Yves Bigot
Yves Bigot
Poursuivi par le FBI et dans l'attente de sa condamnation pour obscénité et exhibitionnisme lors d'un concert à Miami, Jim Morrison quitte les Doors et l'Amérique pour s'installer à Paris le 12 mars 1971. Il y rejoint sa compagne, Pamela Courson, junkie, flanquée de son amant et dealer, le jeune comte Jean de Breteuil. En exil, Jim espère devenir poète sur les traces de la Lost Generation. Il fréquente Agnès Varda, qu'il a connue à Los Angeles, et se rend à de nombreuses reprises dans le club le plus couru d'Europe de cette époque, le Rock'n'roll Circus. Là, il fait la connaissance de Johnny Hallyday et de Richard Bohringer. Dans la nuit du 3 juillet, il décède d'un infarctus du myocarde - selon le rapport du médecin légiste qui ne répond pas aux nombreuses interrogations laissées en suspens. Ce récit reprend l'enquête, confronte les témoignages, explore le contexte des différents protagonistes de l'histoire, de la guerre menée par la CIA à la contre-culture et des relations troubles qu'entretenait Jean de Breteuil avec la French Connection. Le mystère de la disparition du Sex God des Doors s'épaissit en même temps qu'il s'éclaire... Yves Bigot a présenté de nombreuses émissions sur Europe 1 et France Inter, dirigé les antennes de France 2 et RTL et présidé TV5MONDE jusqu'en juin 2024. Il est désormais président de la Fondation des Alliances Françaises et chroniqueur à Rolling Stone. Aux éditions Le mot et le reste, il est l'auteur de Manu Dibango (2023) et de Bob Dylan, Modern Times (2025).
Plongez dans l’univers fascinant de Bob Dylan, où musique, poésie et culture moderne s’entremêlent. Découvrez comment ses chansons, de la Bible à la Beat Generation, ont marqué l’inconscient collectif et transcendé le XXe siècle.
On ne réalisera jamais à quel point Manu Dibango fut un géant de la musique du XXe siècle, combien il a compté de « Soul Makossa » à « Je veux être noir », du jazz au funk, de la soul au rap. À travers les conversations de Manu Dibango et Yves Bigot, compilées ici par ce dernier, transparaît sa vision inouïe du jazz, de la variété et de la chanson françaises, de Michael Jackson et de Quincy Jones mais aussi de l'Afrique et des Africains, de l'immigration, du panafricanisme et de la colonisation. En parallèle se construit le récit de son odyssée pionnière entre Douala, Paris, Bruxelles, Kinshasa, New York, Abidjan, Londres, Yaoundé et Champigny et se dessine le portrait d'un homme que les années, les voyages et les rencontres auront rendu sage. Journaliste, actuellement PDG de TV5MONDE, Yves Bigot a présenté de nombreuses émissions sur Europe 1 et France-Inter, dirigé les programmes et les antennes de France 2, la RTBF et RTL. Il a longtemps écrit dans Libération et continue de le faire dans Rolling Stone. Il a également dirigé deux maisons de disques, conçu et produit les albums Wakafrika et African Soul pour son ami Manu Dibango.
Sous la forme d'un abécédaire amoureux et musical, un livre de référence pour tous les fans de Daft Punk, le groupe de musique électronique le plus célèbre au monde. Voici une balade musicale, poétique, littéraire et robotique au sein d'un monde fascinant : celui de deux musiciens nés dans l'Ouest parisien, inventeurs de la " French Touch", et devenus figures de légende. Ensemble, ils ont métamorphosé la musique électronique. De Anonymat à Z6PO, en passant par "Get Lucky", le festival de Coachella, Electric Ladyland, le Moog Cook Book, Phantom of the Paradise ou YSL version Hedi Slimane, l'univers des Daft Punk est ici révélé par ses mystères, savamment distillés au gré des rares albums et apparitions publiques du duo casqué dont l'oeuvre dense et protéiforme a conquis tous les continents. Un paradoxe pour des artistes qui n'aspiraient depuis leurs débuts qu'à vivre... incognito.
