Nicolas Chevassus-au-Louis
Nicolas Chevassus-au-Louis
Et si la science, au lieu de nourrir la croissance, se mettait enfin au service de l'écologie ? Décroiscience propose une réflexion radicale et urgente sur la nécessité de repenser la recherche scientifique pour sauver la planète.
Comment l’immersion française peut-elle transformer l’enseignement supérieur ? Découvrez dans cet ouvrage de référence les enjeux politiques et pédagogiques de l’immersion universitaire au Canada.
Oppenheimer à la plage s'appuie sur la vie fascinante de Robert Oppenheimer, figure emblématique de la physique moderne et du nucléaire, pour vulgariser les enjeux et les avancées majeures de l'énergie atomique. De ses débuts à Gttingen à la direction du projet Manhattan, puis à ses questionnements moraux face à la prolifération nucléaire, la vie d'Oppenheimer est complexe, ambiguë et fascinante. Sa récente mise en lumière, avec le film Oppenheimer de Christopher Nolan, révèle que les questionnements autour du nucléaire sont plus que jamais d'actualité. Parce que le nucléaire ne se réduit pas à l'arme atomique, le livre explore également l'histoire et l'avenir des technologies nucléaires civiles, notamment les centrales à fission nucléaire, puis la fusion, avec le projet Iter. Il permet ainsi de synthétiser les questions autour de l'énergie nucléaire, de la prolifération des armes jusqu'au rêve d'une énergie verte ultime, en passant par le traitement et l'enfouissement des déchets radioactifs.
Saviez-vous que pour l'anniversaire de sa naissance, chaque 10 juillet, la page d'accueil de Google est ornée d'une image rendant hommage à Nikola Tesla ? Avec plusieurs centaines de brevets déposés durant sa longue carrière, commencée en Europe et poursuivie aux Etats-Unis, Tesla a durablement marqué le monde de l'innovation technologique, en particulier le domaine de l'énergie. Mais c'est aussi une figure excentrique et torturée que vénèrent les ingénieurs de la Silicon Valley : Tesla dormait très peu, pesait au gramme près tous ses aliments, n'avait aucune relation amoureuse, parlait huit langues, avait une mémoire photographique absolue et des visions régulières, véritables hallucinations créatrices. Installez-vous confortablement dans un transat et laissez-vous conter par Nicolas Chevassus-Au-Louis l'incroyable histoire d'un génie maudit dont les inventions ont eu un impact décisif sur nos vies. En quittant votre transat, vous ne regarderez plus le monde de la même manière...
Alerte ! La malscience se répand aussi vite que la malbouffe ! D'apparence de plus en plus sophistiquée mais produite en masse, de plus en plus vite et de moins en moins fiable. Interrogés de manière anonyme, 2 % des scientifiques reconnaissent avoir inventé ou falsifié des données. Soit pas moins de 140 000 chercheurs fraudeurs de par le monde. Biologie et médecine sont, de loin, les plus touchées. Et ces fraudes manifestes ne sont rien à côté des petits arrangements avec la rigueur devenus fréquents dans les laboratoires. Est-ce grave ? Très grave. Car la biologie et la médecine traitent de la santé, de la vie, de la mort. Est-il acceptable que de nouveaux médicaments soient testés, et peut-être autorisés, sur la base d'expériences plus ou moins truquées ? Comme le secteur financier miné par ses créances irrécupérables, la littérature scientifique en biologie et en médecine, mais aussi en physique et en chimie, s'avère gangrenée par des articles toxiques. Ce livre revient sur une série de scandales internationaux – de la thèse des frères Bogdanoff à des cas moins médiatisés mais non moins fâcheux – et se propose de réfléchir aux causes d'une telle dérive et aux moyens d'y remédier. À la fois enquête de terrain et essai critique, il met en lumière un aspect fondamental et trop ignoré de l'évolution actuelle des pratiques scientifiques. Nicolas Chevassus-au-Louis, docteur en biologie et historien, est journaliste, collaborateur régulier de Mediapart. Il a publié au Seuil Savants sous l'Occupation en 2004, Les Briseurs de machines en 2006 et Un iceberg dans mon whisky en 2009.
