Sami Tchak
Sami Tchak
On ne plaisante pas avec la bouffe ! Une mauvaise cuisinière, ça se supprime d'un coup de colère. On peut supporter du céleri rémoulade dégueulasse des années, pas toute la vie ! Une bonne cuisinière, ça se trouve, mais si elle a, comme vous, un foutu carafon, les choses tournent au vinaigre... Carafon et vinaigre, ces mots ont tout leur sens, quand on est un vigneron mal embouché du Mâconnais... Tournedos Rossini, pigeons au foie gras et macarons à la pistache, le tout arrosé d'un vin maison, le menu est presque digne d'un trois-étoiles... sauf si on tire sur le caviste.
On ne plaisante pas avec la bouffe ! Une mauvaise cuisinière, ça se supprime d'un coup de colère. On peut supporter du céleri rémoulade dégueulasse des années, pas toute la vie ! Une bonne cuisinière, ça se trouve, mais si elle a, comme vous, un foutu carafon, les choses tournent au vinaigre... Carafon et vinaigre, ces mots ont tout leur sens, quand on est un vigneron mal embouché du Mâconnais... Tournedos Rossini, pigeons au foie gras et macarons à la pistache, le tout arrosé d'un vin maison, le menu est presque digne d'un trois-étoiles... sauf si on tire sur le caviste.
Roman ou essai ? Parcours initiatique ou déclaration d'amour ? Peu importe, Profaner Ananda est avant tout la construction d'un mythe autour d'Ananda Devi à travers un double regard sur son oeuvre et sa tout aussi double inscription dans la fiction. Dans une intimité complice à trois, Annie Ferret et Sami Tchak chantent l'autrice du Sari vert, chantent l'écriture, chantent la vie et son ombre fidèle, la mort, porte de l'oubli ou de la postérité. "Ce livre est notre "enfant d'âme" à tous les trois, comme le dirait Henri Michaux. C'est la confluence ultime de nos trois écritures, de nos trois personnes, de nos trois corps." Ananda Devi
Roman ou essai ? Parcours initiatique ou déclaration d'amour ? Peu importe, Profaner Ananda est avant tout la construction d'un mythe autour d'Ananda Devi à travers un double regard sur son oeuvre et sa tout aussi double inscription dans la fiction. Dans une intimité complice à trois, Annie Ferret et Sami Tchak chantent l'autrice du Sari vert, chantent l'écriture, chantent la vie et son ombre fidèle, la mort, porte de l'oubli ou de la postérité. "Ce livre est notre "enfant d'âme" à tous les trois, comme le dirait Henri Michaux. C'est la confluence ultime de nos trois écritures, de nos trois personnes, de nos trois corps." Ananda Devi
"Le volcan un instant tranquillisé s'est de nouveau réveillé. Les oeufs, autour de nous, se sont craquelés. Il en sortait des moineaux et des poules, des vipères et des tortues, des chauves-souris et des agoutis, des solitaires et des anguilles. Ces dernières se sont faufilées vers nous, s'entortillant autour de nous comme si nous étions leurs parents. La vie comme un oeuf, as-tu dit... J'ai été écartelée. Au-dessus de moi, un bec attendait de percer mon coeur. Mais au moment où il s'abaissait, tu t'es jeté sur moi. Le bec du moineau a traversé ton coeur et le mien... Chien noir, ange noir, baobab ou moineau, bébé balafré à la mèche d'albinos, ou bien autre chose encore. Regard noir dans le ventre du monde." Extraits de la postface d'Ananda Devi. Un lumineux détour d'admiration et d'amour baigné d'une extrême tendresse pour dire l'auteur et son moineau, au fil, au coeur cruels de cette fable africaine et universelle.
"Le volcan un instant tranquillisé s'est de nouveau réveillé. Les oeufs, autour de nous, se sont craquelés. Il en sortait des moineaux et des poules, des vipères et des tortues, des chauves-souris et des agoutis, des solitaires et des anguilles. Ces dernières se sont faufilées vers nous, s'entortillant autour de nous comme si nous étions leurs parents. La vie comme un oeuf, as-tu dit... J'ai été écartelée. Au-dessus de moi, un bec attendait de percer mon coeur. Mais au moment où il s'abaissait, tu t'es jeté sur moi. Le bec du moineau a traversé ton coeur et le mien... Chien noir, ange noir, baobab ou moineau, bébé balafré à la mèche d'albinos, ou bien autre chose encore. Regard noir dans le ventre du monde." Extraits de la postface d'Ananda Devi. Un lumineux détour d'admiration et d'amour baigné d'une extrême tendresse pour dire l'auteur et son moineau, au fil, au coeur cruels de cette fable africaine et universelle.
