Rémy Marion
Rémy Marion
Quarante ans d’expéditions aux confins des glaces : Rémy Marion, explorateur infatigable, nous entraîne de l’Arctique à l’Antarctique, sur les traces des ours polaires, des narvals et des manchots.
Ouverte sur le large, Honfleur offre à tous les curieux un port d'embarquement à peu d'autres pareils grâce aux nombreux bateaux à la portée permanente des yeux et des coeurs propices aux rencontres. Le grand voyageur Rémy Marion, qui y est né, témoigne de l'amour filial qu'il voue à cette ville depuis son enfance, de sa richesse historique et de sa vie artistique intense. Il en profite aussi pour rendre hommage aux travailleurs de la mer, à tous ceux qui sont restés là plutôt que de courir les océans et qui sont malgré tout, eux aussi, des aventuriers du quotidien.
Tomber éperdument amoureux d'un collègue hétérosexuel quand on ne l'est pas, n'a rien d'exceptionnel. D'autres avant moi furent happés par cette fulgurance à sens unique. Que cela se produise deux fois en douze ans sur un même site, interpelle. Que ces élus d'un coeur en jachère fassent montre d'une élégance rare et d'empathie, peut-être qualifié d'exceptionnel. Qu'en soixante-deux ans d'une vie faite de multiples rencontres d'un soir je ne me sois épris d'un homme qu'à deux reprises, de surcroît hétérosexuel, dépasse l'entendement ! Le temps oeuvrant, Alexis et Alexandre désormais sous d'autres cieux, j'ai ressenti l'envie irrépressible de coucher sur papier l'histoire de ces amours extraordinaires, depuis longtemps couvertes par la prescription. Puisse un hasard bienveillant mettre sous les yeux de mes Roméo virtuels, ces pages qui n'appartiennent qu'à nous trois. Puissent-ils s'y reconnaître, même si j'ai pris grand soin de brouiller les pistes...
L'ours polaire continue à déambuler sur une banquise de plus en plus fine. Il est menacé, c'est indéniable, mais moins que d'autres habitants de l'Arctique, comme les mergules nains, les mouettes ivoire, les lemmings, les morses et autres narvals... On a abusé de son image pour alerter sur les conséquences du réchauffement climatique, mais l'ours polaire vaut mieux que cela. Son élégance, ses adaptations uniques, sa curiosité ne doivent pas rester des arguments marketing pour des zoos et des politiques incultes. S'il doit rester un symbole, comme son cousin l'ours brun, c'est celui de nos liens indestructibles avec le sauvage. Si l'ours polaire disparaît, cela ne changera pas grand-chose à l'écosystème arctique, mais nous, êtres humains, aurons perdu un repère millénaire et un ancrage indispensable.
Le boeuf musqué, ou ovibos, est une espèce méconnue. On le dit survivant de l'époque des mammouths tant son allure semble primitive. Il y a 400 000 ans, il peuplait les Pyrénées, comme l'attestent les traces de chasse dans la grotte de Tautavel. Avec le retrait des glaciers, il a traversé l'hémisphère nord et les hommes l'ont suivi dans sa déambulation. Ce livre est un hommage au boeuf musqué, cette espèce méconnue, véritable repère vivant dans l'espace et dans le temps.
Bête féroce ou frère de de forêt ? Qu'en est-il de notre rapport avec l'ours qui jadis représentait l'homme resté sauvage et peu à peu s'est vu relégué au rang de créature redoutable ? Qu'avons-nous fait de cet animal complexe aux facettes inexplicables comme son incroyable capacité à jeuner, mystère qui pourrait déboucher sur d'inédites avancées en médecine humaine ? En puisant dans trente ans d'expérience sur la piste de cet animal singulier, Rémy Marion nous invite à partir sur les traces de l'ours brun et de son cousin l'ours polaire, pour réfléchir à une nouvelle relation, plus objective et plus apaisée.
Après L'Affaire Isobel Vine, le retour de Darian Richards. Ex-flic des homicides à Melbourne, Darian Richards a laissé derrière lui un cortège de vies anéanties, de familles en deuil, de réponses impossibles à donner. Épuisé par cette litanie de souffrances, il a pris une retraite solitaire dans le Queensland, loin des villes et de leurs turpitudes. Mais les démons sont partout. Et dans la région, depuis quelques mois, des adolescentes disparaissent sans laisser de traces. La police locale parle de fugues. C'est en général ce qu'on dit quand on ne retrouve pas les corps, Darian le sait, mais il ne veut plus s'en mêler. Ce n'est plus son histoire. Et pourtant... malgré la promesse qu'il s'est faite de se tenir éloigné des tragédies, l'idée de laisser toutes ces familles sans réponses le hante. Aussi décide-t-il de prendre les choses en main. Mais à sa façon cette fois, sans s'encombrer du protocole. Il est loin d'imaginer ce qui l'attend. Avec son sens phénoménal de l'intrigue, du suspense et son empathie pour son personnage principal, on comprend aisément que Tony Cavanaugh ait été comparé par une presse unanime à Michael Connelly. La ressemblance a néanmoins ses limites. Richards est beaucoup plus sombre et sans compromis que son alter ego américain, Harry Bosch.