Michèle Fitoussi
Michèle Fitoussi
C'est l'histoire d'une femme dont les cheveux blanchissent. D'une Iranienne qui libère sa chevelure sur la place publique, au péril de sa vie. D'une femme qui, dans les années 1920, se coiffe à la garçonne. D'un homme qui tombe amoureux des cheveux d'une inconnue. D'une femme jugée pour sa rousseur. D'une popstar qui se rase la tête sous les flashs des paparazzis. De jeunes filles tondues par erreur. Les cheveux des femmes portent une mémoire intime et collective, faite de luttes, d'injonctions et de réappropriations. Ils sont un terrain de contrôle autant qu'un espace de liberté et cristallisent, à travers les époques et les cultures, le regard social, le désir, le scandale, la peur ou la rébellion. Dans ce recueil de nouvelles, douze autrices racontent l'audace et le courage des femmes à travers leur chevelure. 1 EUR reversé à l'association « 125 et après » 125 et après est une association de lutte contre les violences conjugales, en particulier auprès des femmes et des enfants, sur tout le territoire français ainsi que les territoires d'outre-mer. Recueil de nouvelles, avec Sophie De Baere, Tristane Banon, Sarah Barukh, Tonie Behar, Adèle Bréau, Nora Bussigny, Jessica Cymerman, Gabrielle Deydier, Dominique Dyens, Michèle Fitoussi, Alix Girod de l'Ain, Sandrine Roudeix, Agathe Ruga. Romancières, journalistes, essayistes, activistes... Un collectif d'autrices aux univers complémentaires.
Six auteurs, six destins qui basculent un été. De Buenos Aires à Biarritz, en passant par un grenier mystérieux, Cet été-là explore les hasards de la vie, les rencontres inattendues et les choix qui tout changent.
« Cet hier qui ne m'appartient pas me manque parfois comme s'il était le mien. Il est vrai que je suis une nostalgique de la nostalgie. C'est un spleen qui me vient depuis la nuit des temps, peut-être inscrit dans mes gènes.Ma gorge se noue et les larmes affleurent quand j'entends de la musique arabe, du flamenco, du fado, du rebetiko, du kletzmer. Je regrette les lieux où je n'ai pas vécu, les époques où je n'étais pas née, les pays que je ne verrais pas, ceux où je ne reviendrai plus, les bons moments qui s'enfuient, tous ces mondes révolus que je ne connais que par le cinéma, par mes lectures ou par les souvenirs que j'emprunte.Toutes ces villes aussi d'où les Juifs ont presque disparu, Alexandrie, Berlin, Istanbul, Cracovie, Odessa, Bagdad, Saint-Pétersbourg, Vienne...Et Tunis avant notre départ. » Dans ce récit puissant et mélancolique, Michèle Fitoussi dresse un portrait magnifique de ceux qu'elle appelle sa « famille de Pantin ». Oncle Pap, Tante Pim, Sarah, Albert et les autres, parents, cousins ou grands-parents de l'autrice, revivent leurs destins d'exilés sous sa plume tendre. À travers eux, c'est l'histoire de tous les Juifs de Tunisie qui est convoquée, afin que demeure, toujours, une trace de leur passage.
L'histoire de Janet Flanner est indissociable de celle du New Yorker, dont elle fut la correspondante à Paris pendant un demi-siècle. Féministe, pacifiste, gay, séductrice, brillante styliste à l'humour mordant, cette Américaine fut une figure du Paris intellectuel et artistique d'après-guerre. Dès les années trente, elle perçut la menace totalitaire. Chroniqueuse de la vie parisienne, elle s'improvisa alors journaliste politique et enquêtrice, et parcourut l'Europe pour témoigner de son temps - Hitler, Pétain, Nuremberg, le maccarthysme, Matisse, Braque, Malraux, De Gaulle comptent parmi ses reportages et portraits les plus marquants. Pour la première fois, Michèle Fitoussi fait revivre celle qui, bien avant Truman Capote, Tom Wolfe ou Gay Talese, inventa le journalisme littéraire, mais qui n'accéda à la célébrité qu'à la fin de sa vie, lorsque le National Book Award la couronna. Cette biographie qui se lit comme un roman, et où l'on croise Ernest Hemingway, Nancy Cunard, Sylvia Beach, Natalie Barney ou encore Gertrud Stein, nous transporte d'Indianapolis à Orgeval, du Paris de la lost generation à l'Amérique du New Yorker, sur les traces d'une femme résolument libre, qui voulait être la voyageuse de son siècle.
