Pierre Bertaux
Pierre Bertaux
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un germaniste hors du commun nous livre ici ses souvenirs et nous fait bénéficier des leçons qu'il a tirées de la fréquentation des puissants comme des humbles, des salons comme des prisons, des palais de la République comme des paysages sauvages de ses Pyrénées tant aimées.
Dès son arrivée à Berlin en octobre 1927, le jeune normalien Pierre Bertaux entre de plain-pied dans les cercles franco-allemands où se côtoient écrivains et éditeurs, professeurs et étudiants, diplomates et journalistes. Il rend compte de ses observations et de ses idées dans les lettres à ses parents restés en France.
Trente ans ont passé ; on peut maintenant raconter - c'est de l'histoire - comment s'est passée la Libération à Toulouse : l'entrée des maquisards le 20 août 1944, la relève de « l'État français » de Vichy prise par les hommes du Gouvernement provisoire d'Alger, les Comités de Libération installés dans les préfectures et les mairies, l'ordre tant bien que mal maintenu - que faire, quand saute le couvercle de la marmite ? - et peu à peu, la remise en place des institutions républicaines, tandis que dure la guerre, qu'on manque de pain, de viande, d'électricité, que les prisonniers sont absents. Et de grands espoirs éveillés, des tentatives amorcées, dont certaines retrouvent aujourd'hui leur actualité : la participation du personnel à la gestion des entreprises, la structuration d'une économie régionale... En 1945, Toulouse, quelque temps capitale régionale, redevenait une ville de province. Mais Toulouse et la région toulousaine avaient vécu une vie intense, fiévreuse, que retrace ici celui qui, pendant dix-huit mois, en porta la responsabilité.