Paul Fohr
Paul Fohr
Un enfant découvre le monde à partir d'un lieu enchanté, Morhange, sur le plateau lorrain, et grâce à un être bien-aimé, une grand-mère « comme on n'en fait plus ». Bien des années plus tard, alors qu'il croit avoir tout oublié, il se souvient. Il tente de reconstruire ce passé, fût-ce de façon fragmentaire. Il ne peut s'empêcher de l'idéaliser, peut-être de le mythifier. Mais le mythe n'est-il pas plus vrai que toute « réalité » ?
Journal d'une crise inachevée, où l'on aperçoit le thème récurrent dans les écrits de Paul Fohr, celui de la paternité, des relations père fils une fois de plus traité dans un contexte original. Un être doué, sensible, aisément inquiet, tente de reconstituer - sans aucune garantie de succès - ce que fut son enfance, son adolescence. Il parviendra, à reconstruire peu à peu, son identité familiale et sociale, donc personnelle. Sa quête est aride, mais, lentement, la lumière commence à se faire en lui. L'« absent » sera bientôt un « présent ». « Père, comme je voudrais que cette lettre pût te parvenir, où que tu sois sur cette terre ou dans l'au-delà ! Tu existes, ou tu as existé, du moins pour ma mère. Je ne sais rien de toi. Je ne sais ni où ni comment tu es entré dans la vie de maman, ni quand ni pourquoi tu en es sorti. Peut-être es-tu même resté dans l'ignorance de mon existence. Dans ma vie à moi, tu as toujours été l'absent. »