Philippe Nikonoff
Philippe Nikonoff
Par leur caractère massif, les émissions de gaz à effet de serre ont déstabilisé le climat. Alors que les grandes entreprises et notamment les cent premières mondiales sont impliquées dans 70 % de ces émissions, seuls les comportements individuels sont mis en cause. C'est une supercherie car la hausse des émissions de CO² est le résultat de l'expansion permanente du commerce mondial. Parce que la rentabilité repose sur la circulation mondiale des marchandises, notre système économique est gourmand en CO², économe en emplois et riche en profits. C'est cette logique qu'il faut changer. Réduire les émissions mondiales de CO² impose de réduire la circulation mondiale des marchandises et de favoriser les circuits courts. Le choix est clair : soit davantage d'emplois et de revenus mais moins de CO² et de profits, soit davantage de profits et de CO² mais moins d'emplois et de revenus.
«Le théâtre m'amuse follement... mais dans les coulisses ! Vu de la salle, le théâtre ne m'intéresse plus du tout.» Toute l'oeuvre de Blaise Cendrars confirme cette confidence malicieuse au journaliste André Gillois : tour à tour poète, romancier, essayiste, scénariste, grand reporter, mémoraliste, il n'a pas écrit pour la scène. Mais c'est dans les coulisses d'un théâtre qu'introduit son dernier roman, Emmène-moi au bout du monde !... Au coeur de ce roman à clefs multiples, prend place une comédienne haute en couleur, Thérèse Églantine, qui doit nombre de ses traits à un vrai «monstre sacré», Marguerite Moreno. Dans un livre énigmatique comme une palinodie, la chronique de moeurs se mêle à une intrigue policière pour retourner comme un gant tout l'univers du poète.