Paul-Aloise De Bock
Paul-Aloise De Bock
Dans les paysages fluviaux et les villages oubliés des Terres basses, Paul-Aloïse De Bock dépeint avec justesse la vie des petites gens, leurs espoirs et leurs désillusions.
« J'ai quitté mes champs sans réfléchir et j'ai été m'inscrire sur la liste des pénitents. Je voulais revêtir la robe de bure, participer à l'expiation, la croix sur l'épaule, pour rompre mes troubles par la violence des gestes de pénitence. Parmi les centaines de robes, j'ai choisi la plus longue ; ma croix la plus lourde. Je me suis vêtu, j'ai abaissé la cagoule, je disparaissais dans le néant dont je voulais repartir. La procession s'ébranla. Le glas se mit à tinter sur la ville. L'arête de la croix me meurtrissait l'épaule, j'avais un pied écorché. Soudain, au passage des Vieux Remparts, je vis Bernardine sur le pas de sa porte... ». « La Flandre est un songe », disait l'ami Ghelderode. Le songe, ici, est celui du Grand Barnabé, déchiré entre deux femmes. Songe d'amour, de mort, d'au-delà.