Nicole Sigal
Nicole Sigal
Un mari odieux cristallise sur sa femme tout son ressentiment d'homme raté qui n'a trouvé sa place ni dans la société, ni dans son couple. Il cultive d'autant mieux sa haine envers sa femme que celle-ci est brillante et épanouie dans sa vie sociale. Et surtout, elle est amoureuse.Dans Un homme comme moi, Nicole Sigal fait le choix très provocateur du monologue intérieur pour raconter la violence conjugale du point de vue de l'agresseur. Le lecteur partage jusqu'au malaise l'errance de cet homme ambivalent qui se montre tour à tour touchant, sarcastique, pitoyable, insupportable. Ce tour de force narratif interroge la violence dans le couple sous sa forme verbale et physique, qu'elle soit le fait d'un homme ou celui d'une femme car le choix du sexe n'est ici qu'une modalité. Nicole Sigal décrypte avec subtilité et intelligence le phénomène de l'emprise, la manière dont le couple y fait système jusqu'à l'inconcevable : la permanence du lien amoureux.
Une tribu d'enfants tombés du ciel cherche des parents. Vont-ils en trouver à leur idée ? Fils du soleil et de la pluie, ils sont nés d'un arc-en-ciel un jour de printemps. Sept enfants tombés de la dernière pluie. Une interrogation tendre et naïve du monde par des enfants avec l'espoir toujours vivace de le changer.
La vie et l'oeuvre de la première réalisatrice de l'histoire du cinéma.Rien ne prédestinait Alice Guy à devenir réalisatrice, productrice, ni à diriger un studio de cinéma aux États-Unis. Et pourtant.... Entrée comme secrétaire chez Gaumont, elle propose de tourner de " petites histoires " pour doper les ventes de caméras et de projecteurs. Ainsi naît La Fée aux choux, l'une des toutes premières oeuvres de fiction du Septième Art. Des centaines suivront. Ses adaptations littéraires ou d'opéras, ses comédies inspirées de la vie quotidienne restent les seuls témoignages filmés de l'époque, portés par le regard d'une femme. En 1910, elle crée, près de New York, son propre studio de cinéma. À la tête de la Solax Film Company, elle domine la production et le box-office américain, tourne avec les plus grandes stars. Son succès est éclatant mais ne survit pas à la puissance d'Hollywood. Ruinée, Alice Guy rentre en France et passera le reste de sa vie à tenter de réhabiliter son oeuvre et son nom. Pionnière du cinéma à la carrière la plus longue, elle figure parmi les dix femmes en or consacrées par la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris. Préface d'Ana Girardot.
Une ancienne actrice déchue, sans domicile fixe, est hébergée par un directeur de théâtre. Tous les soirs, sur la scène, elle attend l'homme qui rompra son sort, son sortilège, le spectateur qui viendra lui dire qu'elle est belle malgré son aspect repoussant. Mais en vain. Il n'est pas si facile de se faire aimer quand on est dans la déréliction totale. Comme tous les contes, celui-ci, du « Beau et de la bête », interroge l'existence humaine et se termine bien car « la bête » est maligne.
« Sans lui » tire à boulets rouges sur l'éternelle imbécillité des prudents et des lâches, de ceux qui confondent l'amour avec la possession : un homme quitte une femme sous la pression de ses parents, mais on n'est jamais sûr qu'il la quitte vraiment. C'est féroce, et tellement plein d'amour : un mélange de cruauté et de bonté très rare. Il y a aussi, sans doute, dans ce théâtre d'écorchée qui met à nu notre système sanguin, quelque chose d'autobiographique, mais des vérités personnelles distordues jusqu'à l'amusement le plus libre, le plus libéré et le plus libératoire. (Extrait de la préface de Gilles Costaz)
L'histoire terrifiante du viol d'enfants, de femmes par des gens de pouvoir, des magistrats, des procureurs, des maires et « le roi ». Une colère poétique face à cette scandaleuse trilogie : pouvoir, sexe, argent sont les trois mamelles du monde. Nous sommes en pleine République où les crimes sexuels sont protégés et commandités par les élus du peuple. Le roi est mort, vive le roi. Le café est le lieu où les hommes se rencontrent et se racontent ce monde. Le patron du café est un OEdipe du XXIème siècle ou un Tirésias. C'est le chaos, la guerre est au centre. Guerre entre les êtres, destruction de toutes les valeurs humaines. Les femmes se prostituent et sont prostituées par la République. Les hommes violent et pleurent leur mère dans leur costume de proxénète... Ils se consolent de leurs crimes et de leurs lâchetés en tétant du lait !