Serge Livrozet
Serge Livrozet
Ce onzième livre de Serge Livrozet inspire la peur. Le drame qu'il nous relate pourrait arriver à chacun d'entre nous. Cinquante pour cent des détenus dans les prisons françaises sont des prévenus, présumés innocents. Serge Livrozet raconte comment il a fini par devenir l'un de ces prévenus-là. Il raconte l'acharnement, le mensonge, l'interprétation, l'aveuglement terrible de certains magistrats qui refusent de se dédire même devant l'évidence d'une erreur. Ce que peut ressentir un homme emprisonné, présumé innocent, mais que la force de la loi fait tout pour rendre coupable, il nous le décrit dans son style unique et percutant ; avec cette fougue généreuse qu'on lui connaît, animé de cette indignation qui est le propre de l'homme incarcéré, incarcéré à tort qui plus est. La description du dépôt, de la souricière et, en général, de l'univers judiciaire et carcéral, font de ce livre un témoignage passionnant. L'analyse et la critique du processus accusatoire, en font un ouvrage indispensable pour ceux qui désirent en comprendre le déroulement kafkaïen, surréaliste, presque irréel qui tend, au fil des jours, à transformer un témoin en coupable, puis en coupable du refus de se reconnaître coupable, de ne pas accepter ce rôle que d'autres, sans raison, lui assignent.
Découvrez Hurle!, le manifeste incendiaire de Serge Livrozet, ancien braqueur devenu écrivain anarchiste. Un appel vibrant à la révolte, à la dignité et à l'action collective, pour ceux qui refusent de rester des moutons dans un système oppressif.
Un cri vient de jaillir dans la nuit, troublant le calme de la prison. Je sais de quoi il s'agit : les gardes mobiles attaquent. Des voix surmontent le tumulte, je comprends que les flics ont ouvert les cellules et qu'ils matraquent les types qui se trouvaient dedans. La grève de la faim est terminée. Les coups, les cris redoublent, agrémentés d'insultes de plus en plus nombreuses. Avec mon tabouret, je cogne contre ma porte. Juste à l'endroit de la serrure. Je tape, je tape. Elle s'est ouverte d'un seul coup. Je me suis retrouvé sur la coursive, presque bêtement, devant des uniformes bleu marine casqués et harnachés comme pour une guerre de tranchées. Des crosses de fusils étaient levées sur moi. Au troisième coup, tout a commencé à devenir noir, et je me suis mis à hurler à m'en faire vomir. C'est à ce moment-là que j'ai perdu connaissance avec la certitude que l'on continuait à me frapper et que j'allais mourir là, pour rien ou presque rien, sans avoir pu me battre.
Ce huitième livre de Serge Livrozet, le troisième édité par lui-même, relate l'histoire peu banale d'un extraterrestre « pas comme les autres », venu sur terre pour tenter de mettre un terme aux conneries du monde.
Ce neuvième livre de Serge démonte, à la manière d'une enquête policière d'un intérêt incontestable, le mécanisme judiciaire qui, en trois mois de temps, a conduit un homme vraisemblablement innocent à la condamnation perpétuelle. Un document à verser au dossier concernant le droit d'appel aux Assises, juridiction, avec la Cour de Sûreté de l'État, à rendre, sur le fond, des sentences irrévocables.
Trois femmes s'embrasent, s'entremêlent, se déchirent dans la chaleur de l'été et les pénombres ouatées de la nuit le domaine privilégié d'Elula. Erotisme, suspense, souvenirs d'amour fou, passion aveugle, sentiments tendres et violents ce livre est l'histoire d'un premier échec. Un échec dû au machiavélisme d'une petite serveuse cannoise, à l'ennui d'un amour finissant, à l'angoisse d'une femme qui se sent vieillir et désire éperdument se prouver, une fois encore, qu'elle peut séduire et l'emporter.
