Stéphanie Chardeau-Botteri
Stéphanie Chardeau-Botteri
« Gustave Caillebotte (1848-1894) était un peintre. Mais pas seulement. C'était surtout un passionné. Artiste novateur reconnu par ses pairs, premier collectionneur des impressionnistes, grand navigateur, philatéliste renommé, botaniste innovant, il mena de front plusieurs passions jusqu'à les maîtriser pour exceller. Plus d'un siècle après, qui peut encore le raconter ? L'artiste n'eut pas d'enfant mais plusieurs frères, dont Martial qui lui donna deux descendants. Jean fut abattu à bord de son avion de guerre en 1917, laissant seule Geneviève, unique descendante, dont je suis l'arrière-petite-fille. Durant quatorze passionnantes années, cette aïeule me conta, en menus détails, l'histoire du mouvement impressionniste, de son oncle et de ses amis, Renoir, Monet, Degas ou Pissarro. Elle possédait nombre de lettres, photographies, objets qui suscitaient mon émerveillement. » Nourrie de ces précieuses archives familiales, Stéphanie Chardeau-Botteri renoue les fils d'une vie au service de l'amitié et de l'art. Stéphanie Chardeau-Botteri est experte en oeuvres du xixe siècle et membre de la Chambre nationale des experts spécialisés. Elle a participé à l'organisation de nombreuses expositions consacrées à son aïeul.
Le roman des amours scandaleuses entre le puissant Périclès et la belle Aspasie. Athènes, Ve siècle avant Jésus-Christ. La cité vient d'inventer la démocratie. La colline de l'Acropole attire le génie humain : sculpture, architecture, tragédie, philosophie atteignent le sommet de leur art. Les guerres contre les cités adverses rythment l'existence des citoyens. C'est une époque brutale, ambitieuse, esthétique. Périclès, l'homme le plus puissant d'Athènes, s'éprend follement d'Aspasie, la métèque aux jolis pieds. Il ne peut plus se passer ni de ce corps ravissant, ni de cet esprit articulé qui fascine aussi le jeune Socrate. En contradiction avec les usages de son temps, Périclès chasse son épouse pour accueillir Aspasie sous son toit. Leur foi dans l'avenir, leurs actions en faveur du rayonnement de la cité n'y feront rien. Athènes ne leur pardonnera pas cet écart aux bonnes moeurs. Et bientôt la guerre contre Sparte et la peste qui décime la population étoufferont la splendeur de la cité. La Scandaleuse de Périclès est un roman inspiré d'une réalité historique. On sait à la fois tout et peu de chose de cette période. Presque rien sur le quotidien de l'Athénien du Ve siècle avant J.-C. Beaucoup sur ses productions intellectuelles, qui sont le fondement de notre civilisation. Le plus frappant est de voir combien cette histoire résonne aujourd'hui. Plus que jamais l'actualité fait écho aux questions posées dès cette époque. Quelle frontière entre vie publique et vie privée pour nos dirigeants ? Quel avenir pour la démocratie, minée par le poids démesuré de l'opinion publique et ses corollaires, la démagogie et la corruption ? Doit-on exporter notre " modèle démocratique ", fût-ce par les armes ? Alors que notre système politique, auquel nous demeurons malgré tout attachés, s'englue dans les affaires, et se voit suspecté de délabrement, ce roman nous plonge dans une société tenue pour exemplaire, et néanmoins en butte aux mêmes interrogations.