Régine Detambel
Régine Detambel
Dans le cadre de la sauvage Écosse du dix-huitième siècle, deux êtres s'aiment et le « Fantôme de Glen Wick » est un amalgame d'espoirs, de souffrances et d'insouciance. Les ambiances tantôt feutrées, tantôt survoltées, égrènent des sentiments contrastés à l'image des paysages âpres de la lande ou des falaises qui plongent dans un océan tumultueux. Les divers personnages semblent sortis d'un roman d'aventure et d'amour à la fois. Tout y est imaginaire, romancé, idéalisé.
Un orchestre municipal en crise, un chef charismatique, une collection de timbres qui réveille les souvenirs : L'orchestre et la semeuse explore la fragilité de la création et la puissance de l'imaginaire.
Joachim - les Mosellans disent Jochem - est né en Lorraine sur la frontière où la France et l'Allemagne, chacune à son tour, s'établissent et veulent vaincre. Là, il y a des mines de charbon, du fer, des filons douloureux et salissants, des crassiers et des drames souterrains. Les hommes ont les poumons scintillants de poussière. Les vaches lèchent des blocs de sel gemme. Mais Joachim n'a pas connu le soir. Il n'a pas vécu un jour entier. Il faut entretenir sa tombe, en chasser les insectes et les fleurs vénéneuses. Il faut l'aider à franchir les saisons sous la terre, lui apprendre la couleur de la route, l'exode, le goût du pain de soldat, le sifflement de l'obusier. Alors, comme saint Nicolas le fit des glaneurs, sa soeur le ressuscitera.
le prince Omar Langoustinet règne sur le royaume sous-marin de Lombardie. Il peut changer tout ce qu'il touche en or... Une fable sous-marine drôle et poétique. « Copyright Electre »
Trois destins croisés dans une maison de retraite : un homme de 88 ans qui perd la mémoire, une femme qui refuse qu’on l’appelle « Mamie », et un quasi-centenaire, mascotte malgré lui.
Durant des années Coline a imaginé, pensé, cousu, brodé une robe de mousseline et de soie, la « Robe fantaisie ». La dernière retouche faite, l'épreuve de patience terminée, il faut trouver la femme digne de porter cette oeuvre d'art, ce fruit de l'obsession. C'est à la terrasse d'un café, au milieu d'un groupe d'adolescentes, que la modéliste croit la reconnaître. Frédérique se montrera-t-elle digne de la robe, minutieux travail de broderie symbole d'une fidélité courtoise ? Enveloppe presque chamelle d'une aventure amoureuse empoisonnée par les ruptures et les plaies anciennes, la « Robe fantaisie » s'anime, s'humanise, puis redevient métaphore. Une oeuvre où le vertigineux exercice d'écriture, où le carcan stylistique, s'effacent, pour devenir aussi invisibles que la trame d'une soierie laissant surgir une profonde émotion dramatique et des images sensuelles qui donnent au talent de Régine Detambel une force exceptionnelle.
Quelle drôle d'atmosphère au cirque Balthazar ! Dès leur arrivée, Ernest Poustoufle et son amie Lamie comprennent qu'un lourd secret hante la troupe. Un vol de bijoux, un décès suspect : depuis des années une mystérieuse affaire est passée sous silence. Nos deux détectives sauront-ils l'élucider ?
Dans le décor de machines proliférantes et de papiers en folie d'une imprimerie désaffectée, un sculpteur modeste mais obstiné tourne autour d'un bloc de diorite dont il rêve de faire « son » oeuvre. Chez lui, devant l'armée rangée en ordre de bataille des vingt-six lettres de l'alphabet, un écrivain, frère trumeau de Bouvard et Pécuchet, friand de recettes parodiques qu'il lui est impossible d'appliquer, dresse néanmoins la liste qu'il voudrait exhaustive des manières et des thèmes. Mais le livre ricane et montre l'écrivain du doigt. Mais la pierre, par surprise, saute sur le sculpteur, investit la main qui l'a créée et, geôlière impitoyable, prisonnière acharnée, l'entraîne dans un tour du monde effréné. Jeune écureuil littéraire qui bâtit son oeuvre à elle, totalement personnelle, avec des matériaux détournés - pastiches, emprunts, citations, labyrinthes borgésiens, puzzles à la Perec, silences à la Sarraute ou jeux oulipiens - Régine Detambel poursuit ici sa recherche poétique et moqueuse.
