Philippe-Marie Margelidon
Philippe-Marie Margelidon
Comment Dieu agit-Il dans le monde et dans nos vies ? La providence et le gouvernement divin offre une méditation profonde et actuelle sur la sagesse chrétienne, éclairée par la tradition thomiste et l’expérience spirituelle contemporaine.
Les traités d'eschatologie, comme on les désigne aujourd'hui, sont rares. Pourtant la révélation divine dit par mode d'images et de récits plusieurs choses importantes qui concernent la fin de l'homme et du monde. Le donné scripturaire et de tradition saint Thomas en fait non seulement l'inventaire, mais il en cherche le sens et en dégage le maximum d'intelligibilité. S'il convient de compléter, parfois de reformuler, la doctrine thomasienne, non sans tenir compte du développement de l'enseignement de l'Église depuis le XIIIe siècle, cette doctrine demeure pertinente et éclairante pour la foi. Saint Thomas n'hésite pas à aborder des questions difficiles ou controversées. Il le fait avec une grande sûreté et fermeté de jugement. À PROPOS DE L'AUTEUR Philippe-Marie Margelidon, dominicain de la province de Toulouse, enseigne la métaphysique et la théologie dogmatique à l'Institut catholique de Toulouse, au studium des dominicains à Toulouse, à l'Institut-Saint-Thomas-d'Aquin au couvent des dominicains de cette même ville. Directeur de la Revue thomiste, il est le président de l'Association des Centenaires Saint Thomas d'Aquin (ACTA)
La théologie de saint Thomas est de nature théocentrique, théologale et trinitaire. Le mystère de Dieu, un et trine, est la clé de toute sa réflexion théologique. Il regarde toutes choses, le monde et les hommes, dans cette lumière. Il médite les perfections divines, sa bonté, sa providence, sa puissance, etc., dans un langage précis, apparemment technique, mais la finalité de toutes ses analyses est contemplative. De même, lorsqu'il aborde chaque personne divine, à partir du Père, dont tout procède, le Fils et le Saint-Esprit, et tout ce qui existe dans l'univers, et vers qui tout retourne. Dieu Trinité est le principe et la fin des créatures et spécialement de l'homme. Dieu a prédestiné les anges et les hommes à participer à la béatitude trinitaire de Dieu. Saint Thomas fait tourner le regard de la foi dès le départ de son entreprise théologique vers cette fin béatifiante et comblante, dont le Christ rédempteur est l'unique médiateur. À PROPOS DE L'AUTEUR Philippe-Marie Margelidon, dominicain de la province de Toulouse, enseigne la métaphysique et la théologie dogmatique à l'Institut catholique de Toulouse, au studium des dominicains à Toulouse, à l'Institut-Saint-Thomas-d'Aquin au couvent des dominicains de cette même ville. Directeur de la Revue thomiste, il est le président de l'Association des Centenaires Saint Thomas d'Aquin (ACTA)
On dit souvent que le mal n'est pas justifiable, qu'il ne peut être réduit à une solution simple, tant il demeure incompréhensible. Il est scandale et provocation pour la conscience humaine. Or, la question de Dieu donne à celle du mal des proportions redoutables qui ne placent cependant pas la raison dans l'incapacité de dire quelque chose d'intelligible et de sensé sur ce qui apparaît à la fois comme un problème et un mystère. La théologie, qui est exercice de la raison dans la lumière de la foi, n'est pas condamnée à se taire. Dieu, certes, est inconnu en lui-même, et le mal demeure irréductible à toute entreprise de réduction, mais, à partir de tout ce que nous pouvons affirmer de Dieu par la raison et par la réflexion croyante, il est possible de donner quelques repères à ce qui demeure pour l'esprit un défi. Ces balises ne cherchent pas à justifier ou expliquer le mal, mais sont comme des tentatives raisonnées de comprendre et dégager de l'intelligibilité dans ce qui se présente, surtout en christianisme, comme un rapport difficile à penser : Dieu et le mal. Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.
La question du péché originel suscite de très nombreux débats dans la théologie catholique. Elle est incomprise, niée ou reformulée fréquemment de manière à en neutraliser les difficultés. Elle semble devenue inacceptable parce que incompatible avec la pensée et l'esprit de nos contemporains. Saint Thomas est le théologien auquel le magistère ecclésial ne cesse de se référer sur ce point précis de la révélation et de la doctrine catholique. C'est qu'en effet il offre une explication très homogène au donné de foi, qui reste cependant mal connue. Nous proposons une synthèse ordonnée qui tient compte des difficultés de compréhension que nous évoquions, non pour les contourner mais pour les situer par rapport au contenu de la doctrine thomasienne et de l'enseignement dogmatique de l'Église. À PROPOS DE L'AUTEUR Philippe-Marie Margelidon est dominicain de la province de Toulouse. Il enseigne la métaphysique et la théologie dogmatique à l'Institut catholique de Toulouse, au studium des dominicains à Toulouse, à l'Institut-Saint-Thomas-d'Aquin au couvent des dominicains de cette même ville. Directeur de la Revue thomiste, il est le président de l'Association des Centenaires Saint Thomas d'Aquin (ACTA).
