Thomas noah Mvogo
Thomas noah Mvogo
50 ans après les indépendances, l'Afrique court toujours derrière les valeurs nobles et universelles que sont la démocratie, le respect des droits de l'homme, la bonne gouvernance... toutes détruites par les dirigeants africains. Ce sont pour la plupart des dictateurs qui violent les constitutions et instaurent des régimes à vie et des dynasties familiales. Les dirigeants africains n'en sont pas les seuls responsables. Les métropoles coloniales, et surtout la France, leur apportent leur caution.
Tous les humains pensent et usent de leurs pensées pour confirmer leur existence. C'est l'usage de nos pensées qui fait de nous les bons ou les méchants, les riches ou les pauvres, les travailleurs ou les paresseux. Comment le monde moderne aurait-il existé sans l'usage des pensées des savants ? C'est toujours par l'usage de leurs pensées que les hommes ont conçu l'esclavage, la colonisation, l'apartheid, les génocides, le sionisme, le communisme, le capitalisme, le terrorisme...
La guerre du terrorisme contre l'impérialisme est réelle ; elle se mène chaque jour et sur plusieurs fronts : armée américaine contre les insurgés en Irak, coalition internationale contre les talibans en Afghanistan, armée pakistanaise contre les talibans dans la vallée de Swat, Schebabs contre l'armée régulière en Somalie. Cette guerre tire à sa 10e année et enregistre de nouveaux rebondissements...
La manifestation de soutien au Hamas dans la plupart des capitales arabes et de tous les pays musulmans, la condamnation du Hamas et le soutien à Israël aux Etats-Unis et dans quelques capitales occidentales, font partie d'une logique qui prévaut toujours dès qu'il y a un nouveau rebondissement dans le conflit israélo-palestinienne. Sans analyse objective de la véritable cause de l'escalade, ces diktats dans les prises de position de part et d'autre confortent l'idée d'une impossible réconciliation.
Au début du 21è siècle, les dirigeants du monde ont pensé que la planète devait être gérée comme un ensemble. Mais dès que la guerre contre le terrorisme s'est déclenchée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le langage a changé et les camps se sont formés. La mise à l'écart des pays pauvres dans les conférences internationales démontrent l'approche controversée de la gestion pratique du monde par les pays les plus riches et la place qu'ils accordent aux pays pauvres dans le concept de la mondialisation.