Une classe de quatrième, la quatrième « orange », du dortoir à la cour de récréation. L'école de la nuit et du jour. Acteur et témoin, le choeur monolithique, monocorde, des jeunes pensionnaires qui oeuvrent avec soin à la destruction du bouc émissaire qu'elles se sont choisi. Saligia, une élève bien différente des autres, sorte de poupée malade et favorite des religieuses pour des raisons qui lui échappent, engagée avec la responsable de l'établissement dans une relation amoureuse qu'elle ne peut concevoir, est le souffre-douleur nécessaire à l'harmonie de la classe. La Quatrième orange, c'est l'adolescence enfermée dans un pensionnat, et d'autant plus sciemment, redoutablement cruelle. Trente et une élèves, un dortoir, une soeur vêtue de noir, un professeur de gymnastique et une corde lisse travaillent à l'accomplissement du drame. Après Le Long Séjour, où Régine Detambel relatait sans complaisance une journée dans une maison de retraite, La Quatrième orange vient en écho, une vie plus tôt.
Cinq gangsters, tout juste échappés de prison, l'enlèvement d'un marchand de journaux, passionné de mots croisés... Et voilà Ernest Poustoufle et sa petite amie entraînés dans une histoire rocambolesque !
Vous notez vos pensées et vos idées dans un carnet ? Vous écrivez vos secrets dans un journal intime ? Vous pratiquez donc l'écriture personnelle, et cet ouvrage est fait pour vous. Il s'attache en effet à comprendre les usages et les vertus de l'écriture de soi pour soi, à laquelle s'adonnent, souvent en silence, des millions de personnes en France. Loin d'un simple exutoire, cette activité agit comme un refuge, un espace enveloppant, une médecine de velours où le corps aussi trouve à s'exprimer. Abordant les multiples déclinaisons de l'intime, la bibliothérapeute et autrice Régine Detambel intègre au fil du texte des entretiens menés avec celles et ceux qu'elle accompagne dans leurs pra¬tiques d'écriture. Théorie et vécu se répondent ainsi dans un dialogue universel.
Lire pour soi, lire pour l'autre. Après "Les Livres prennent soin de nous" paru en 2015, Régine Detambel revient avec un ouvrage de bibliothérapie créative, qui recense quelques-unes de ses sources théoriques et les grandes lignes de sa pratique.
Au travers du personnage de Susan, assistante souffre-douleur, Régine Detambel revient sur les dernières années de la vie de la grande tragédienne Sarah Bernhardt, ses triomphes, ses amours, ses lendemains qui déchantent, ses obsessions, sa fortune, ses sommets, ses tréfonds. Tout y est hautement romanesque et délicieusement extravagant. 2023 marquera le centenaire de la mort de Sarah Bernhardt dont la devise est restée "Quand même" jusqu'au bout.
Ebranlée dans sa chair par un accident de voiture, Alice vit heure par heure les mutations de son corps à travers l'expérience de la cicatrisation, de la consolidation, de la musculation. Prélude à une renaissance dans un corps différent, rejoué, renégocié, ce voyage dans le chantier organique et le monde clos qu'est l'hôpital est aussi un roman puissamment initiatique sur les séductions exercées par la mort et la maladie à certaines étapes de l'existence, quand s'instaure un rapport inédit à la vérité, voire à une forme de spiritualité.