Le langage chrétien fait souvent appel au vocabulaire de la grâce. On dit s'en remettre « à la grâce de Dieu » comme à sa providence. On dit aussi que « Dieu fait grâce », qu'il remet les péchés « par grâce », que l'homme vit « au gré de sa grâce ».Cependant, la grâce est un terme qui fait partie de ces vocables, comme l'âme ou la providence, qui sont devenus obscurs ou étranges à beaucoup. Pourtant ce terme est irremplaçable ; la théologie, pour ne pas dire la foi, ne peut se formuler sans lui. C'est que l'homme, en effet, selon la révélation biblique, est appelé, par une faveur divine gratuite qui est la grâce, à une destinée supérieure, que l'on qualifiera de surnaturelle. On mesure que cette manière de parler de grâce, de surnaturel, de faveur, de gratuité et de révélation recouvre une doctrine très riche, que ces quinze études ne prétendent pas épuiser, mais tentent de mettre en lumière.De longueurs inégales, ces quinze leçons cherchent à circonscrire l'étendue et la portée du mot grâce dans la tradition catholique. Il recèle probablement le secret le plus intime du christianisme. Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.
La vie chrétienne se caractérise par un désir profond et actif de se conformer à Jésus, d'être « configuré » à lui (sequela ou imitatio Christi, disait-on : suite ou imitation). L'une de ses principales injonctions, récurrente dans les Évangiles, était l'appel à la prière, et les Apôtres ont compris qu'ils n'imiteraient bien leur Maître qu'en priant comme lui. Aussi lui demandèrent-ils de leur « apprendre à prier ». Jésus a accédé à leur demande et leur a légué ce qui devait devenir la prière chrétienne par excellence : le Notre Père, dont il y a tout lieu de penser qu'il fut sa prière à lui avant d'être celle de ses disciples, et que c'est cela même qui en fait l'une des formes majeures de l'imitatio Christi. Le livre cherche à s'approprier l'Oraison dominicale en en « ruminant » les versets, à partir des paroles transmises par les évangélistes, et en résonance avec les Écritures juives dont Jésus était nourri, afin de les laisser infuser dans la vie quotidienne. À PROPOS DE L'AUTEUR Michel Nodé-Langlois, né à Marseille, marié, cinq enfants, ancien élève de l'École Normale Supérieure (rue d'Ulm), agrégé de philosophie, élève de Michel Gourinat et Claude Tresmontant, professeur honoraire de philosophie en Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat, et à l'Institut Catholique de Toulouse. Dernières publications : Personne, qui es-tu ? (PUIPC, 2014) ; Questions de philosophie (DDB, 2014) ; Je crois en un seul Dieu (Téqui, 2018) ; Y a-t-il une antinomie de la raison pure ? (Téqui, 2021).
L'entretien individuel devrait être, une fois dans l'année, un moment privilégié d'échange et de compréhension mutuelle entre un collaborateur et son supérieur hiérarchique. Mais dans la réalité... Entretien individuel, je me marre !
Ce volume propose une reconstruction cohérente de l'anthropologie de Thomas d'Aquin : nature del'âme, unité substantielle de la personne, image de Dieu, hiérarchie des êtres. Articulant Écriture, Tradition etmétaphysique aristotélicienne, il restitue la vision intégrale de l'homme - vivant rationnel, horizon entre matière etesprit, ordonné à la béatitude divine. Une synthèse majeure pour comprendre l'être humain dans sa profondeur. À PROPOS DE L'AUTEUR Philippe-Marie Margelidon, dominicain de la province de Toulouse, enseigne la métaphysique et la théologie dogmatique à l'Institut catholique de Toulouse, au studium des dominicains, à l'Institut Saint-Thomas-d'Aquin au couvent des dominicains de cette même ville. Directeur de la Revue thomiste, il est le président de l'Association des Centenaires Saint Thomas d'Aquin (ACTA).
Redécouvrez Aimé Forest, philosophe oublié du XXe siècle, dont la pensée métaphysique du consentement à l’être et de l’intériorité éclaire nos quêtes de sens.
