Sylvia Klingberg
Sylvia Klingberg
Plongez dans l’univers truculent et poétique des Contes du grand-père Zig, où l’esprit parisien des quartiers populaires se mêle à une ironie mordante et à une tendresse inégalée.
Le Régime Général de Sécurité sociale s'est trouvé engagé dans une impasse par une volonté délibérée des pouvoirs publics. L'auteur donne quitus aux administrateurs et rend l'État responsable du déficit de l'Institution. Ce serait une illusion d'attendre la solution du problème d'une maîtrise des coûts dont les limites sont analysées. L'affectation de recettes nouvelles, par une fiscalisation, peut être un palliatif. Elle n'établira pas sur des bases structurellement saines l'équilibre financier du Régime Général, le problème est ailleurs. La réduction des prestations sociales, pour être aux dimensions du problème, impliquerait un changement de société. Plus réaliste selon l'auteur serait la prise en charge, progressive, par le budget général, des prestations qui par leur nature, ou par la qualité des bénéficiaires, relèvent de la solidarité nationale. Rétabli dans les limites d'une solidarité interprofessionnelle, correspondant à son financement, le Régime général pourrait, enfin, prétendre à une gestion autonome. Le Parlement retrouverait dans le cadre d'une budgétisation partielle ses capacités d'interventions pour définir les arbitrages indispensables dans le domaine de la protection sociale et des prélèvements obligatoires. Le plan Bérégovoy complété par la fiscalisation des prestations familiales, constitue un ensemble de mesures courageuses de remise en ordre. Mais la réforme reste à faire.
Entre Petrograd et Varsovie, des milliers de militants juifs ont écrit l’histoire révolutionnaire du XXe siècle. Vie et mort du Yiddishland révolutionnaire retrace leur combat, entre espoirs fous et tragédie historique.
Une analyse sociologique et transversale des lieux d'écoute de la souffrance psychique. Au cours des années 1990, un nouveau langage s'est progressivement imposé dans les milieux de l'action sociale – et plus largement dans l'espace public – pour qualifier les problèmes de la société contemporaine : celui de la souffrance psychique. Chômeurs de longue durée, adolescents en errance, jeunes usagers de drogue, sans-papiers et sans-domicile fixe, mais aussi travailleurs sociaux et agents administratifs qui les prennent en charge ont été considérés comme victimes d'une forme de fragilisation psychologique, justifiant l'intervention des pouvoirs publics et des acteurs privés. Pour remédier à ce nouveau désordre, des lieux d'écoute se sont multipliés en France depuis une dizaine d'année, sous l'égide de l'État. C'est à ce phénomène que ce livre s'intéresse, aux modalités de mise en œuvre de ces dispositifs, à leur signification et à leurs enjeux. Par l'enquête menée dans plusieurs de ces structures, on découvre, au-delà des logiques compassionnelles, une grande diversité de pratiques. Certes, il s'agit toujours de psychologues dans leur rôle traditionnel de thérapeutes, mais plus souvent, ils se font conseillers, animateurs, éducateurs. Quant au public, sa composition et ses attentes sont bien différentes de ce qu'on avait imaginé. Espaces de socialité et d'entraide, mais aussi de normalisation des conduites et de pacification des marges, ces lieux révèlent des formes nouvelles de traitement local des inégalités sociales, attentives à leurs effets, faute de pouvoir agir sur leurs causes.