Créateur tourmenté, orgueilleux et vantard, August Strindberg se maria trois fois - trois unions ratées, terribles, destructrices, chaque fois empoisonnées par la jalousie, puis compliquées par la misère omniprésente, due principalement aux échecs éditoriaux ou théâtraux du maître, que la critique lacéra systématiquement. Bonheurs, tensions, drames, Trois ex est le roman de ces divorces et de ces excès.
Les livres nous soignent. Tandis que fleurissent les salons de "développement personnel " et les premières thèses de médecine sur le pouvoir des livres, Régine Detambel, écrivain et kinésithérapeute de formation, s'est donné pour tâche de montrer que la littérature comme remède doit se défier tout autant du pouvoir médical que des lieux communs du bien-être de masse.
La vie de Girolamo Cardano (1501-1576), célèbre médecin, astrologue, savant, mathématicien et inventeur qui évolua aux côtés des plus grands (de Charles Quint à Ambroise Paré). Prototype de l'humaniste et de l'esprit libre, cet "écorché du cerveau" qui inspira les libertins du XVIIe, avant d'intriguer les encyclopédistes et de susciter l'intérêt de Nerval, Balzac ou de Paul Valéry, est au coeur d'une bio-fiction qui plonge dans la pensée extraordinaire d'un XVIe siècle déchiré entre rationalité et fascination à l'égard des forces occultes, pour rendre un hommage jubilatoire aux extases de la pensée en mouvement, de ses ardeurs les plus fécondes à ses plus folles fantasmagories.
Comment Jean Harlow, premier sex-symbol du cinéma, a-t-elle pu être assassinée par un homme qui s'était suicidé cinq ans auparavant ? Comment a-t-elle pu achever le tournage de son dernier film, Saratoga, avec Clark Gable, puisqu'elle était déjà morte et enterrée ? Et, surtout, qui était cette fille rongée par la lumière des projecteurs et par la maladie, définie par la seule beauté de ses seins ? A ces questions et quelques autres, Platine tente de répondre. En réinventant le destin de cette comédienne broyée qui fut le modèle de Marylin Monroe, Régine Detambel grave au scalpel le flamboyant et impitoyable blason de l'oppression des femmes.
50 histoires fraîches, autant de petits riens qui résonnent profondément. Une femme entre en conciliabule avec elle-meme dans les miroirs d'un supermarché, des paysans revent ´r la solitude des pôles, un laveur de carreaux entrevoit l'existence de Dieu, un vieil homme partage sa maison avec un arbre... Ce que Régine Detambel appelle fraîcheur, c'est une maticre brute, sortie de l'expérience humaine et livrée ici comme un témoignage émerveillé de ce que peut le quotidien.
Fille du ténor préféré du compositeur Janácek, Elina Marsch, née en 1926 dans une famille juive, grandit en compagnie des maîtresses de son père, cantatrices célèbres dont elle apprend l'art de la séduction et tout un répertoire d'airs de folie et de mort avant de connaître les vicissitudes de la guerre et ses horreurs et de s'enfuir en Amérique. Roman de la voix divine qui fascine, apaise ou terrifie, Opéra sérieux fait entendre le chant même des lointaines Sirènes.
Un labyrinthe secret plongé dans l'obscurité. Un bourreau qui y enferme ses proies. Une victime qui parvient à s'en échapper, mais sans le moindre souvenir. Un effroyable combat pour retrouver la mémoire, et une enquête à hauts risques pour traquer celui qui continue à agir dans l'ombre... Le nouveau volet tant attendu du Chuchoteur. Durée : 08H50
Vivant au Canada depuis la séparation de ses parents, Lola n'a pas revu son père depuis des années. Profitant du départ de sa mère en tournée (elle est danseuse) elle décide d'aller le retrouver dans le Colombier où il vit au plus près de la nature...