Avant d'être une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin. Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dali ou Picasso, l'impératrice de la beauté qui transforma l'image de la femme en lui tendant le miroir de la jeunesse éternelle, la travailleuse acharnée qui parcourait la planète au pas de charge, s'arrêtant à peine dans l'une de ses sublimes demeures, mais savait-on que cette "Hearst à l'échelle féminime" fut d'abord une petite polonaise ? Née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie, aînée d'une famille de huit filles, Helena sut dire non aux conventions. Elle resta libre et sut imposer sa vision. De l'Australie où elle s'exila à l'âge de 24 ans, pionnière des soins de beauté, à New York où elle mourut princesse cosmopolite à 93 ans, la vie d'Helena Rubinstein fut un roman. Un roman où se croisent tous les talents de l'époque, de Poiret à Chanel en passant par Louise de Vilmorin, une saga éblouissante, faite de krachs boursiers et de chagrins d'amour, de drames conjugaux et de diamants croqués. Sous la plume vive de Michèle Fitoussi, Helena Rubinstein est l'illustration en actes d'un siècle de conquêtes pour les femmes, par les femmes : "Si je ne l'avais pas fait, d'autres que moi l'auraient fait".
Que peut-il se passer dans la vie d'une femme lorsqu'elle jette par-dessus bord bonheur, racines, enfants ? Pour échapper à sa grand-mère, à sa mère, à ses tantes portant encore leur Tunisie natale au bout de leur langue trop bien pendue, à son père joueur de poker invétéré, Frédérique, en quête d'intégration sociale, a épousé son contraire : Sébastien, un Breton racé, qui ne dit pas un mot plus haut que l'autre, bientôt le père de ses enfants. Frédérique passe vite du bonheur à la routine, des vacances normandes aux poncifs de la vie bourgeoise. Saurait-elle vivre figée, sanglée à ce point ? Jusqu'à la rencontre de Darius, avocat tempétueux, séduisant, pressé. Darius et Frédérique s'adonnent à la passion, forcément fatale. L'amour l'après-midi, les rires de l'adultère, l'attente et les chuchotements au téléphone, est-ce le roman d'une passion, ou les parenthèses d'une vie tristement normale ? Suffira-t-il de "cinquante centimètres de tissu propre et sec" pour tout oublier ?
Cet été-là, Violette décide sur un coup de tête de prendre un aller simple pour Buenos Aires. Dernier coup d'éclat ou nouveau départ ? Cet été-là, deux influenceurs littéraires se retrouvent dans le même hôtel à Biarritz. Amitié ou rivalité ? Cet été-là, Maxime passe les grandes vacances chez sa mamie avec son cousin. Un été comme les autres, jusqu'à la découverte d'une malle dans le grenier. Cet été-là, une jeune femme, riche et malheureuse, va mourir. Les événements marquants de sa vie ont toujours eu lieu l'été... Amours éphémères, incroyables voyages, rencontres imprévues... Sous la plume de six auteurs et autrices de talent, l'été est la saison de tous les possibles. 1 EUR reversé à l'association « 125 et après » 125 et après est une association de lutte contre les violences conjugales, en particulier auprès des femmes et des enfants sur tout le territoire français ainsi que les territoires d'Outre-Mer. François Coune, alias @livraisondemots, est un influenceur littéraire. Suivi par plus de 83 000 personnes sur Instagram, il est aussi chroniqueur régulier sur RTL-TV en Belgique, et organisateur du Grand Prix des Blogueurs. Il vit à Bruxelles. Jessica Cymerman est journaliste et livre avec humour ses réflexions de mère de famille sur le blog Ze Serial Mother. Elle est l'autrice de plusieurs romans et livres d'humour. Laure de Rivières est scénariste et autrice de La Belle Famille (Flammarion, 2023), thriller psychologique inspiré de faits réels. Alexandre Duyck est grand reporter et l'auteur de trois documents et trois romans, dont le dernier, Avec toi je ne crains rien, est paru en 2024 aux éditions Actes Sud. Michèle Fitoussi a été éditorialiste et grand reporter à ELLE pendant de nombreuses années. Elle a écrit pour le théâtre et la télévision, et publié une quinzaine de livres, dont La Famille de Pantin (Stock, 2023). Aurélie Tramier a poursuivi des études littéraires à Paris avant de déménager à Munich où elle partage aujourd'hui son temps entre ses enfants, l'écriture et son métier de consultante. Elle est notamment l'autrice de Bien-Aimée, finaliste du Prix Maison de la presse 2024.
