Séverine Auffret
Séverine Auffret
Mélanippe la philosophe est le titre d'une pièce du dramaturge Euripide dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques fragments. La philosophe contemporaine Séverine Auffret s'est particulièrement intéressée à cette oeuvre méconnue en ce qu'elle est la trace d'une pensée philosophique portée par des femmes dès les temps anciens et totalement refoulée par l'histoire de la philosophie. Cet essai passionnant ne fait pas seulement oeuvre de réhabilitation d'une figure invisibilisée mais interroge les rapports que la philosophie entretient avec les femmes. Dans cet essai publié initialement en 1988, Séverine Auffret adopte une triple approche pour en explorer les enjeux : une réflexion philosophique, une archéologie du texte avec traduction des fragments qui ont subsisté de la pièce d'Euridipe, suivi d'un prolongement par la fiction poétique ouvrant sur un imaginaire de ce qu'a pu être la « préhistoire de la philosophie ». Articulant les origines anciennes et notre époque contemporaine, Séverine Auffret propose là un essai d'une grande profondeur afin de ressusciter une voix perdue, de lui restituer sa manière de penser, et d'ouvrir un espace de réflexion sur le féminin, le mythe, le langage philosophique, l'histoire de la pensée d'hier à aujourd'hui. Mélanippe la philosophe est un des coups de coeur 2024 des bibliothécaires de la ville de Paris.« À l'époque où la jeune philosophie grecque bouillonne encore dans la formation de son langage, de ses schémas directeurs et de ses institutions, La Philosophe a été prononçable, pensable, dans une tragédie. » S.A.
Mélanippe la philosophe est le titre d'une pièce du dramaturge Euripide dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques fragments. La philosophe contemporaine Séverine Auffret s'est particulièrement intéressée à cette oeuvre méconnue en ce qu'elle est la trace d'une pensée philosophique portée par des femmes dès les temps anciens et totalement refoulée par l'histoire de la philosophie. Cet essai passionnant ne fait pas seulement oeuvre de réhabilitation d'une figure invisibilisée mais interroge les rapports que la philosophie entretient avec les femmes. Dans cet essai publié initialement en 1988, Séverine Auffret adopte une triple approche pour en explorer les enjeux : une réflexion philosophique, une archéologie du texte avec traduction des fragments qui ont subsisté de la pièce d'Euridipe, suivi d'un prolongement par la fiction poétique ouvrant sur un imaginaire de ce qu'a pu être la « préhistoire de la philosophie ». Articulant les origines anciennes et notre époque contemporaine, Séverine Auffret propose là un essai d'une grande profondeur afin de ressusciter une voix perdue, de lui restituer sa manière de penser, et d'ouvrir un espace de réflexion sur le féminin, le mythe, le langage philosophique, l'histoire de la pensée d'hier à aujourd'hui. Mélanippe la philosophe est un des coups de coeur 2024 des bibliothécaires de la ville de Paris.« À l'époque où la jeune philosophie grecque bouillonne encore dans la formation de son langage, de ses schémas directeurs et de ses institutions, La Philosophe a été prononçable, pensable, dans une tragédie. » S.A.
Si le féminisme s'est constitué en mouvement politique au XIXe siècle en Europe, des idées féministes, implicites ou explicites, se sont exprimées depuis l'Antiquité et dans le monde entier, contredisant les moeurs et le discours misogyne dominants. Pourquoi, comment et où de telles idées apparaissent-elles ? Font-elles véritablement Histoire, dans un processus de développement cumulatif ? Ou sont-elles seulement des bouffées aléatoires, sans synthèse ni somme ? Le féminisme politique en est-il l'aboutissement historique ? Alternant portraits, récits et analyses, Séverine Auffret retrace l'évolution des idées féministes depuis leurs premières manifestations jusqu'aux problématiques les plus contemporaines dans une somme inédite et vivante où l'on croise les Amazones, Simone de Beauvoir, Sapphô ou Diderot, et qui nous transporte de l'Égypte ancienne jusqu'en Amérique précolombienne.
Dans ce premier livre théorique sur l'excision, Séverine Auffret, loin des propos classiquement tenus sur cette blessure-torture, interroge les structures politique, culturelle, sociale et symbolique de l'Occident, mettant au jour les racines de l'assujettissement et de la haine des femmes. « Comment comprendre la pratique effroyable de la mutilation sexuelle des femmes ? Pratique aussi méconnue et cachée qu'elle est actuelle et en pleine expansion. Quelles qu'en soient les formes, la mutilation des femmes est à la base des civilisations humaines, marquant sur le corps des femmes l'appropriation de leur puissance sauvagement déniée. Rien ne me prédisposait à écrire un livre sur la mutilation des femmes, je voisinais plutôt, par goût et par profession, avec Platon, Spinoza, Marx et quelques autres. Mais de ce côté pas d'armes, pas de parole adéquate. Sur le corps des femmes, sur leur sexe tranché, néant. La réalité serait-elle indécente à l'univers des idées ? » S.A.