50 histoires fraîches, autant de petits riens qui résonnent profondément. Une femme entre en conciliabule avec elle-meme dans les miroirs d'un supermarché, des paysans revent ´r la solitude des pôles, un laveur de carreaux entrevoit l'existence de Dieu, un vieil homme partage sa maison avec un arbre... Ce que Régine Detambel appelle fraîcheur, c'est une maticre brute, sortie de l'expérience humaine et livrée ici comme un témoignage émerveillé de ce que peut le quotidien.
Aussitôt qu'il s'approchait du colombier improvisé dans les combles et qu'il prenait dans sa main un oiseau, il avait le sentiment physique d'une voile qui se gonfle. Désormais Raphaël ne voyait pas plus son passé que s'il avait appartenu à un monde infrarouge et son oreille n'entendait rien que des roucoulements, ici et maintenant. Les roucoulis, le frottis de millions de plumules contre des millions de plumules, le bain revigorant du pigeon dans l'air, l'extraordinaire pouvoir de récupération que stimulent ses coups d'ailes. Et c'est tout. Le jour où Raphaël découvre sous le toit de sa maison les nids de centaines de pigeons aux ailes argentées, sa vie bascule. Veuf et inconsolable, il projetait de se suicider depuis des années : les pigeons vont le sauver. La douceur du duvet, la palpitation vitale des petits corps fragiles opèrent sur lui une fascination magique. Lorsque Lila, sa fille, décide de renouer avec lui, elle trouve un ermite qui vit dans un colombier et dont la maison est une ruine... Elle ira de surprise en surprise. Avec un style inimitable, où le réalisme et l'onirisme se mêlent étrangement, Régine Detambel tisse une histoire singulière et campe des personnages atypiques et très attachants.
Aussitôt qu'il s'approchait du colombier improvisé dans les combles et qu'il prenait dans sa main un oiseau, il avait le sentiment physique d'une voile qui se gonfle. Désormais Raphaël ne voyait pas plus son passé que s'il avait appartenu à un monde infrarouge et son oreille n'entendait rien que des roucoulements, ici et maintenant. Les roucoulis, le frottis de millions de plumules contre des millions de plumules, le bain revigorant du pigeon dans l'air, l'extraordinaire pouvoir de récupération que stimulent ses coups d'ailes. Et c'est tout. Le jour où Raphaël découvre sous le toit de sa maison les nids de centaines de pigeons aux ailes argentées, sa vie bascule. Veuf et inconsolable, il projetait de se suicider depuis des années : les pigeons vont le sauver. La douceur du duvet, la palpitation vitale des petits corps fragiles opèrent sur lui une fascination magique. Lorsque Lila, sa fille, décide de renouer avec lui, elle trouve un ermite qui vit dans un colombier et dont la maison est une ruine... Elle ira de surprise en surprise. Avec un style inimitable, où le réalisme et l'onirisme se mêlent étrangement, Régine Detambel tisse une histoire singulière et campe des personnages atypiques et très attachants.
Partir. Pour «trouver son chemin». Cheminer pour «se retrouver». Pour donner du corps au voyage et du rythme à la méditation. Son bac décroché, 20 euros et un sac de riz en poche, c'est le rêve qu'a accompli Hadrien Rabouin, 17 ans, durant quatre mois et 1 300 kilomètres sur les routes de France, en compagnie de Camomille, une vache choisie au sein du troupeau de ses parents. L'aventure du jeune randonneur et de sa douce génisse a touché au coeur la France entière, suscitant une formidable vague d'attentions sur leur passage, entraînant jusqu'en Asie une médiatisation inattendue. À l'instar de l'écrivain Robert Louis Stevenson et de son ânesse Modestine sur les sentiers des Cévennes à la fin du XIXe siècle, sans doute leur voyage a-t-il réveillé en nous un désir partagé, celui de l'aventure libre et désintéressée. Fils d'agriculteurs labellisés biologique installés en Anjou, habité de passions, Hadrien approfondit sur son temps libre la botanique, la philosophie, la poésie, la musique et le sport. Il rêvait depuis son plus jeune âge départir «sur la route de son école».