Tayeb Ainseba
Tayeb Ainseba
La misanthropie, cette haine des hommes, trouve dans le roman dystopique un terrain d’exploration fascinant. Tayeb Ainseba y analyse comment Orwell, Huxley ou Zamiatine révèlent les visages cachés de notre humanité.
La littérature et la philosophie aiment à entretenir des liaisons dangereuses : à la fois unies et rivales, liées et antagoniques, leurs relations s'apparentent à un noeud que Tayeb Ainseba examine ici dans toute sa richesse et sa complexité. Convoquant Rousseau, La Fontaine, Platon, Molière, Primo Levi, Descartes, Orwell, Nabokov, Bobin, Pythagore,... et tant d'autres, il nous accompagne jusqu'au coeur des projets philosophique et littéraire, expliquant ce que la littérature et la philosophie, finalement, ne se pardonnent pas... Pour autant, cette confrontation ne tient-elle pas à la rigidité des esprits, pas assez souples pour dépasser des cloisons parfois arbitraires ? C'est aussi à cette question que propose de répondre Tayeb Ainseba, dans une réflexion qui, au bout du compte, interroge le sens de notre liberté fondamentale. Tayeb Ainseba est né en 1980 à Valenciennes. Athée, docteur en Littérature comparée, il est aussi diplômé en Philosophie et en F.L.E. (Français Langue Étrangère). Sa thèse, Entre littérature et philosophie : L'Homme est-il un animal politique ? Physique de la misanthropie, a été publiée chez L'Harmattan en 2014. Ses recherches portent sur les relations entre philosophie et littérature et sur le concept de misanthropie appliqué au roman dystopique et à la littérature concentrationnaire. Il a enseigné la littérature et la philosophie dans le secondaire, notamment en Z.E.P. (Zone d'Éducation Prioritaire). Il prépare une seconde thèse en sciences politiques intitulée La littérature politique de la misologie.
Le compartimentage disciplinaire hérité du XIXe siècle pousse à opposer les intentions esthétiques de la littérature au chemin vers la vérité que serait la philosophie. Cette opposition nie la possibilité d'une philosophie littéraire tant que, réduite à un dogme, elle n'est pas critiquée. Ce livre, plutôt que d'opposer la littérature et la philosophie, raconte ce qui les rapproche en prenant un thème qui leur est commun, celui de la misanthropie.