Fasciné par le swing de Gershwin, la soul de Ray Charles et le rock des Beatles, Michel Berger a modernisé la chanson française à travers ses interprètes (France Gall, Françoise Hardy, Elton John, Johnny Hallyday), ses complices (Véronique Sanson, Luc Plamondon, deux personnages essentiels de son univers), un opéra rock indémodable (Starmania) et des tubes qui auront marqué plusieurs générations : « Le monde est stone », « Quelque chose en nous de Tennessee », « Le paradis blanc », « La groupie du pianiste », « Ella, elle l'a »... Yves Bigot, qui l'a bien connu, a longuement interrogé ses proches, comme Pierre Lescure, Bernard de Bosson, Grégoire Colart, Bernard Saint-Paul, Jannick Top, Serge Perathoner, Philippe Rault, Vanina Michel, Christine Haas, mais aussi, à travers les années, Véronique Sanson, France Gall, Daniel Balavoine, etc. Ces sources diverses lui permettent de retracer ici le destin hors du commun de celui qui était compositeur, pianiste, parolier, concepteur, réalisateur, producteur, directeur artistique, scénographe, et qui continue de faire chanter la France. Directeur des programmes de France 2, de la RTBF, de RTL, patron de plusieurs maisons de disques, journaliste à Libération et à Rolling Stone, Yves Bigot est aujourd'hui PDG de TV5Monde. Tropézien et biographe de Brigitte Bardot, il a notamment publié deux tomes sur Les Amours de la chanson française et du rock (Don Quichotte), Daft Punk - Incognito (L'Archipel, 2020, avec Camille et Michel Goujon), et tout récemment un roman, Katrijn, aux éditions Encre de nuit (2021). Pour les 30 ans de la mort du plus grand mélodiste de la variété française, cette édition augmentée de sa biographie montre définitivement qu'on a tous en nous quelque chose de Michel Berger.
Tous les chanteurs français, depuis cinquante ans, sont à la fois les enfants de la Grande Chanson française (Piaf, Brassens, Brel, Ferré, etc.) et ceux des Beatles et de Dylan, ces demi-dieux du rock, dont ils ont rêvé d'égaler la force, la séduction et l'influence planétaire. Yves Bigot chronique les conséquences pour eux de cette double paternité... souvent antinomique et analyse cette exception culturelle française, vu par et à travers Téléphone, Balavoine, Cabrel, Murat, Daho, Indochine, Noir Désir, Mylène Farmer, Manu Chao, Benjamin Biolay, Stromae... jusqu'à Christine and the Queens qui a vaincu, après Daft Punk, Air, Cassius, Phoenix et Justice, le signe indien qui empêchait jusque-là aux artistes français d'exister dans l'univers mondialisé anglo-saxon. " Yves Bigot est de loin le mieux placé pour analyser les amours complexes du rock et de la chanson française car le seul à avoir parcouru au fil des années toute la chaîne alimentaire de la musique en France - fan, disquaire, journaliste, homme de radio, de télé, auteur, producteur, patron de maisons de disques - et ce sans s'y être fait dévorer ni transformer en requin. " Agnès Léglise, Rock & Folk " Bigot raconte l'histoire d'une exception culturelle face à la déferlante anglo-saxonne. Et à travers cinquante figures clés, il dessine le portrait du style français. " François Armanet, L'Obs
