Serge Groussard
Serge Groussard
Demain est là a deux objets, intimement soudés. L'auteur a voulu montrer quelles étaient, dans tous les domaines de la science, les préfigurations de ce qui nous attend au cours du prochain quart de siècle. Il a voulu en outre présenter un choix des plus célèbres artisans actuels du progrès matériel. Les hommes et les choses... Voici des Prix Nobel comme Waksman ou Rabi, des self-made men comme le général Sarnoff, de grands syndicalistes comme Reuther, ou de grands patrons comme Sikorsky, des entreprises géantes comme Du Pont, des laboratoires minuscules comme celui de M. Trombe... Énergie solaire, énergie atomique, énergie chlorophylienne, électronique, cybernétique, médecine, aviation, astronomie, derniers-nés des métaux, matières plastiques : voici, parmi bien d'autres, les principaux sujets d'études de l'auteur. Ce fut une longue enquête, pour laquelle l'auteur a sillonné les États-Unis, le Canada, l'Europe occidentale, une partie de l'Afrique. Enquête impartiale menée par un homme seul. Il a tenté de bout en bout d'être pareil à l'Usbek de Montesquieu qui, sans idée préconçue, tâchait à écouter, à voir et à comprendre tout et le contraire de tout - puis jugeait. Le propos est ambitieux. Mais le Dr. Robert J. Oppenheimer, le savant le plus pathétique qu'ait rencontré l'auteur, ne lui disait-il pas : « L'homme est un aveugle qui marche sans relâche dans la nuit... ».
Rio de Janeiro, fin du XIXe siècle. Constance, jeune femme ambitieuse et pleine d’esprit, défie les conventions d’une société patriarcale en quête d’indépendance et d’amour.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un voyage de cinq jours sur une péniche entre Montargis et Paris, où une femme mystérieuse et un marinier solitaire voient leurs destins s’entremêler.
Janvier 1943. Un homme emprisonné à Fresnes. Les interrogatoires par la Gestapo. Les tortures, chaque jour plus insoutenables. Le silence du prisonnier. Et, comme irréelles, les deux visites d'une femme. Quand viendra la comparution du détenu de la cellule 113 devant le tribunal nazi, puis sa marche vers le peloton d'exécution, tout se noiera, pour lui, dans le crépuscule des vivants. Mais, derrière le corps du supplicié, c'est toujours l'aube qui se lève. Ce roman, d'une densité déchirante, et que ne pouvait avoir écrit qu'un homme qui s'était tu et avait saigné dans les geôles, puis résisté à la mort dans les camps, ce roman révéla Serge Groussard comme l'un des écrivains les plus intenses de sa génération. Aujourd'hui, Crépuscule des vivants est devenu un classique.
La guerre pour rien. La guerre gagnée sur le terrain, et perdue sur les tapis verts des tables de négociations. La guerre, laissant dans la mémoire de ceux qui la firent un goût amer, différent de celui du sang. Le goût de l'inutile. La colère passée, que reste-t-il de la guerre d'Algérie au coeur de ses soldats trouvés et parfois perdus ? Peut-être cette sorte de tendresse écorchée qu'on porte au souvenir d'un enfant mort. Serge Groussard, qui se battit volontairement en Algérie comme officier de parachutistes, se souvient de ses camarades et de ses adversaires.
Jour après jour, Serge Groussard a vécu l'agonie de l'« Algérie française ». Il connaissait bien ce pays, il y avait combattu sous l'uniforme, il avait essayé d'en exprimer les réalités, puis les drames, avec sa plume de « grand reporter ». Il l'aimait. Sans restriction ni partage. Les êtres qui le peuplaient, qu'ils fussent d'origine française ou musulmane, lui étaient également chers. Ces journées du printemps et de l'été 1962, où dans le sang, l'exode et le désespoir fut dépecé le rêve envoûtant et ancien, Serge Groussard les ressuscite aujourd'hui. Dix ans après l'effacement de la France en Algérie, on a beaucoup écrit sur les origines et le déroulement de la guerre. Mais sur la saignée des Pieds-Noirs, très peu. Comme si l'on avait peur de ranimer une braise avant qu'elle ne soit tout à fait morte, une braise douloureuse et gênante. Avec tout son coeur et son talent, Serge Groussard a soufflé sur la braise, pour dire, aujourd'hui, ce qui devait être dit, ce qui doit être su. Il était là. Son témoignage arrive en son temps.
Chaque nouvelle de Anaconda est un labyrinthe hallucinant dans lequel l'homme se débat contre la mort et où le lecteur est aux prises avec l'effroi, la surprise et l'humour. Dans la lignée de ceux de Poe ou de Maupassant, ces contes nous entraînent dans un univers obsédant où le danger de la forêt tropicale, peuplée de reptiles et d'animaux étranges, domaine des fièvres et de la chaleur asphyxiante, s'unit aux menaces de la folie des ombres et des cauchemars.