Philippe Minyana
Philippe Minyana
Suzanne et son fils, deux solitudes qui se croisent sans se comprendre. Quand l’anniversaire de la grand-mère ravive les tensions, les mots deviennent des armes et des caresses.
Dans les chambres, on gît, on perd la mémoire, on râle, on attend, on reproche, on quémande, on ordonne, on chavire, on tombe, on menace, on soupire, on piaille, on dort (debout, assis, couché), on se plaint, on s'en veut, on s'envoie les mots à la figure, on hoquette, on étouffe, on meurt. De chambre en chambre, de lieu en lieu. Elle (la Femme à la natte), nous guide, plus qu'humaine (vaincue, folle, tueuse), éternelle.
Trois enseignants, trois vies qui se croisent entre salle des profs et confidences intimes. Ruines romaines dépeint avec justesse et tendresse les petits drames et les espoirs fragiles de ceux qui portent, malgré tout, leur croix au quotidien.