Valérie Fointiat
Valérie Fointiat
Au lendemain de la Révolution russe de 1917, Vera Figner (1852-1942) revient sur son histoire personnelle. Jeune aristocrate devenue la Vénus de la Révolution, elle raconte dans ses Mémoires sa longue prise de conscience de l'autoritarisme du tsarisme, incarné par Alexandre II et Alexandre III. Des années 1852, date de sa naissance, à 1884, date de sa condamnation à vingt-cinq ans d'enfermement, des provinces reculées de la Russie à Zurich puis Saint-Pétersbourg, Vera Figner s'engage progressivement dans la contestation du pouvoir jusqu'à prendre les armes et participer aux attentats terroristes organisés par le parti "Terre et liberté" puis "La Volonté du Peuple". C'est en somme l'histoire d'une génération que raconte Figner, celle qui refusa l'ordre dont elle était issue et décida après de nombreux séjours en Suisse et en France de se mettre au service du peuple au prix de sa propre liberté.
Ce que nous faisons reflète-t- il ce que nous pensons ? Dans quelle mesure nos idées et nos comportements sont- ils reliés ? Pouvons-nous changer les opinions, attitudes et comportements d'autrui ? Les nôtres ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage propose d'apporter des réponses. En s'appuyant sur les recherches les plus récentes en psychologie sociale, les auteurs explorent les pistes suivantes : connaître et comprendre les attitudes et les conditions de changement de nos attitudes ; connaître et comprendre les liens entre ce que nous Pensons et ce que nous faisons ; connaître et comprendre les comportements et les conditions du changement de comportement ; et enfin comprendre la résistance au changement afin de pouvoir mieux la contourner. Loin des clichés de manipulation banale, cet ouvrage met l'accent sur l'explication de ces phénomènes dont nous pouvons être témoins et acteurs.
Développée par Festinger en 1957, la dissonance cognitive est maintenant reconnue dans l'ensemble des sciences humaines. Elle est fondée sur une idée simple : quand nous ressentons un malaise émotionnel suite à une contradiction interne, nous cherchons à réduire ce malaise. Bien souvent, c'est une contradiction entre un comportement et ce que nous pensons qui provoque une dissonance. Une des façons de réduire ce malaise est alors de justifier notre comportement, en modifiant après-coup nos idées dans le sens de cet acte : « Puisque j'ai agi ainsi, c'est donc que je suis en accord avec ce que j'ai fait. » Et pourtant, nous pensons que nous sommes des êtres rationnels qui réfléchissent avant d'agir. La théorie de la dissonance montre que, souvent, c'est la situation qui détermine nos comportements et que c'est après-coup que nous justifions nos actes, à nos propres yeux et à ceux des autres. À partir de ces idées de base, de nombreux travaux ont développé la théorie. Le présent ouvrage associe au rappel de ces bases un panorama des travaux les plus récents : les nouveaux paradigmes, l'importance des émotions, les nouveaux modes de réduction. Sont présentés aussi les facteurs de la dissonance : l'engagement, le Soi et l'identité sociale, le temps, les différences entre les individus.