Serge Abiteboul
Serge Abiteboul
Et si le partage numérique redessinait notre société ? Vive les communs numériques ! explore comment logiciels libres, Wikipédia ou science ouverte transforment notre rapport aux ressources.
Quand votre bot s'appelle Fanny et possède la belle voix grave de Fanny Ardant, et que vous voulez le déconnecter définitivement, activer le fameux code 777 suffit-il vraiment ? Pas facile de redevenir un Universel anonyme... Nouvelle après nouvelle, Serge Abiteboul explore ce que pourrait être notre vie future, entre objets hyperconnectés, greffes de cerveau artificiel et robots presque aussi insaisissables que certains de nos semblables... La science et l'imagination s'allient pour nous faire réfléchir aux possibles - et au souhaitable. Après tout, ce monde futur, c'est nous qui le construisons.
Depuis des milliers d'années, nous collectons de l'information et utilisons des algorithmes. Mais récemment, la récolte a littéralement explosé : les technologies numériques nous permettent de créer, stocker, transformer et transmettre des données dans des quantités et à une vitesse de plus en plus considérables. Ordinateurs, téléphones, objets connectés, réseaux sociaux... Chacun de nous contribue activement, consciemment ou non, à bâtir un nouveau continent, la Terra Data, la « terre des données ». Entre promesses et menaces, quelle société se dessine derrière cette avalanche d'information ? Cet ouvrage nous invite à découvrir ces nouveaux territoires, pour agir en faveur d'une utilisation des données responsable et humaniste. Internautes, ingénieurs, consommateurs, citoyens : ces enjeux nous concernent tous !
Comment les bases de données et la logique formelle façonnent-elles notre accès à l'information ? Data Sciences: From First-Order Logic to the Web explore les liens profonds entre logique mathématique.
Conçus à partir d'un langage formel, la logique du premier ordre, les systèmes de gestion de bases de données relationnels servent de médiateurs entre l'individu et la machine : ils traduisent les données en informations. Avec l'augmentation du volume de données distribuées sur la Toile émerge aujourd'hui une « intelligence collective » façonnée par de grands moteurs de recherches dont le monopole soulève des questions éthiques et politiques. Un des grands défis des années à venir est de développer les technologies qui permettront de trouver, d'évaluer, de valider, de vérifier, de hiérarchiser l'information pour construire la « Toile des connaissances » de demain.
On appelle Insulaire (en italien Isolario) un atlas exclusivement composé de cartes d'îles. Plus simplement, l'Insulaire, c'est le Livre des îles, titre de l'atlas nautique rassemblé vers 1420 par le Florentin Buondelmonti. Le genre connaît un essor ininterrompu du XVe au XVIIIe siècle. Non seulement la terre entière est a guisa d'un'Isola, comme une île au milieu des océans, mais la description en archipel favorise aussi une appréhension progressive du monde, émietté et particularisé à l'infini. L'Insulaire va de pair avec l'éloge de la variété. Il se rencontre à une époque où fleurit la bigarrure, où celle-ci apparaît comme le signe du divin dans le monde. Les systèmes de l'âge moderne ont eu raison, semble-t-il, de l'esprit d'archipel. A l'ère de l'homme unidimensionnel et de la globalisation, il est urgent de renouer avec une configuration de la terre parcourue de lacunes et de béances, mais contenant une place pour chaque singularité, fût-ce la plus imprévisible. Si l'Insulaire est un atlas, il est aussi un récit. Un récit fragmenté, discontinu, en archipel. Prolongeant l'histoire de l'Insulaire nautique, et tirant de celui-ci un modèle descriptif, ce nouveau Livre des îles conduit de la Genèse à Jules Verne et de l'Odyssée aux Iles Enchantées de Melville. Il a pour escales l'Histoire vraie de Lucien, la Navigation de saint Brandan, le Quart Livre de Pantagruel de Rabelais, les îles tour à tour satiriques et amoureuses de l'âge classique, les Voyages de Gulliver de Swift, l'herbier des îles du botaniste Tournefort et L'Archipel de la Manche de Victor Hugo.