Ornela Vorpsi
Ornela Vorpsi
La jeune Tamar, spectatrice d'un théâtre fiévreux où chaque personnage est sur le fil, livre une lecture tourmentée du monde - de son monde - dérivant vers de mystérieux abîmes. Un roman ensorcelant porté par la poésie singulière d'Ornela Vorpsi. Par l'auteur du Pays où l'on ne meurt jamais, Vert venin, Tessons roses et de Buvez du cacao Van Houten !
Une fable politique, dans la lignée de 1984, sur le contrôle social, la peur du changement et la plus insensée des révolutions. « Bienvenue à Amatka... où chacun joue un rôle, où le langage possède d'étranges propriétés et où rien - pas même la texture de la réalité - ne peut être garanti.» Ainsi se présente Amatka, cette austère colonie antarctique aux ambiances post-soviétiques. Amatka, lieu interdit à la dissidence et aux sentiments, espace exigu où la liberté niche dans les recoins obscurs du langage, est une communauté heureuse mais totalement figée. Lorsque Vanja, une « assistante d'information », est envoyée en mission là-bas pour y collecter de l'intelligence à des fins gouvernementales, elle comprend rapidement que son séjour qu'elle prévoyait expéditif sera moins routinier qu'envisagé. Et pour cause, le point de bascule n'est jamais très loin dans cette colonie d'hiver, de sorte que Vanja sera amenée à enquêter parmi les ombres d'Amatka, celles qui revendiquent l'insurrection... Jeff Vandermeer, anthologiste du Big Book of Science-Fiction et du recueil The Weird, a considéré ce roman dès le premier instant, louant cette « exploration époustouflante et véritablement originale des mystères du réel et de ce que signifie être humain ». Fille par les lettres de Margaret Atwood et d'Ursula K. Le Guin (pour son approche sociale des Dépossédés), la suédoise Karin Tidbeck dresse avec Amatka une fable d'anticipation aussi réflexive qu'inventive, s'intéressant davantage aux mécanismes du changement qu'à ses seuls effets. Par son style concis et efficace, elle nous offre le portrait d'une société où les mots, dépouillés jusqu'à l'os de leur polysémie, deviennent à la fois un objet de répression et une arme, et où la communication est au coeur des rapports de force.
Dans l'Albanie de la fin des années 1970, Olta voit son quotidien bousculé par la disparition soudaine et inexplicable de son père. Chacune à sa manière, la fillette et sa mère Veronika affrontent le mystère de cette absence. Veronika, femme aussi belle que peu sûre d'elle, échafaude mille scénarios d'adultères. Olta, confidente forcée et souffre-douleur de sa mère, rêve de liberté. Elle tente de se tenir à distance du drame et porte un regard souriant sur le monde des adultes, sur ce pays qui vénère la Chine communiste avant de la rejeter comme il a rejeté précédemment la tutelle soviétique, sur la vitalité d'un peuple que la dictature ne parvient pas à juguler. Tout en nous offrant une chronique acidulée de l'Albanie d'avant la chute du Mur, la jeune Olta découvre de son côté, avec une fausse candeur, le monde du désir et de la sensualité.
Dans l'Albanie de la fin des années 1970, Olta voit son quotidien bousculé par la disparition soudaine et inexplicable de son père. Chacune à sa manière, la fillette et sa mère Veronika affrontent le mystère de cette absence. Veronika, femme aussi belle que peu sûre d'elle, échafaude mille scénarios d'adultères. Olta, confidente forcée et souffre-douleur de sa mère, rêve de liberté. Elle tente de se tenir à distance du drame et porte un regard souriant sur le monde des adultes, sur ce pays qui vénère la Chine communiste avant de la rejeter comme il a rejeté précédemment la tutelle soviétique, sur la vitalité d'un peuple que la dictature ne parvient pas à juguler. Tout en nous offrant une chronique acidulée de l'Albanie d'avant la chute du Mur, la jeune Olta découvre de son côté, avec une fausse candeur, le monde du désir et de la sensualité.
Pour Katarina, la nuit promet d'être interminable. Au matin, après une séparation longue et douloureuse, elle doit retrouver son amant à la beauté et à l'insouciance féroces. Plus jeune qu'elle, il appartient à l'âge des amours dont inexorablement Katarina se sent bannie. Elle vit cette hantise et dans la gloire du jeune homme voit le temps qui dévaste. Katarina est mariée, mère d'un enfant. Son fils est malade. Va-t-elle le conduire malgré tout à la crèche, ou rester auprès de lui ? Katarina tranche. Dès cet instant, tout en préparant fiévreusement la rencontre amoureuse, elle devient spectatrice d'elle-même. Qu'est-ce donc, être amante, épouse, mère ? Tu convoiteras raconte une obsession érotique violente, qui prend parfois des teintes de cauchemar. Ornela Vorpsi décrit les tourments de Katarina, ceux d'une passion charnelle aux accents presque mystiques, les remords ardents mêlés aux désirs les plus troubles, l'insatisfaction qui suit leur réalisation, au fil d'un récit d'une intensité exceptionnelle.
Plongez dans Tu convoiteras, un roman intense où Ornela Vorpsi explore l'obsession érotique et les tourments d'une femme déchirée entre désir, maternité et culpabilité.