Yves Buin
Yves Buin
Un récit introspectif et poétique où Yves Buin explore les profondeurs de l’âme humaine à travers une quête personnelle vers l’inconnu.
La terre d'Arnhem est située aux confins du Territoire du Nord de l'Australie. Région tropicale, peu hospitalière, elle possède, en son centre, la plus grande mine d'uranium du monde. Mais elle est, avant tout, un des lieux sacrés des Aborigènes, dont les premières traces, ici, remontent à cinquante mille ans. Excepté quelques rares autorisations, les Blancs ne sont pas admis à y pénétrer. Ainsi, en ce lointain austral ouvrant à tous les imaginaires, existe une terre inaccessible. Souvent, l'artiste entrevoit la beauté sans l'atteindre, et ce que désigne son art demeure, lui aussi, inaccessible. De cela, il vit ou meurt. Et Rimbaud disparaît dans son désert. Chacun à sa façon ne cherche-t-il pas sa Terre d'Arnhem ? Le siècle s'est coupé en deux, voici le temps de l'homme sans origine. Mais la Terre d'Arnhem interdite appelle une libre géographie de la mémoire. Elle n'est rien d'autre que ce point lumineux qu'André Breton a défini par une magistrale sentence : Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit, où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Sur ces terres en friche, où l'artiste a rejoint la géologie du monde, de souvenir en libre association, s'organise la dérive en poésie.
"Je dois tout vous noter! Je vous note! Ils achèteront plus tard mes livres, beaucoup plus tard quand je serai mort, pour étudier ce que furent les premiers séismes de la fin, et la vacherie du tronc des hommes, et les explosions des fonds d'âme... Ils savaient pas, ils sauront !..." Célèbre à trente-huit ans, dès la publication de son premier livre, Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) reste aujourd'hui encore un écrivain très controversé. Haï par les uns qui ne voient en lui qu'un antisémite virulent et un nihiliste outrancier, il est adulé par les autres qui ne veulent retenir que le caractère fondamentalement novateur de sa littérature. Yves Buin propose une approche critique, montrant que la lumière peut côtoyer la ténèbre. Médecin des pauvres, anticommuniste, pacifiste, Céline, qui reconnaissait à l'écrivain le droit d'inventer sa propre biographie, ne cesse de tricher, de mentir, mais paie comptant, "met sa peau sur la table", et échafaude une oeuvre qui fait de lui un des plus grands grands prosateurs classiques du XXe siècle.
"Je dois tout vous noter! Je vous note! Ils achèteront plus tard mes livres, beaucoup plus tard quand je serai mort, pour étudier ce que furent les premiers séismes de la fin, et la vacherie du tronc des hommes, et les explosions des fonds d'âme... Ils savaient pas, ils sauront !..." Célèbre à trente-huit ans, dès la publication de son premier livre, Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) reste aujourd'hui encore un écrivain très controversé. Haï par les uns qui ne voient en lui qu'un antisémite virulent et un nihiliste outrancier, il est adulé par les autres qui ne veulent retenir que le caractère fondamentalement novateur de sa littérature. Yves Buin propose une approche critique, montrant que la lumière peut côtoyer la ténèbre. Médecin des pauvres, anticommuniste, pacifiste, Céline, qui reconnaissait à l'écrivain le droit d'inventer sa propre biographie, ne cesse de tricher, de mentir, mais paie comptant, "met sa peau sur la table", et échafaude une oeuvre qui fait de lui un des plus grands grands prosateurs classiques du XXe siècle.
La première biographie consacrée à cette figure mythique et insolite du jazz mondial. À seize ans, sous les encouragement de Blaise Cendrars, Barney Wilen, musicien prodige, commence sa carrière à Nice puis Paris, où il côtoie tous les grands jazzmen américains de l'époque. Il participe ainsi à la création, avec Miles Davis, de la musique d'Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle. Durant les années 1960, il s'intéresse au rock et à Timothy Leary avant de partir pour l'Afrique et de composer son superbe album Moshi. Né en 1938, Yves Buin est l'auteur d'une vingtaine de livres, oscillant entre jazz, poésie et romans policiers, dont Fou-l'art-noir,Thelonious Monk (P.O.L, 1988), Kerouac et Céline (Gallimard). « Juste né jazzman et saxophoniste. » - France Musique « Barney Wilen ! Le saxo ténor dont s'était entiché Miles Davis. » - Bruno Pfeiffer, Libération
D'un sommeil à l'autre, du sommeil de Naïma, nue dans une chambre avec Vladimir, au sommeil de Naïma, étendue sur une plage quelque part au bout du monde, cet étrange roman déroule l'aventure de deux êtres - deux amants, dirait-on, si le mot ne paraissait trop usé pour définir cette quête, cette rage qui les tourmente.Ils viennent de loin, d'un passé qui ne nous est pas dit, mais que nous devinons obsédant, d'où émergent encore, de temps à autre, quelques fantômes, tel cet homme aux yeux de sang. Mais ils vont plus loin encore, au-delà des dernières villes, au-delà des dernières campagnes, jusqu'à un désert jamais vu, plein de " coulées géantes, graves, avec des gorges volontiers funèbres, au sein de massifs écrasés, comme les débris d'un autre soleil ".Ils ont connu l'amour absolu et poursuivi l'antique rêve de possession, " ce vieux mythe qui tombe en ruines frissonnantes ". Mais Les Alephs, c'est bien autre chose, c'est bien plus qu'un roman d'amour : le récit d'un rêve au bout du temps et de la nuit, le voyage mystérieux de l'imagination onirique au coeur des puissances chtoniennes : le sang, l'érotisme, la mort.Dès son premier roman, il faut compter Yves Buin dans la lignée des visionnaires modernes, Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues.
