Philippe Joutard
Philippe Joutard
8 août 1786. Jacques Balmat et Michel Paccard atteignent pour la première fois le sommet du mont Blanc. L'événement marque la fondation de l'alpinisme moderne. Pourtant, avant d'être découvert puis vaincu, le mont Blanc a bien dû être "inventé". C'est cette longue histoire de la haute montagne dans la sensibilité des hommes que raconte Philippe Joutard dans ce livre dont la première édition a paru à l'occasion du bicentenaire de la conquête du plus haut sommet d'Europe. Longtemps domaine maudit, la montagne entre dans l'imaginaire européen à la fin du Moyen Âge. Curiosité scientifique, goût du risque, esthétique de la démesure où se mêlent des sentiments d'horreur et de beauté
8 août 1786. Jacques Balmat et Michel Paccard atteignent pour la première fois le sommet du mont Blanc. L'événement marque la fondation de l'alpinisme moderne. Pourtant, avant d'être découvert puis vaincu, le mont Blanc a bien dû être "inventé". C'est cette longue histoire de la haute montagne dans la sensibilité des hommes que raconte Philippe Joutard dans ce livre dont la première édition a paru à l'occasion du bicentenaire de la conquête du plus haut sommet d'Europe. Longtemps domaine maudit, la montagne entre dans l'imaginaire européen à la fin du Moyen Âge. Curiosité scientifique, goût du risque, esthétique de la démesure où se mêlent des sentiments d'horreur et de beauté
Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants. Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision. Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de 'révoquer la Révocation' en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse ? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable 'culture de la Révocation' qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIXe siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.
Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants. Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision. Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de 'révoquer la Révocation' en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse ? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable 'culture de la Révocation' qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIXe siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.
Une étrange révolte : deux ans de guerre ouverte dans une province du Grand Roi, le soulèvement d'un peuple de paysans et artisans décidés à témoigner pour leur foi suffisent à inquiéter la monarchie, à alerter l'Europe, à
De l'essor de la généalogie au discours politique, la Mémoire a tout envahi. Ce livre, signé d'un des meilleurs historiens de la question, s'interroge sur l'empire actuel de la mémoire - ses origines, ses précédents, sa place dans des sociétés plus anciennes. Il la confronte à cet autre rapport au passé qu'est l'Histoire, fruit de la rationalité, à vocation universelle, cherchant modestement, mais obstinément, une parcelle de vérité.
Les monstres sanguinaires tels que Dracula - le vrai -, Gilles de Rais ou Élisabeth Báthory - la « comtesse sanglante » - fascinent notre époque comme ils ont fasciné les leurs. Et parce qu'ils ont fait couler le sang, un chef de guerre comme Attila, un chef de gang comme Al Capone, ont gagné leur place dans la légende rouge de l'humanité. C'est ainsi : l'histoire s'écrit à l'encre écarlate... Attentats, batailles, carnages organisés, exécutions de masse... Toute l'aventure humaine est ponctuée de bains de sang. Du massacre de la Saint-Barthélémy aux tueries de la Grande Guerre, de la répression des révoltes d'esclaves, à Rome, à l'extermination des populations amérindiennes, ce sont les épisodes sanguinolents qui ont le plus marqué notre mémoire collective. Franck Ferrand a choisi, parmi les émissions à succès de cette nouvelle saison d'« Au coeur de l'histoire », des récits où le sang coule à flots. Au passage, il s'attache comme toujours à résoudre certaines énigmes, et se penche sur le cas mystérieux de la bête du Gévaudan ou celui, toujours nébuleux, de la disparition de Louis II de Bavière.
Les monstres sanguinaires tels que Dracula - le vrai -, Gilles de Rais ou Élisabeth Báthory - la « comtesse sanglante » - fascinent notre époque comme ils ont fasciné les leurs. Et parce qu'ils ont fait couler le sang, un chef de guerre comme Attila, un chef de gang comme Al Capone, ont gagné leur place dans la légende rouge de l'humanité. C'est ainsi : l'histoire s'écrit à l'encre écarlate... Attentats, batailles, carnages organisés, exécutions de masse... Toute l'aventure humaine est ponctuée de bains de sang. Du massacre de la Saint-Barthélémy aux tueries de la Grande Guerre, de la répression des révoltes d'esclaves, à Rome, à l'extermination des populations amérindiennes, ce sont les épisodes sanguinolents qui ont le plus marqué notre mémoire collective. Franck Ferrand a choisi, parmi les émissions à succès de cette nouvelle saison d'« Au coeur de l'histoire », des récits où le sang coule à flots. Au passage, il s'attache comme toujours à résoudre certaines énigmes, et se penche sur le cas mystérieux de la bête du Gévaudan ou celui, toujours nébuleux, de la disparition de Louis II de Bavière.