Savants sous l'Occupation Les scientifiques ne sont pas restés à l'écart de la quasi-guerre civile qui a déchiré la France entre 1940 et 1944. La France libre voulait leur prestige, Vichy leur savoir, les nazis leur soutien. Comment les chercheurs français ont-ils répondu à ces sollicitations multiples ? Articulé autour de 12 récits, ce livre entraîne le lecteur dans l'univers de la recherche française entre 1940 et 1944. Douze récits centrés chacun sur un chercheur, du prix Nobel au thésard aujourd'hui oublié, qui abordent de façon vivante les traits saillants de la vie scientifique sous l'Occupation : la restructuration du système de recherche par Vichy ; la mobilisation des laboratoires pour répondre aux difficultés de ravitaillement et aux pénuries ; l'incontournable antisémitisme d'Etat, qui ne parvient cependant pas à éliminer les Juifs de la vie scientifique ; les engagements dans le camp de la Résistance comme de la Collaboration ; et enfin la très superficielle épuration, qui voit la communauté scientifique passer l'éponge sur les errements de ses membres les plus compromis. Nourri d'archives souvent inédites, ce livre met en lumière des aspects méconnus et refoulés de l'histoire de la science française. Qui ne s'étonnera d'apprendre que le physicien Frédéric Joliot-Curie, figure emblématique de la Résistance, a travaillé durant toute la guerre avec des chercheurs allemands ; que l'INSERM, comme bien d'autres institutions scientifiques actuelles, a été fondé par Vichy ; ou encore que le mathématicien Gaston Julia, élu président de l'Académie des sciences en 1950, avait été suspendu cinq ans auparavant en raison de ses sympathies nazies ! Un tableau contrasté de la vie scientifique sous l'Occupation en émerge, avec du noir, du blanc, et toute une gamme de gris. Avec ses moments de doute, de bravoure et de lâcheté. Sans manichéisme, quitte à écorner certains mythes. Les chercheurs étaient jusqu'à présent restés à l'écart du mouvement de retour critique sur les années noires de Vichy. Il était temps de combler cette lacune.
Les briseurs de machines Les " fauchages volontaires " de champs d'OGM par José Bové et ses amis expriment une forme radicale de résistance à un développement technique considéré comme injuste et néfaste. Cette violence a une longue histoire, trop peu connue, qui débute avec les bris de machines textiles dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle sous la conduite d'un légendaire " général Ludd ". Le luddisme est né, et connaîtra en Europe divers avatars pendant tout le XIXe siècle, pour ressurgir aujourd'hui. Longtemps considérées, tant par les théoriciens du capitalisme que par le mouvement ouvrier, comme des mouvements réactionnaires de refus du " progrès ", ces révoltes sont, depuis peu, réexaminées. Les études historiques désormais portent un regard bien moins dédaigneux sur les briseurs de machines ; la recherche économique réinterprète le luddisme comme l'expression d'une alternative à la production de masse choisie par la première révolution industrielle ; une nouvelle critique de la société industrielle, à partir des années 1970, a pris pour cible la mécanisation et l'automatisation ; et des mouvements actuels, comme les fauchages d'OGM, sans se référer explicitement au luddisme, en reprennent les grands thèmes et les modes d'action. C'est à retrouver cette histoire et à évaluer sa signification sociale qu'est consacré ce livre. Alternant récits et analyses, il a pour fil directeur l'idée que le choix d'introduire une machine ou une nouvelle technologie est un choix politique. Loin d'être neutre, ou inexorable comme on le croit trop souvent, la mécanisation et l'automatisation procèdent toujours de l'exercice d'un pouvoir, au profit d'un groupe humain et au détriment d'un autre.