Fruit et prolongement d'un travail collectif, cet ouvrage s'efforce d'ordonner et d'éclairer les aspects essentiels (parfois mal connus) de la pensée reichienne. L'auteur s'est limité à la période européenne de la vie de Reich, ignorant délibérément son errance américaine. L'ouvrage s'ordonne autour de trois axes : ordre biologique, rôle de l'idéologie, révolution sexuelle et révolution culturelle. À travers cette lecture du freudo-marxisme, le lecteur redécouvrira les liens qui unissent les sciences humaines et l'idéologie, ce qui explique l'intérêt de Reich pour les tenants d'une contre-culture.
Le citoyen ordinaire n'appartient pas aux appareils de pouvoir. S'il est du parti des gouvernés, il est avant tout membre de la société civile, vaste ensemble hétérogène et coeur véritable de la vie sociale. La société civile se doit désormais d'entrer pleinement en scène. Le citoyen ordinaire ne se réduit pas à être machine enregistreuse de slogans et distributrice programmée de voix. Il tient à être acteur et à interroger le métier politique tout autant que la communication médiatique ou les avancées techniciennes. Le citoyen veut la vérité, garder raison et décider par lui-même sans que le primat de sa liberté s'affirme au détriment de l'autre et que son aspiration au mieux-être ne se distingue du bien public. La politique ne vise pas pour lui à la conquête du pouvoir, mais à savoir résister à la trop facile ritournelle du temps présent où n'importe qui se perd dans le n'importe quoi. Aussi, le moment est-il venu pour chacun de dire sa fidélité à son histoire et ses valeurs. L'auteur ne cache pas ici la sienne : il vient de la gauche et il y reste dans le cadre d'un humanisme actif.
Par l'auteur de L'Asmara. Si les mots viennent, c'est le talent, qui n'est pas toujours un pouvoir mais souvent un cadeau. Un récit, un long poème dont le thème est l'écriture même. « Copyright Electre »
Alors que la nuit tombe, dans un bistrot anonyme, un habitué silencieux tient compagnie au narrateur de ce récit, bavard amoureux des mots qui fait surgir d'un long monologue ce qu'il a vu et ce qu'il sait du monde. Il s'intéresse aux gens "ordinaires", autres habitués de ce bistrot, tels que le Vieux, le Fils, la Blonde, le Nègre, le Musicien. La vie de chacun d'entre eux, qui errent d'époque en époque, de ville en ville, se déroule au fil des images, des souvenirs, des rêves...
"Derrière ces murs impénétrables des fêtes sont célébrées." KRESTCHMER
Yves Buin s'est inspiré de l'univers chaotique prévu par Paul Nizan pour "organiser" ce livre autour d'un personnage de fiction, Smagg. Celui-ci, à l'aube, dans une ville irréelle, marche à la recherche d'un écrivain nommé Armen. On le lui a désigné comme un traître qu'il doit assassiner. Il accomplira ce geste en automate, sans y participer consciemment. Mais, lorsque son crime est accompli, Smagg pénètre dans un domaine autre, et le récit change brusquement de ton. Au-delà de la mort s'engage un étrange dialogue entre l'assassin et sa victime, comme si Smagg, dès l'origine, participait de l'oeuvre et de la vie d'Armen.
Une nuit, une ville, un homme. Il erre, le long des murs, sur les places, obsédé par des musiques, des souvenirs. Que veut-il ? Que ne veut-il pas ? Que cherche-t-il ? Son ami, son frère d'enfance, un grand musicien, comme il le laisse entendre ? Ou bien lui-même, son passé, son essence, son identité ?Ce court récit est une exploration, mais une exploration dangereuse, dans la mesure où elle met en cause l'explorateur. Il ne s'agit pas d'une confortable descente aux royaumes oubliés de la mémoire, mais d'un naufrage, le naufrage d'une conscience qui refuse le monde tel qu'il lui apparaît et cherche dans la contemplation, l'onirisme et le délire à préserver sa différence radicale, son intériorité.C'est, bien entendu, par l'écriture, par le jeu - l'abus, la tragédie - des mots, qu'un tel récit se justifie. Récit de la grande aventure que ne cessera d'être la vraie littérature : l'affrontement de l'homme et du monde quand la barrière du langage conventionnel a sauté.