Un jour, alors que nous nous baladions dans le quartier dit de la Zona Rosa, nous vîmes, sorties d'un cabaret, trois Mexicaines hilares, de la même taille comme issues d'une production en série. Elles avaient des petits hauts qui laissaient à découvert leurs épaules, leur dos et la moitié de leurs seins. Dès qu'elles me virent, moi, elles me déboulèrent dessus, l'une me prenant par la taille, l'autre par le bras alors que la troisième, sans vergogne, vérifiait des deux mains mes oeuvres vives. Ce qui avait excité le trio des courtes trimardeuses, c'était bien évidemment la couleur de ma peau. Elles voulaient juste me voir nu. Je devins un joujou entre leurs mains. À Mexico, Djibril Nawo, écrivain français d'origine togolaise, intrigue. Il suscite le mépris chez les uns, la fascination et le désir chez les autres. Des bas-fonds aux quartiers huppés, Djibril arpente la ville et croise une multitude de personnages, inquiétants, attachants ou simplement étranges. La rencontre avec Deliz Gamboa sera cruciale : le charme de cette poétesse colombienne n'a rien à voir avec celui des prostituées mexicaines... Du réalisme à la fantasmagorie, du Mexique à la Colombie, Sami Tchak nous entraîne vers des horizons lointains. Sur le ton de la tragi-comédie, Filles de Mexico évoque les questions des inégalités sociales et raciales, de la violence et de la sexualité, indissociablement liées.
Un jour, alors que nous nous baladions dans le quartier dit de la Zona Rosa, nous vîmes, sorties d'un cabaret, trois Mexicaines hilares, de la même taille comme issues d'une production en série. Elles avaient des petits hauts qui laissaient à découvert leurs épaules, leur dos et la moitié de leurs seins. Dès qu'elles me virent, moi, elles me déboulèrent dessus, l'une me prenant par la taille, l'autre par le bras alors que la troisième, sans vergogne, vérifiait des deux mains mes oeuvres vives. Ce qui avait excité le trio des courtes trimardeuses, c'était bien évidemment la couleur de ma peau. Elles voulaient juste me voir nu. Je devins un joujou entre leurs mains. À Mexico, Djibril Nawo, écrivain français d'origine togolaise, intrigue. Il suscite le mépris chez les uns, la fascination et le désir chez les autres. Des bas-fonds aux quartiers huppés, Djibril arpente la ville et croise une multitude de personnages, inquiétants, attachants ou simplement étranges. La rencontre avec Deliz Gamboa sera cruciale : le charme de cette poétesse colombienne n'a rien à voir avec celui des prostituées mexicaines... Du réalisme à la fantasmagorie, du Mexique à la Colombie, Sami Tchak nous entraîne vers des horizons lointains. Sur le ton de la tragi-comédie, Filles de Mexico évoque les questions des inégalités sociales et raciales, de la violence et de la sexualité, indissociablement liées.
Sami Tchak est né en 1960. Il est le premier enfant de son père à avoir appris à lire et à écrire. Après une licence de philosophie à l'université de Lomé, il termine des études à Paris par un doctorat de sociologie. Il écrit des essais puis des romans. Mais c'est dans la forge de son père qu'a commencé son éducation. Le charbon, les soufflets, le feu, l'enclume, le fer rougi et le marteau ont précédé les pages et la plume. Et surtout les histoires de son père. Sami Tchak l'écoutait sans cesse. Ce dialogue, cette écoute a duré plus de quarante ans et ne s'est interrompu que par la mort du père en 2003 mais il continue à entendre sa voix, à percevoir ses mots et sa sagesse. Ces pages sont un fragment des histoires de cet homme qui disait à son fils : « Tu m'écoutes et tu tries. Tu m'écoutes et du tamises mes mots. Il en restera juste des miettes donc l'essentiel ». Ces « leçons de la forge » que le père adressait à ses fils, ses filles, ses épouses, aux hommes et aux femmes du village, Sami Tchak ne les a pas oubliées : elles sont un bien inestimable, des leçons d'humanité, d'humilité et d'amour. « D'un enfant, nous devons apprendre plus que nous ne pouvons lui enseigner, puisqu'il porte en lui le monde que nous n'aurons pas le temps de vivre, alors que lui a la possibilité de connaître l'essentiel de ce qui existait avant lui. » : ainsi parla mon père à la naissance de mon fils aîné Malick le 2 juin 1987 à Ouagadougou. « Tu prétends avoir terrassé tous tes concurrents dans les sept villages, hein, beau champion de lutte ? En es-tu sûr ? Es-tu sûr qu'il ne te reste aucun concurrent à terrasser ? Tu veux que je te dise la vérité, tu le veux ? Jeune homme, ta victoire ne sera complète que le jour où tu mettras à genoux ta propre ombre » : ainsi parla mon père au plus grand lutteur du village qui s'inventait sa propre légende. « Partout dans le monde, si tu ne retrouves pas en les autres une part profonde de toi, ne dis pas qu'ils sont différents de toi, mais que tu n'as pas su te chercher en eux. Sinon, en chaque homme, en chaque femme, même en ceux et en celles qui te semblent si vils, méprisables, il y a ta propre vérité. Ne pas t'y trouver, c'est passer forcément à côté de toi-même, mon fils » : ainsi parla mon père pour m'apprendre à chercher en chacun la part entière de l'humaine condition.
