Stéphane Courtois
Stéphane Courtois
De Gaulle et les communistes. D'un côté, un militaire d'origine catholique, devenu un chef, un stratège. De l'autre, un parti, une idéologie marxiste, l'internationalisme prolétarien. À partir de 1940 et jusqu'en 1970, ces deux forces vont aimanter le champ magnétique de la vie et de la symbolique politique et culturelle française. De leur affrontement naît une fascinante relation. Une relation caractérisée par un antagonisme fondamental et irréductible entre un homme et une organisation qu'a priori tout, vraiment tout, oppose mais qui, tous deux, voulaient incarner la France, son passé, son présent, son avenir. D'où une relation faite aussi de convergences issues des combats communs durant la nuit de l'Occupation, contre la IVe République, de complicités quant à la politique étrangère de la République gaullienne, de curieuses coïncidences sur la question des institutions, voire des accointances sur les valeurs que l'un et l'autre véhiculent. À l'occasion du centenaire de la naissance de De Gaulle et du soixante-dixième anniversaire du PCF, Stéphane Courtois et Marc Lazar ont voulu explorer la généalogie, le déroulement et la postérité dans la mémoire collective de cette singulière confrontation. Ils ont fait appel à 20 historiens et politistes. En outre, Daniel Cordier, frère d'armes de Jean Moulin, livre des documents inédits sur les rapports qui ont suscité tant de polémiques entre son ancien « patron » et le PCF. Enfin, pour la première fois, l'interprète des entretiens Ceausescu-De Gaulle en 1968, à Bucarest, dévoile la teneur des propos qu'échangèrent les deux hommes.
Le communisme - tel qu'il s'est stabilisé depuis 1917 en un système mondial contrôlé par l'Union soviétique - constitue à l'évidence l'un des quelques grands phénomè
Nouvelle édition revue et augmentée de " la " biographie politique de Lénine, par le maître d'œuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial. Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l'un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n'était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe est soudain apparu en pleine lumière. Il s'empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu'en 1989-1991, ainsi qu'une Internationale dirigeant plus de 90 partis dans le monde. Ce régime et ce mouvement furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l'homme et la volonté de domination totale d'un parti sur l'État, sur la société et même sur l'individu. Alors que " le grand Lénine " a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l'auteur, s'appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu'ici, montre qu'en réalité le chef du Parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l'ombre de la clandestinité durant une quinzaine d'années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en œuvre. Mélange d'utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une gigantesque tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse. Loin de l'image glorieuse établie par la propagande des uns et l'ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d'un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers – Staline, Mao, Pol Pot… – poussaient la logique du système " léniniste " jusqu'à l'extrême limite du contrôle social et du crime de masse.
Dès sa fondation en 1920, le Parti communiste français (PCF) a suscité intérêt ou méfiance, le plus souvent avec excès. À partir du début des années 1980, son déclin généralisé s'est réalisé dans une quasi-indifférence. Malgré ses faiblesses, le PCF exprime une contestation radicale de la démocratie représentative et valorise une démocratie incarnative profondément ancrée en France. L'histoire du phénomène communiste français reste difficile à écrire. Son étude pose des problèmes d'ordre politique, scientifique, sociologique, étroitement imbriqués. Il s'agit en effet d'un parti politique qui se déclarait sans honte aux ordres de l'étranger, comme Lenine l'exigeait dans les conditions d'adhésion à la Troisième Internationale, et qui était violemment hostile à la démocratie libérale en vigueur depuis 1876. Il sut prospérer malgré l'absence d'alliance et accaparer durablement une fonction tribunicienne sans que jamais le tribun l'emporte sur le parti. Il sut se créer, notamment en banlieue parisienne, un monde propre autour d'une culture communiste. En dépit de son extrémisme, il joua un rôle central, tant on se définissait d'abord - intellectuels, artistes, hommes politiques ou syndicalistes - par rapport au PCF. Voilà un parti qui attira, malgré son monolithisme ou peut-être grâce à lui, plus de grands esprits que la plupart des formations républicaines, et dont le protéisme politique et stratégique attira l'adhésion de masses fidèles et de compagnons de route fervents. En un mot, voilà un mystère.
La face totalitaire inhérente au système communiste est elle liée à son origine, à la nature de ses crimes ? Quelle exacte mémoire peut on conserver de ce système, selon que l'on en a été victime ou adepte ?
La fin du système communiste soviétique n'est ni le fruit d'une révolution, ni d'une intervention militaire des États-Unis, mais résulte d'une succession de moments spectaculaires, dans un laps de temps très court. Phénomène central du XXe siècle, ce régime a connu une chute brutale dont les conséquences sont encore perceptibles vingt ans après. En effet, le communisme soviétique a régné trois quarts de siècle et son empreinte dans la société est encore profonde. L'après-1989 a représenté un défi pluriel pour l'Union européenne et les ex-pays soviétiques, la mutation du totalitarisme à la démocratie a connu des limites. Ce livre est issu d'un colloque organisé par la Fondation pour l'innovation politique, en novembre 2009, à l'occasion du XXe anniversaire de la chute du mur de Berlin, consacré à la réflexion sur ce qui subsiste du communisme aujourd'hui.
Nouvelle édition revue et augmentée de « la » biographie politique de Lénine, par le maître d'oeuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial. Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l'un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n'était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe est soudain apparu en pleine lumière. Il s'empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu'en 1989-1991, ainsi qu'une Internationale dirigeant plus de 90 partis dans le monde. Ce régime et ce mouvement furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l'homme et la volonté de domination totale d'un parti sur l'État, sur la société et même sur l'individu. Alors que « le grand Lénine » a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l'auteur, s'appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu'ici, montre qu'en réalité le chef du Parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l'ombre de la clandestinité durant une quinzaine d'années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en oeuvre. Mélange d'utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une gigantesque tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse. Loin de l'image glorieuse établie par la propagande des uns et l'ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d'un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers - Staline, Mao, Pol Pot... - poussaient la logique du système « léniniste » jusqu'à l'extrême limite du contrôle social et du crime de masse. Durée : 22H10
Pourquoi et comment a pu prospérer, au coeur de la démocratie française, un parti étroitement associé à l'un des grands mouvements totalitaires du XXe siècle ? Deux décennies après la chute du Mur de Berlin, treize ans après la publication du Livre noir du communisme (26 traductions, plus d'un million d'exemplaires vendus dans le monde), Stéphane Courtois, à l'occasion du 90e anniversaire du Parti communiste français, réunit ici ses textes les plus significatifs consacrés à ce qu'il nomme « le bolchévisme à la française ». L'auteur revient sur l'historiographie, rappelant combien elle est l'enjeu d'un conflit aigu entre une mémoire glorieuse et une histoire largement renouvelée par l'ouverture des archives de Moscou. Il aborde le rôle fondamental du bolchévisme et de l'URSS dans la création, en décembre 1920, du parti et montre comment le modèle élaboré à Moscou s'est greffé sur le corps du socialisme français pour imposer en France un bolchévisme gallican. Il s'attache à la figure de ces staliniens français, de ces hommes qui ont construit et dirigé le PCF durant des décennies : les Thorez, Duclos et autres, membres de la nomenklatura communiste internationale. Enfin, il lie le déclin puis la mort du PCF à la chute du mur de Berlin et l'implosion de l'URSS.