, que par ses mystérieuses préférences et ses exclusives dans le domaine des idées. Selon lauteur, Jean Paulhan est un grammairien qui aime trop la rhétorique pour en être dupe, qui sattache par dessus tout à lincompréhensible union de la langue et de lidée. Comme critique, il a passé sa vie à juger, aussi étonnant dans la louange que dans le blâme, et pariant toujours. Comme écrivain, il a une plume qui cueille, et les ressources les plus fines de la perfection japonaise, il est aussi le maître des carrefours, la moitié curieuse et scrutatrice de Paul Valéry. Lorigine des affinités purement spirituelles entre Braque et lui, tient à la découverte de ce mariage du charme et de lentendement qui la frappé comme un prodige. Sur Malcolm de Chazal, dont R. Judrin laisse entendre que Jean Paulhan la peut-être inventé ; sur LAndromaque de Racine ; sur la dialectique religieuse de Chesterton et lénorme influence quelle a eue sur Jean Paulhan ; sur Lao-Tseu ; sur Paul Valéry ; sur Alain, on apprend lessentiel des goûts et des idées de Paulhan, rassemblé en formules. À propos des Fleurs de Tarbes, laspect persifleur de Jean Paulhan apparaît, et il ressort de ces remarques que son ironie loin de se réduire au divertissement, est la forme piquante dun long recueillement. Après un parallèle entre Jean Paulhan et Alain, un dernier chapitre présente lépistolier, quon peut ensuite goûter directement dans un choix de lettres écrites à lauteur et à Marcel Arland. Cette découverte de Jean Paulhan à travers R. Judrin nest pas de tout repos : on est mené grand train à travers quantité dembûches ; et les observations de lauteur arrivent en phrases si rapides, si drues, si serrées, que lintelligence est constamment provoquée et maintenue en éveil par cette étude aussi attentive quadmirative.
"Savez-vous ce qu'est un naufrage ? Comme j'en suis encore tout humide, j'ignore comment j'ai échoué sur cette côte. Je décris assez bien ce que je n'ai pas senti. J'ai une opinion claire des plaies et des bosses que je n'ai pas reçues. Mes propres malheurs m'échappent ; quand je me réveille, leur trace est effacée. A tout le moins, voici des faits. Je suis sur une île, dans l'océan Pacifique. Françoise, ma sur, est ma seule compagnie. André, Pierre, Jacqueline ont disparu. La mer ne les a pas même rejetés. Notre univers s'est dissipé. Il ne reste de nous que nous."
"Savez-vous ce qu'est un naufrage ? Comme j'en suis encore tout humide, j'ignore comment j'ai échoué sur cette côte. Je décris assez bien ce que je n'ai pas senti. J'ai une opinion claire des plaies et des bosses que je n'ai pas reçues. Mes propres malheurs m'échappent ; quand je me réveille, leur trace est effacée. A tout le moins, voici des faits. Je suis sur une île, dans l'océan Pacifique. Françoise, ma sur, est ma seule compagnie. André, Pierre, Jacqueline ont disparu. La mer ne les a pas même rejetés. Notre univers s'est dissipé. Il ne reste de nous que nous."
La "prison" dont il est question en tête de ce recueil de huit nouvelles est celle de l'individu au centre de lui-même et dans la société. Les "lampes" sont les clartés que l'auteur, à force de lucidité, d'introspection, d'ironie, essaye d'allumer au sein de tout cela. Son thème favori est celui du désaccord entre les sexes, de la faculté d'illusion des femmes, de leurs contradictions, du décalage perpétuel entre les sentiments des amoureux. Roger Judrin emploie volontiers, pour faire la leçon à ses belles amies, la forme épistolaire ; de ces lettres qu'on dépose sur l'oreiller de la victime ou sur la table du vestibule. Et cela dans un style sec, rapide, "comme on saute à la corde", selon la propre formule de l'auteur qui, dénonçant les erreurs de l'autre, se peint abondamment lui·même. La première nouvelle cependant, Torix, et la plus étendue, expose un cas particulièrement intéressant à l'heure présente : celui d'un jeune Gaulois, Torix (que ses amis appellent aussi Vercinge, pour le taquiner) qui, rentrant de Rome où il a été formé dans les meilleures écoles, éprouve à la fois la nostalgie de la grandeur romaine et une rancune contre cette supériorité. Il est fier d'être Gaulois et s'efforce à un loyalisme total, que trop d'événements viennent heurter ou décevoir.
La "prison" dont il est question en tête de ce recueil de huit nouvelles est celle de l'individu au centre de lui-même et dans la société. Les "lampes" sont les clartés que l'auteur, à force de lucidité, d'introspection, d'ironie, essaye d'allumer au sein de tout cela. Son thème favori est celui du désaccord entre les sexes, de la faculté d'illusion des femmes, de leurs contradictions, du décalage perpétuel entre les sentiments des amoureux. Roger Judrin emploie volontiers, pour faire la leçon à ses belles amies, la forme épistolaire ; de ces lettres qu'on dépose sur l'oreiller de la victime ou sur la table du vestibule. Et cela dans un style sec, rapide, "comme on saute à la corde", selon la propre formule de l'auteur qui, dénonçant les erreurs de l'autre, se peint abondamment lui·même. La première nouvelle cependant, Torix, et la plus étendue, expose un cas particulièrement intéressant à l'heure présente : celui d'un jeune Gaulois, Torix (que ses amis appellent aussi Vercinge, pour le taquiner) qui, rentrant de Rome où il a été formé dans les meilleures écoles, éprouve à la fois la nostalgie de la grandeur romaine et une rancune contre cette supériorité. Il est fier d'être Gaulois et s'efforce à un loyalisme total, que trop d'événements viennent heurter ou décevoir.