Au service exclusif de la France - jusqu'à la mort.Né en 1879, mort en déportation en 1945, Charles Delestraint est une figure injustement mal connue de l'histoire militaire française. Pourtant, durant toute sa vie, ses engagements successifs jusqu'au sacrifice ultime dans la Résistance lui ont ouvert les portes du Panthéon en 1989. Saint-cyrien, officier d'infanterie pendant la Première Guerre mondiale, il suit les cours du Centre d'études des chars de combat après le conflit et se passionne pour cette nouvelle arme. Commandant de bataillon en Allemagne, chef de corps à Vannes, puis général à Metz, il est conduit, par ses différentes affectations, à proposer, soutenir et expérimenter une utilisation ambitieuse d'une arme blindée encore en devenir. Pendant deux ans en Lorraine, il a sous ses ordres le colonel de Gaulle, avec qui il partage une vision commune des enjeux de l'entre-deux-guerres. Quand il se retrouve à la tête d'un groupement cuirassé en juin 1940, ses talents d'organisateur et son énergie farouche forcent le respect de ceux qui le côtoient. Alors même que la France est vaincue, son dernier ordre du jour proclame crânement : " Confiance, confiance encore, confiance toujours. " En août 1942, avec l'accord du général de Gaulle et le soutien de Jean Moulin, le délégué de la France libre, il devient le premier chef de l'Armée secrète afin de fusionner les groupes paramilitaires de la Résistance sur tout le territoire. Sous le pseudonyme de " Vidal ", il entreprend alors, à plus de soixante ans, une mission à haut risque, cette fois-ci en clandestinité. Arrêté par la Gestapo à Paris en juin 1943, il est déporté au camp de concentration du Struthof, puis à celui de Dachau, où il est exécuté quelques jours avant la Libération. Jusqu'au bout, sa force de caractère et son enthousiasme sont d'un précieux secours pour ses compagnons de misère. Cette biographie exemplaire livre au lecteur, grâce à un patient travail de recherche et de renouvellement des sources, une personnalité exceptionnelle dont la haute valeur trouve ses racines dans un sens du devoir, un patriotisme, une abnégation et une foi, qui nourrissent un " savoir vouloir " en toutes circonstances.
Qu'est-ce qu'être heureux ? Dieu a créé les êtres humains pour qu'ils le soient dès ici-bas. Et tel est le principe qui anime spontanément la théologie des vertus, ces inclinations qui nous poussent au bien. Y compris celles que nous n'associons pas généralement à notre représentation du bonheur. Dont, en premier lieu, la religion, la chasteté, la pénitence. Loin des mécompréhensions contemporaines, ces mots recouvrent en effet des vertus. À condition d'en retrouver le sens premier et plénier. La religion ne se réduit pas à la contrainte de la règle la chasteté, à la continence de la chair la pénitence, à la culpabilité de la faute. Elles ne se limitent pas aux sphères de l'entendement ou du sentiment. Elles impliquent entièrement l'être humain. Elles convoquent sa nature et sa culture. Elles le renvoient à la grâce de Dieu. C'est ce paradoxe anthropologique qu'éclaire ce livre étonnant et détonnant qui profite de la science et de la pédagogie du frère Philippe-Marie Margelidon. En revenant à l'enseignement du maître de sagesse que fut et que demeure saint Thomas d'Aquin. En relisant sa doctrine morale qui offre des modèles théoriques performants donnant lieu à des préceptes pratiques éminents. En réouvrant notre intelligence à l'étude de sa pensée par-delà les clichés. Un guide sûr et clair pour vivre, bien vivre et mieux vivre. Frère dominicain, Philippe-Marie Margelidon est docteur en théologie et directeur de la Revue thomiste. Il enseigne à l'Institut catholique de Toulouse, au studium de théologie des frères et à l'Institut Saint-Thomas-d'Aquin. Il est l'auteur d'ouvrages remarqués, dont Questions disputées autour du sacrement de l'Ordre : Études et propositions. Le présent essai ouvre au Cerf la collection « Patrimoines thomistes », qu'il a la charge d'animer.
Le renouveau des études thomistes, engagé à la suite de la publication de l'encyclique de Léon XIII, Aeterni Patris a été porté par de grands noms dans les différentes disciplines des sciences sacrées, mais si l'actualité de la philosophie thomiste est bien connue, celle de la christologie l'est beaucoup moins. Cette recherche part de la question de la grâce du Christ pour examiner ce qu'elle suppose et implique à titre de corollaire ou de conséquence. De la grâce à la résurrection du Christ, le parcours est assez long, mais organique. Chaque chapitre aborde un thème ou une notion, parfois un ensemble de questions corrélées chez plusieurs auteurs, et parfois chez un même théologien dont on peut suivre l'évolution. L'auteur a essayé de respecter au plus près la pensée de chacun, d'analyser et non de résumer, de présenter à chaque fois les points forts et saillants, parfois les faiblesses de telle ou telle thèse.Cette série d'études n'est pas exhaustive, mais elle confronte une diversité de sujets fondamentaux dont le contenu ne peut pas ne pas rencontrer l'intérêt du lecteur chrétien, ou, tout au moins, la curiosité de ceux qui aiment la réflexion théologique spéculative, assez rare de nos jours.Certes, l'intention de ce travail est d'abord de contribuer à la réhabilitation d'une théologie trop souvent « déclassée », mais ensuite et surtout de poser quelques jalons pour une christologie thomiste intégratrice.Philippe-Marie MARGELIDON, Prêtre dans l'ordre dominicain est professeur de théologie et directeur des études du couvent de Toulouse.