Philippe Ridet
Philippe Ridet
Août 1980, quelque part en province. Une bande d’amis, entre deux verres de gin-ananas et les bouffées de Camel, hésite à sauter le pas vers l’âge adulte.
« Comme les disques de vinyle, notre mémoire a deux faces. La face A regorge des tubes du temps passé. Sur la face B sont gravées des mélodies discrètes et discordantes. » Années 1970, deux adolescents dépareillés dans une petite ville française. Zoran, d'origine croate, obsédé par les filles et les grosses cylindrées. Ponthus, timoré et petit-bourgeois. À cet âge on ne choisit pas ses amis. Les années filent sur les départementales de la vie. Ponthus part ; Zoran reste. D'un côté, la province spongieuse et rassurante ; de l'autre, Paris, désirée et redoutée. Faut-il s'engluer ou renaître ? Mais un lien unit les deux amis comme un fil électrique dénudé. Ponthus et Zoran ne se croisent plus que par hasard, irrémédiablement différents. Pourtant, ils partagent un secret. Roman de formation et des désillusions, Les Amis de passage exhume les détails et les frissons d'une amitié asymétrique. Le temps n'efface pas tout. Demeure tout ce qui nous lie, nous délie, nous relie.
Un été 1974, une piscine municipale, un coup de feu. Ce crime est à moi raconte comment un fait divers a marqué à jamais le destin d’un jeune homme, entre souvenirs estivaux et secrets inavoués.
« ... la corruption des politiques, la mafia, le Festival de la chanson de San Remo, les papes, les glissements de terrain et les tremblements de terre, la faillite de la Sicile, la fabrication des pâtes et l'élaboration des sauces, la concussion, la rétorsion, l'abus de pouvoir, la ruine des ruines de Pompéi, des adresses d'hôtels en bord de mer, des recettes de cuisine, des patrons partis de rien et qui ont bâti un empire, des chantiers qui ne finiront jamais, la fuite à l'étranger des jeunes diplômés, des pactes entre banquiers à Milan, des meurtres gratuits et des règlements de comptes à Naples, l'abandon de Cinecittà, le pull de cachemire noir de Sergio Marchionne, le patron de la Fiat, les vestes à larges revers de Lapo Elkann et les costumes stricts de son frère John, les combines du football, la chasse aux immigrés en Calabre, les sermons de Roberto Saviano, l'omniprésence de l'Église, le chômage, la dette et le spread, l'évasion fiscale... » Rien ou presque n'aura échappé à l'auteur de ce récit foisonnant, charmeur et si profondément original. On le refermera en pensant à Jacques Nobécourt qui avait écrit : « Méfiez-vous de ceux qui ont tout compris de l'Italie et peuvent l'expliquer clairement. Ils sont sûrement mal informés. »
« ... la corruption des politiques, la mafia, le Festival de la chanson de San Remo, les papes, les glissements de terrain et les tremblements de terre, la faillite de la Sicile, la fabrication des pâtes et l'élaboration des sauces, la concussion, la rétorsion, l'abus de pouvoir, la ruine des ruines de Pompéi, des adresses d'hôtels en bord de mer, des recettes de cuisine, des patrons partis de rien et qui ont bâti un empire, des chantiers qui ne finiront jamais, la fuite à l'étranger des jeunes diplômés, des pactes entre banquiers à Milan, des meurtres gratuits et des règlements de comptes à Naples, l'abandon de Cinecittà, le pull de cachemire noir de Sergio Marchionne, le patron de la Fiat, les vestes à larges revers de Lapo Elkann et les costumes stricts de son frère John, les combines du football, la chasse aux immigrés en Calabre, les sermons de Roberto Saviano, l'omniprésence de l'Église, le chômage, la dette et le spread, l'évasion fiscale... » Rien ou presque n'aura échappé à l'auteur de ce récit foisonnant, charmeur et si profondément original. On le refermera en pensant à Jacques Nobécourt qui avait écrit : « Méfiez-vous de ceux qui ont tout compris de l'Italie et peuvent l'expliquer clairement. Ils sont sûrement mal informés. »