Paul Jouhanneaud
Paul Jouhanneaud
« Quel nom, quel grand nom devant Dieu et les hommes que celui de saint Charles Borromée ! Depuis trois siècles, que de volumes ont retracé son histoire, que de fois les chaires chrétiennes l'ont prêchée ! Et cependant nous espérons la populariser encore ; oui, cette esquisse, quelque faiblement qu'elle soit présentée, trouvera, nous en sommes sûr, des lecteurs nombreux, car ici la forme n'est rien ; nous croyons avec un des premiers biographes de Charles, que « ses actions sont si belles par elles-mêmes, qu'il n'est pas besoin d'y ajouter d'ornements étrangers, ni de les faire valoir par d'éloquentes paroles. » En 1538 naquit celui qui devait montrer surtout aux disciples de Luther et de Calvin en quoi consistait la réforme, ce qui constituait le véritable réformateur. Oui, il y avait alors dans l'Eglise des abus à réprimer, des désordres à arrêter. Mais où était le remède au mal, sinon dans la prédication incessante de la vertu, par des prédicateurs pratiquant eux-mêmes cette vertu dans ce qu'elle a de plus pénible et de plus héroïque ? Et, prenant en pitié les pécheurs en considération des justes, le Seigneur donnait au monde Charles Borromée. Tandis que les hérésiarques criaient au scandale, à l'abomination, en offrant le spectacle public de leur vie abjecte, Charles, pour mettre fin à ces scandales, à cette abomination, gémissait nuit et jour dans la prière et la pénitence toutes puissantes contre la propagation du mal, et présentait dans toutes ses paroles et ses oeuvres le commentaire pratique de l'Evangile. Tel est le contraste qui va se déployer sous nous yeux, et que nous prions le lecteur de ne jamais perdre de vue. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
IL y avait, dans un village de la Manche, un honorable gentilhomme campagnard, point opulent, mais vivant noblement ; lance au râtelier, antique rondache au grenier, cheval à l'écurie, et chien courant toujours prêt à partir. Son ordinaire habituel lui emportait les trois quarts de son revenu ; le reste ne suffisait qu'à peine à ses autres dépenses domestiques, dont la plus considérable était celle de sa garderobe. Ce n'est pas qu'il fut fastueux ; mais il savait à quoi l'obligeait son rang, et qu'un homme de sa sorte devait toujours avoir deux habits, un pour les jours ouvrables, l'autre, d'un drap plus fin, pour les fêtes et dimanches.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quel nom, quel grand nom devant Dieu et les hommes que celui de saint Charles Borromée ! Depuis trois siècles, que de volumes ont retracé son histoire, que de fois les chaires chrétiennes l'ont prêchée ! Et cependant nous espérons la populariser encore ; oui, cette esquisse, quelque faiblement qu'elle soit présentée, trouvera, nous en sommes sûr, des lecteurs nombreux, car ici la forme n'est rien ; nous croyons avec un des premiers biographes de Charles, que « ses actions sont si belles par elles-mêmes, qu'il n'est pas besoin d'y ajouter d'ornements étrangers, ni de les faire valoir par d'éloquentes paroles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Famille et naissance de Jean de Matha. - Sa piété précoce. - Ses études à Marseille, à Aix. - Ses premiers triomphes sur le monde et le péché.LA fin du XIIe siècle et le commencement du XIIIe forment une des époques les plus tourmentées, mais aussi des plus glorieuses de l'Eglise. Sur plusieurs points du globe elle avait à lutter contre l'erreur, l'hérésie, le schisme et l'effroyable corruption de moeurs qui en était la conséquence ; la barbarie surtout et le fanatisme des musulmans, faisaient dans son sein d'horribles ravages.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.