Robert Casanovas
Robert Casanovas
Le professeur Pierre Bertier découvre une troublante absence dans les archives françaises : aucune trace des lettres de naturalité que Léonard de Vinci, né à Florence, aurait dû obtenir pour léguer ses oeuvres. À sa mort en 1519, sans ce document, le droit d'aubaine applicable aux étrangers imposait la confiscation de tous ses biens par la Couronne, y compris le célèbre tableau « La Joconde ». Basé sur des faits réels minutieusement reconstitués, ce roman retrace la nuit fatidique où Melzi et Salaï, disciples de l'artiste, ont dérobé des pièces majeures avant l'inventaire royal, puis fabriqué un faux testament pour justifier leur possession. Le récit raconte comment cette imposture a traversé cinq siècles. Ce roman, à la croisée du thriller historique et de l'enquête scientifique, questionne la frontière entre crime et héroïsme : Melzi et Salaï étaient-ils des voleurs ou les sauveurs d'un patrimoine inestimable ? L'auteur, Robert Casanovas, est professeur agrégé honoraire et membre de la Société des Gens de Lettres. Juriste passionné par l'histoire des collections artistiques, il a consacré de longues années à l'étude des appropriations d'oeuvres d'art par les États. Président de l'ONG International Restitutions, il a publié de nombreux travaux académiques sur le sujet.
Paris, 1794. La République conquiert. Mais ce ne sont pas seulement des territoires qu'elle prend aux vaincus, ce sont aussi et surtout leurs chefs-d'oeuvre. Tandis que les armées françaises déferlent sur la Flandre, l'Italie, Rome et Venise, une autre guerre se livre dans les sacristies et les palais : celle des commissaires aux arts, munis d'inventaires et de réquisitions, qui pillent méthodiquement les plus grandes collections pour en garnir le Museum de Paris. Van Eyck, Rubens, Raphaël, Titien, Véronèse, tout ce que l'Europe a de plus précieux prend le chemin de la France. De l'abbé Grégoire, théoricien tourmenté du pillage légal, au jeune général Bonaparte qui impose sa loi aux princes italiens avec le sourire d'un homme qui sait exactement ce qu'il vaut, La Grande Razzia retrace la naissance d'un système inédit : le vol d'État érigé en politique culturelle. Premier tome d'une saga historique en quatre volumes, au souffle épique, ancré dans les faits, implacable dans son regard sur les hommes et le pouvoir.