Nous sommes repartis à pied à El Paraíso, notre paradis à nous, pas beau la nuit, mais c'était notre paradis à nous, et alors qu'on tentait de se frayer un passage dans le noir, marchant parfois dans la fange, il nous a vus, lui, je veux dire Riki, ma bête noire, et il a dit, Juanito, qu'est-ce que tu fais avec la fifille à Linda, la mauviette, hein ? Vlan, il l'a reçue la gifle de Juanito, vlan, la deuxième, J'aime pas qu'on cause comme ça à mon ami Ernesto, j'aime pas, baisse-toi pour saisir sa jambe gauche et lui demander pardon, vite ou je te tue tout de suite ! Dans un bidonville d'Amérique latine nommé El Paraíso, une bande d'enfants combat avec âpreté pour survivre ; il y a Ernesto qui vit épisodiquement avec sa mère Linda et qui, à quatorze ans, se prostitue déjà pour une poignée de dollars ; il y a Laura la maigrichonne qui couche avec lui et avec Riki, son pire ennemi ; et puis il y a Juanito, le caïd de la bande qui les terrorise. Livrés à eux-mêmes, ils vivent comme des chiens, avec la candeur des enfants... Le paradis des chiots peint un monde d'une extrême violence où les rapports de domination et d'humiliation sont omniprésents, ainsi que la sexualité dans toute sa crudité. Avec une grande virtuosité, Sami Tchak a construit un roman polyphonique servi par une langue ample et charnelle.
Le prince s'est frayé un chemin au milieu des danseuses excitées pour marcher vers Binétou Fall. Il lui mit la main sur l'épaule. Elle eut un sourire crispé. Les femmes poussaient leurs cris. À la surprise générale, son altesse Edmond VII ouvrit d'abord la bouche comme s'il s'apprêtait à avaler l'univers, puis il souffla bruyamment au-dessus de la tête de Binétou Fall. J'étais présent, j'avais vu. Un pigeon blanc est sorti de la bouche de l'homme doré pour se poser sur la coiffe de Binétou Fall. Tous les dignitaires se sont levés, les yeux écarquillés. Venu à l'origine faire un reportage sur un balafon légendaire conservé précieusement à la frontière entre la Guinée et le Mali, René se retrouve coincé dans un hôtel de luxe de Bamako. Loin de la vision de l'Afrique traditionnelle incarnée par le vieux et intègre Namane Kouyaté, le protecteur du balafon magique, le Français y découvre une tout autre Afrique, celle de la corruption, des affaires de moeurs et des meurtres sanglants... Fasciné toutefois par cet univers du luxe et de la débauche, il plonge corps et âme dans une folle aventure où le sexe, l'argent et les plus grands secrets d'état semblent inextricablement mêlés. Mais qui sont réellement la Princesse Sidonie, la belle Binétou Fall, ou encore la jeune inconnue de la piscine ? Et surtout qui est Al Capone, alias le Prince Edmond VII, cet homme magnétique autour de qui toutes gravitent ? Qui est donc ce feyman qui fit ses premiers pas sous l'égide du King Donatien Koagne, le roi de l'escroquerie à l'échelle planétaire... Les masques tombent les uns après les autres autour de René, la question est de savoir jusqu'où il sera prêt à aller dans sa quête à la fois de l'amour et de la vérité. Avec sa voix singulière, Sami Tchak peint une Afrique partagée entre poésie et violence, cruauté et sensualité.