Depuis le début des années soixante, tous les chanteurs – et les groupes – français sont les enfants croisés de la chanson française et du rock, de Brassens et de Dylan, de Brel et des Beatles, de Ferré et de Hendrix. Qu'ils veuillent et le reconnaissent ou non. C'est cette dualité, cette double paternité écrasante, que le livre d'Yves Bigot analyse, explore, constate et commente, le plus souvent en compagnie des artistes concernés. De Gainsbourg (le premier des Modernes) et Nougaro (le dernier des Classiques) à Renaud et Goldman, si chers au c(h)oeur des Français, ce premier volume passe en revue les carrières et les contributions, les tourments parfois, de nos pionniers du rock (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers), nos amateurs de rhythm'n'blues (Nino Ferrer), nos beatniks (Hugues Aufray, Antoine, Le Forestier, Charlebois, Polnareff), nos dandys (Ronnie Bird, Christophe, Dutronc), nos égéries (Sylvie Vartan, Françoise Hardy), nos singers-songwriters à l'américaine (Yves Simon, Véronique Sanson), nos romantiques (Julien Clerc, William Sheller), nos rebelles (Higelin, Lavilliers), nos fans de pop (Laurent Voulzy, Il Était Une Fois), nos irréductibles (Bashung, Murat, Manset), sans oublier Adamo et Souchon, et jusqu'aux Américains de Paris (Joe Dassin, Mort Shuman). Ce faisant, Je t'aime, moi non plus rappelle le dialogue parfois musclé, souvent antagoniste, mais la plupart du temps fraternel, entre l'auteur, journaliste à Libération, Rolling Stone, Europe 1, France-Inter, pour " Les Enfants du rock " et " Rapido ", et ces artistes, dont il a produit certains à Fnac Music et Mercury, lorsque la question de savoir qui était rock et ne l'était pas était véritablement existentielle. Actuellement directeur général de TV5Monde, Yves Bigot a chroniqué la vie des artistes – français et internationaux – dans la presse écrite (Libération, Rolling Stone, principalement), les a programmés et interviewés à la radio (Europe 1, France Inter, RTL) et à la télévision (" Rapido ", " Les Enfants du rock ", " Rive droite, rive gauche ", France 2, RTBF, " 300 millions de critiques "), produits et promus dans les maisons de disques qu'il a dirigées (Fnac Music Production, Mercury). Il a même présidé les Victoires de la Musique et joué au football avec certains...
« Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »BB, c'est un mythe. À travers elle, Et Dieu créa la femme. Elle fut au coeur de tant de passions, de haines, de controverses, de désirs, de tensions, d'enjeux et de fantasmes. « Elle tenterait même un saint », écrivait Simone de Beauvoir. À une époque où c'est inhabituel, elle porte des chemises d'homme ou des vêtements sexy qui laissent voir sa chair. Change d'amant comme de chemise. Et devient l'objet d'un fétichisme inédit. Son style est ce mélange irréfutable de plastique et de tempérament, de simplicité érigée en art. En combinant les rôles d'ingénue et de femme fatale, Brigitte, symbole sexuel ultime des années pop, incarne l'éternel féminin dans toutes ses facettes. Elle est la déesse, fondamentale, primordiale. Immortelle.Pareil phénomène n'échappe pas aux artistes. Elvis, Dylan, les Beatles, Nougaro, Gainsbourg, Elton John, AC/DC ou Jay Z la célèbrent. Les peintres aussi, de Picasso à Warhol. Et les écrivains, Françoise Sagan, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Edgar Morin, Barjavel, et Cocteau, qui dira : « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »Par elle, le Deuxième Sexe nié, caché, soumis, va rétablir son pouvoir initial, irréfutable, celui de la Vie triomphant, croira-t-on tout au long des années 60 et 70, des forces noires de l'humanité, et en tout cas du patriarcat.Les politiques ne l'impressionnent guère, et elle ne se gênera jamais pour les interpeller, avec un aplomb, une conscience de sa propre place dans la société et dans son histoire tout à fait admirables.À 80 ans, elle reste le « cas » Bardot, objet d'admiration, de scandale, d'études psychosociologiques, étrangère au pays de la gloire (elle la déteste et a refusé tous les ponts d'or d'Hollywood), la plus grande star de France, son personnage le plus célèbre dans le monde depuis Napoléon.