Plaidoyer teinté d'humour et de tendresse destiné aux enfants. Cri de vie et de colère contre ce monde mort. Réquisitoire violent à l'intention des adultes rabougris, inertes et complices de ces cracheurs dans les micros qui érigent, épuisent, dirigent et achèvent ce monde qui agonise et où Serge Livrozet a délibérément choisi de ne pas faire vivre son enfant. Tel est le septième livre dont Serge Livrozet nous propose aujourd'hui la lecture : un pamphlet à lire absolument. Jean Lapeyrie
Fils et frère de délinquants appréciés des services de police, le narrateur de ce roman noir a lui-même fatalisme oblige goûté de la prison. Alors qu'il coule des jours libres presque paisibles, des lettres anonymes, agrémentées de billets de banque, lui proposent de commencer une carrière de tueur à gages en libérant prématurément de leurs tracas des cadres d'un laboratoire pharmaceutique. Serge Livrozet, tout en relatant, selon les règles du genre, une intrigue policière sur fond de trafic du sang, étrille une police et une justice habiles à tailler un costume sur mesure à un présumé innocent doué d'un pedigree au fichier du banditisme.
Un condamné à mort, entre hallucinations et lucidité, interroge la justice et la société. Le Sang à la tête de Serge Livrozet, roman coup de poing contre la peine capitale, mêle révoltante introspection et pamphlet social.
Les hommes politiques sont les seules filles de joie qui se font payer sans donner de plaisir, tout en trompant ceux qui les payent. Élevés au rang de michetons, les électeurs se transforment ensuite en cocus systématiques. Le tout reste de savoir si cette position leur plaît. S.L.
Le flagrant délit est l'instant où le délinquant commet son crime. C'est aussi la microseconde où le flic intervient. C'est un flash. Un shoot d'adrénaline. Un espace en suspens, hors du temps, où tout peut arriver, où tout bascule : le voyou devient taulard et le flic un héros... Mais parfois aussi l'instant où le délinquant devient un criminel et où le policier finit à terre. Pour décrire cet instant - dangereux, mais aussi excitant comme une drogue - Daniel Bourdon a choisi l'écriture. Ainsi, c'est à travers les mots, le jargon de la police, qu'il nous livre les clés de cette dépendance à la rue, celle de tous les flics accros à la poussée d'adrénaline. "Arracheur, bâtonnite, braco, brème, frotteur, braconner, faire du crâne, chouffer..." Au fil des mots, illustrés chaque fois par des anecdotes inédites et percutantes, nous découvrons l'univers méconnu de ces flics en civil opposés aux voleurs, dealers et gangsters. Les cinquante-huit histoires de ce livre se lisent comme des nouvelles. Elles nous décrivent les mondes obscurs de la nuit parisienne, du trottoir et des commissariats, elles nous initient à cette sensation magique, fascinante et dangereuse, ce mélange de violence et d'excitation, qui, tel un déclic, une décharge, bouleverse le coeur et la tête de chaque flic, et qui n'est rien d'autre qu'une addiction au flagrant délit.
Le flagrant délit est l'instant où le délinquant commet son crime. C'est aussi la microseconde où le flic intervient. C'est un flash. Un shoot d'adrénaline. Un espace en suspens, hors du temps, où tout peut arriver, où tout bascule : le voyou devient taulard et le flic un héros... Mais parfois aussi l'instant où le délinquant devient un criminel et où le policier finit à terre. Pour décrire cet instant - dangereux, mais aussi excitant comme une drogue - Daniel Bourdon a choisi l'écriture. Ainsi, c'est à travers les mots, le jargon de la police, qu'il nous livre les clés de cette dépendance à la rue, celle de tous les flics accros à la poussée d'adrénaline. "Arracheur, bâtonnite, braco, brème, frotteur, braconner, faire du crâne, chouffer..." Au fil des mots, illustrés chaque fois par des anecdotes inédites et percutantes, nous découvrons l'univers méconnu de ces flics en civil opposés aux voleurs, dealers et gangsters. Les cinquante-huit histoires de ce livre se lisent comme des nouvelles. Elles nous décrivent les mondes obscurs de la nuit parisienne, du trottoir et des commissariats, elles nous initient à cette sensation magique, fascinante et dangereuse, ce mélange de violence et d'excitation, qui, tel un déclic, une décharge, bouleverse le coeur et la tête de chaque flic, et qui n'est rien d'autre qu'une addiction au flagrant délit.