Myriam Jacquemier
Myriam Jacquemier
Dans nos imaginaires contemporains, l'image exemplaire du désordre et de la discorde a conservé depuis le Moyen Âge la figure de la Tour de Babel. On l'a dite coupable d'orgueil, responsable de la dispersion, de la solitude humaine, de l'incommunication. Et si cela n'avait été que rencontre opportune entre un texte et une actualité, réécritures mythiques par lesquelles l'homme renaissant cherchait à « réinventer » son destin ? Le premier tome invite le lecteur à pénétrer dans l'écriture du mythe telle que l'ont érigée les différentes traditions en ce début de XVIe siècle. Les différentes strates d'interprétation et les diverses sources de transmission en éclairent les richesses. Malédiction babélienne ou bénédiction ? Le sens ne peut être tranché tant ce mythe habite les plus extrêmes profondeurs de l'âme humaine, les strates les plus complexes de nos sociétés. À notre époque de savoir le réinventer.
Dans nos imaginaires contemporains, l'image exemplaire du désordre et de la discorde a conservé depuis le Moyen Âge la figure de la Tour de Babel. On l'a dite coupable d'orgueil, responsable de la dispersion, de la solitude humaine, de l'incommunication. Et si cela n'avait été que rencontre opportune entre un texte et une actualité, réécritures mythiques par lesquelles l'homme renaissant cherchait à « réinventer » son destin ? Le deuxième tome de cette étude invite le lecteur à découvrir les enjeux politiques et religieux dont les diverses variations du mythe ont permis l'expression. Du rêve nostalgique d'une langue unique au bouleversant sentiment de solitude d'après la « chute », ne put-il pas naître, paradoxalement, la reconnaissance d'une identité nouvelle, creuset de la modernité ? Malédiction babélienne ou bénédiction ? Mythe riche et complexe. À notre époque de savoir en réinventer le sens.
Dans nos imaginaires contemporains, l'image exemplaire du désordre et de la discorde a conservé depuis le Moyen Âge la figure de la Tour de Babel. On l'a dite coupable d'orgueil, responsable de la dispersion, de la solitude humaine, de l'incommunication. Et si cela n'avait été que rencontre opportune entre un texte et une actualité, réécritures mythiques par lesquelles l'homme renaissant cherchait à « réinventer » son destin ? Dans ce troisième tome, nous invitons le lecteur à comprendre l'effet des variations babéliennes sur l'approche et le fonctionnement des langues, sacrées, vulgaires, nationales. En passant d'une culture du Verbe à une culture du signe, l'homme de la Renaissance sortit du statut de créature pour se construire en tant qu'individu. À la fin du XVIe siècle, le mythe se dissout en allégorie ; la progressive laïcisation en épuisa le mystère. Mais un mythe est immortel... Malédiction babélienne ou bénédiction ?