Silvio Fanti
Silvio Fanti
Une jeune Japonaise, hantée par ses doutes et sa frigidité, traque un psychanalyste à Tokyo pour percer le mystère de son propre corps et de son âme.
Voici la fabuleuse expérience de Silvio Fanti, médecin-micropsychanalyste à Couvet (Suisse). Appelé en consultations sur tous les continents, il en a profité pour les parcourir de village en village, pourrait-on dire, essayant d'observer, de sentir et de comprendre ce qu'est l'Homme. Quelle inlassable quête de la réalité au-delà des préjugés, des connaissances intellectuelles, des réflexes acquis ! Quelle exploration du "noyau humain", qu'il n'a d'ailleurs cessé de poursuivre et qui l'a conduit à la micropsychanalyse. La micropsychanalyse, instaurée par Silvio Fanti en 1953, est d'essence freudienne. Elle permet un travail beaucoup plus en détail et approfondi que la psychanalyse grâce, entre autres, à l'étude des photographies de l'analysé, de sa correspondance, de son arbre généalogique et surtout à des séances quotidiennes de plusieurs heures chacune permettant de faire son analyse en quelques mois. La Société Internationale de Micropsychanalyse l'a nommé Président d'honneur.
Enfin un livre - auquel personne ne peut rester insensible tant sa lecture est bouleversante, parfois même choquante - qui met à jour la nature insoupçonnée des relations enfants-parents. Silvio Fanti a posé dans « L'homme en micropsychanalyse » les données de la guerre sans merci que se livrent, selon leur terrain respectif, le foetus et sa mère. Il rapporte ici certaines des frustrations que continue de subir l'inconscient du petit enfant. Or la dramatique articulation entre l'exigence infinie d'amour de ce petit enfant et l'humaine impossibilité de la part des parents de la satisfaire, quoi qu'ils fassent, contribue à pousser chaque individu à un inéluctable besoin de vengeance. Vengeance systématique, contre n'importe qui, y compris contre lui-même. Il est utile, voire vital, pour chacun de le savoir. Et pour cela, il fallait que quelqu'un ait le courage de le dire.
Frappé d'anathème, nimbé de soufre, tabou par excellence, il fait peur. Et pourtant, l'inceste règne dans l'imaginaire mythique : l'Olympe grec, les pharaons-dieux du Nil, le Wahalla germanique... Serait-il donc le privilège des dieux ? Ou bien l'homme aurait-il créé ces divinités afin de pouvoir vivre ce qui sommeille dans son inconscient mais qu'il s'interdit de reconnaître ? La force des paroles libérées en séances d'analyse et livrées ici à l'état brut, révèle en effet chez chacun de nous la puissance du désir d'inceste qui, par delà la rencontre sexuelle, exprime la nostalgie de nos origines premières. Désir dont l'impossible assouvissement conduit à une inéluctable nécessité de vengeance. Médecin de l'université de Zürich, Silvio Fanti fait un doctorat en psychiatrie à l'université de Vienne, un doctorat en gynécologie-obstétrique à l'université de Genève et acquiert sa formation psychanalytique à New York et à Genève. Très vite confronté aux limites des courtes séances hebdomadaires qu'il pratique alors, à partir de 1953 il s'inspire des expériences de Freud et instaure les séances presque quotidiennes. Celles-ci, d'une durée de trois ou quatre heures, lui permettent d'affiner progressivement sa technique et d'introduire différents appoints : étude en séance par l'analysé de ses photographies, de son arbre généalogique, de sa correspondance, des plans des lieux où il a vécu... Parallèlement, sur la base du matériel recueilli au cours de ces longues séances et en approfondissement de la théorie freudienne, Silvio Fanti élabore une théorie révolutionnaire s'inscrivant parfaitement dans le champ des recherches scientifiques actuelles