Servanne Jollivet
Servanne Jollivet
Une série de danse trépidante au coeur de l'opéra de Paris !La trilogie officielle de la série diffusée sur France TV.Cece Parker Jones, une ado Afro-Américaine de 15 ans, voit son rêve le plus cher se réaliser lorsqu'elle est acceptée à l'École de Danse de l'Opéra de Paris ! Mais, dans l'herboristerie de sa tante Ginger, elle découvre un grimoire qui contient le secret de sa naissance : elle vient d'une puissante lignée de sorcières, les Wizens. Ce faisant, elle rompt accidentellement le sortilège qui la protégeait révélant son identité à de dangereux ennemis.L'adolescente devra dès lors jongler avec la pression de l'Opéra, l'apprentissage de la danse, de nouvelles amitiés, un ou deux jolis garçons et aussi apprivoiser ses pouvoirs magiques tout en gardant secrète son identité de sorcière...Une série sur la danse pour les enfants dès 8 ans.
« Paris m'a ouvert les yeux » écrit le sculpteur grec Apartis, élève de Bourdelle, arrivé dans la capitale française en 1919. « C'est l'Acropole qui a fait de moi un révolté », déclare pour sa part Le Corbusier en 1933. Nous saisissons là l'essence même du « double voyage » : durant l'entre-deux-guerres, intellectuels et artistes traversent la Méditerranée orientale dans les deux sens, d'Athènes à Paris et de Paris à Athènes, chacun puisant dans ce va-et-vient fécond ce qui lui manque : les Grecs viennent se former à Paris et se frotter aux grands courants artistiques du moment, les Français partent en Grèce à la recherche d'une Antiquité renouvelée et découvrent un pays qu'ils ne soupçonnaient pas. Le poète Séféris, le romancier Théotokas, l'architecte Pikionis, le compositeur et chef d'orchestre Mitropoulos, tous sont passés par Paris, où deux Grecs, Christian Zervos et Tériade, jouaient un rôle déterminant au sein des avant-gardes artistiques. Dans l'autre sens, des personnalités aussi diverses que les architectes Ernest Hébrard et Le Corbusier, le photographe Eli Lotar, le sculpteur Ossip Zadkine, ou encore l'écrivain Raymond Queneau, ont trouvé en Grèce les éléments d'une autre modernité, tandis que Roland Barthes, venu en 1937 jouer Les Perses d'Eschyle avec les étudiants de la Sorbonne, éprouve à Athènes un trouble dont, comme Freud, il se souviendra quarante plus tard. Le double voyage est issu d'un programme franco-grec de recherche pluridisciplinaire qui exploite de nombreuses sources documentaires inédites ; il offre un aperçu de la richesse et de la variété des échanges littéraires et artistiques entre les deux pays durant l'entre-deux-guerres et vient combler une lacune dans un domaine de l'histoire culturelle encore très peu exploré. S'adressant aussi bien au chercheur spécialisé, qui y trouvera une bibliographie très complète et des données nouvelles, qu'au lecteur de bonne volonté, qui y découvrira un sujet passionnant, il a pour ambition de devenir un ouvrage de référence pour un public très large, en France comme en Grèce.
Si Être et Temps a pu, à sa parution, sembler d'une nouveauté « inouïe », le premier parcours du jeune Heidegger laisse entrevoir, partie pour ainsi dire cachée de l'iceberg, l'étendue du travail en amont qui sous-tend sa genèse. Outre l'éclairage qu'il peut apporter au reste de l'oeuvre, en découvrant certaines sources et filiations qui ont contribué à l'émergence du questionnement sur l'être, il témoigne avant tout de la singularité du projet mis en oeuvre dans ces années-là, avant qu'il ne soit lui-même infléchi, voire éclipsé par l'ouvrage de 1927. Au fil du sens et de l'histoire, c'est ce cheminement que cet ouvrage retrace afin d'éclairer les deux pendants, herméneutique et destructif, d'une pensée qui, loin d'être linéaire ou monolithique, ne se déploie d'emblée qu'en constant dialogue avec ses prédécesseurs et contemporains.