Le prince s'est frayé un chemin au milieu des danseuses excitées pour marcher vers Binétou Fall. Il lui mit la main sur l'épaule. Elle eut un sourire crispé. Les femmes poussaient leurs cris. À la surprise générale, son altesse Edmond VII ouvrit d'abord la bouche comme s'il s'apprêtait à avaler l'univers, puis il souffla bruyamment au-dessus de la tête de Binétou Fall. J'étais présent, j'avais vu. Un pigeon blanc est sorti de la bouche de l'homme doré pour se poser sur la coiffe de Binétou Fall. Tous les dignitaires se sont levés, les yeux écarquillés. Venu à l'origine faire un reportage sur un balafon légendaire conservé précieusement à la frontière entre la Guinée et le Mali, René se retrouve coincé dans un hôtel de luxe de Bamako. Loin de la vision de l'Afrique traditionnelle incarnée par le vieux et intègre Namane Kouyaté, le protecteur du balafon magique, le Français y découvre une tout autre Afrique, celle de la corruption, des affaires de moeurs et des meurtres sanglants... Fasciné toutefois par cet univers du luxe et de la débauche, il plonge corps et âme dans une folle aventure où le sexe, l'argent et les plus grands secrets d'état semblent inextricablement mêlés. Mais qui sont réellement la Princesse Sidonie, la belle Binétou Fall, ou encore la jeune inconnue de la piscine ? Et surtout qui est Al Capone, alias le Prince Edmond VII, cet homme magnétique autour de qui toutes gravitent ? Qui est donc ce feyman qui fit ses premiers pas sous l'égide du King Donatien Koagne, le roi de l'escroquerie à l'échelle planétaire... Les masques tombent les uns après les autres autour de René, la question est de savoir jusqu'où il sera prêt à aller dans sa quête à la fois de l'amour et de la vérité. Avec sa voix singulière, Sami Tchak peint une Afrique partagée entre poésie et violence, cruauté et sensualité.
Maurice Boyer, issu d'un modeste milieu rural français, arrive à Paris pour entamer des études d'ethnologie à la Sorbonne. Il rêve de mettre ses pas dans ceux de son maître, Georges Balandier. Il part pour ses recherches doctorales dans un village du Togo. Il y restera deux ans. Ce sera le grand choc de sa vie. Des années après ce voyage, il sait ce qu'il doit à ce séjour et qu'il a laissé là-bas la part la plus secrète de son âme.C'est le roman d'une rencontre, d'une quête : comment regarde-t-on l'autre, comment l'invente-t-on, comme écrit-on son histoire ? Sami Tchak décrit magnifiquement la façon dont l'ethnologue, le voyageur, l'érudit se sont installés en Afrique, le regard qu'ils ont porté, l'imaginaire qu'ils ont construit, le Continent qu'ils ont inventé.« Sami Tchak déroule le fil de ce voyage qui est aussi intérieur avec une remarquable maestria. » Livres Hebdo« Autant conteur que pédagogue. » Lire« Quel roman que ce Continent du Tout et presque rien du romancier togolais ! Une histoire des idées, entre l'Occident et l'Afrique, merveilleusement incarnée. » Le Point Afrique« Avec l'ambition de mettre en scène la notion de destin linguistique, Tchak réussit à enraciner son récit dans le tem, un dialecte imagé, nourri par le conte. » Sud Ouest « Un splendide hommage à la nuance. » Le Monde des Livres
Quand on gère un restaurant 3 étoiles, on n'a pas le droit à l'erreur. Et le grand Alessandro Caprese n'est pas un chef facile.? Ce n'est pas son assassin qui dira le contraire. Suite au meurtre de leur père, Ambre et Arthur héritent d'une dette de plusieurs millions d'euros. Dès lors, pas d'autre choix que de reprendre en main le restaurant familial. Mais le truc d'Ambre c'est la sculpture et celui d'Arthur, le fast-food. Tant pis, il faudra se retrousser les manches, car la fortune dépend du fameux guide rouge et de ses critiques. Et l'inspecteur doit justement arriver d'un moment à l'autre?.Le concept : Imaginée par Arleston et dessinée par Alessandro Barbucci, Lord of Burger est une série dont la dramaturgie emprunte beaucoup aux mangas et aux comics. Le ton y est tantôt humoristique, tantôt mélodramatique, l'unité étant assurée par le dynamisme de la narration. Dans chaque album les lecteurs trouveront des suppléments : des recettes de cuisine, des fiches oenologiques, des trucs et astuces des plus grands chefs, etc. Ces « bonus » sont directement intégrés à l'intrigue, pour un ensemble savoureusement fun ! Bref, un concept appétissant, pour une série résolument moderne !À l'occasion de la parution des nouvelles aventures d'Ambre et Arthur, retrouvez le premier tome enrichi de nouvelles pages bonus ! La série s'offre aussi de nouvelles couvertures et passe en grand format !Par conséquent, les T1 et T2 de la nouvelle édition correspondent au T1 sorti en 2009.