Le processus de la modernisation politique qui a son origine en Europe aboutit à la constitution de l'État-nation et du régime démocratique. Cet ouvrage trace l'histoire de la formation des États-nations et de l'intégration de la population dans les systèmes politiques des démocraties occidentales. À partir de l'héritage historique spécifique de chaque pays il décrit et analyse la diversité des institutions et du fonctionnement actuel d'un certain nombre de démocraties modèles notamment l'Allemagne le États-Unis, la France, la Grande-Bretagne l'Italie les pays scandinaves. Tout en se référant aux théories des grands maîtres de la politique comparée, l'auteur présente une synthèse personnelle qui offre un nouveau regard sur les systèmes politiques des pays démocratiques de l'Occident.
" Tu verras, l'Inde est un pays imprévisible. " Ces mots sont les derniers que Michèle Fitoussi entend prononcer par son amie Loumia Hiridjee, le 26 novembre 2008. Quelques heures plus tard, Bombay est paralysée par une série d'attentats d'une violence sans précédent, un massacre qui fait 165 morts et plus de 300 blessés. Loumia et son mari Mourad comptent parmi les premières victimes. Ce livre retrace l'histoire de destins qui n'auraient jamais dû se croiser. Celui de la lumineuse Loumia Hiridjee, créatrice avec sa soeur Shama de la marque de lingerie Princesse tam.tam ; ceux de dix terroristes pakistanais venus semer la mort en martyrs. Après deux ans d'enquête sur les traces de Loumia, Michèle Fitoussi rapporte un récit dense et bouleversant, qui se dévore comme un roman à suspense.
Victor est un charmant octogénaire, ancien libraire qui cite volontiers Victor Hugo et raconte à qui veut l'entendre un passé étourdissant. Alice, sa voisine de palier, jolie stagiaire à Global, le trouve un soir d'hiver dans un état de grand désespoir. Usé, catarrheux, ruiné, Victor va être expulsé d'ici peu de son réduit mangé par les livres et les journaux. Comment le sauver de la rue ? L'ambitieuse stagiaire a une idée. En organisant une chaîne de générosité, qui puisse satisfaire à la fois le voyeurisme compassionnel du magazine à gros tirage Global et garantir à Victor une fin de vie heureuse. Adopter un vieillard ? Les lecteurs s'enthousiasment pour son sort. C'est à la famille parisienne Saillard que revient le privilège de recueillir un grand-père adoptif, malicieux, érudit. Ah ! tout avait l'air si facile, et même les enfants du couple Saillard, le père opticien à la bonhomie toute en rondeurs, la mère adepte des régimes minceur, se réjouissent. Mais Victor n'est pas celui qu'on croit? Crises conjugales, méchancetés, escroqueries, petits arrangements avec la vérité, manipulations, tromperies : tous ceux qui ont approché ce vif exemple de la malignité humaine en seront pour leurs frais. Ils en sortiront changés, marqués, certains pour le pire, d'autres pour le meilleur. Victor ou la grande illusion?
Né en 1954 à Tunis, éditorialiste à Elle, Michèle Fitoussi est l'auteur chez Grasset de plusieurs romans, dont Un bonheur effroyable (1995), un recueil de nouvelles Des gens qui s'aiment (1997) et avec Malika Oufkir d'un document, La prisonnière (1999), qui fut traduit dans 26 langues. Le Livre: Le temps d'un week-end près d'Evreux, le temps d'ouvrir et de fermer une maison de campagne, le temps de se dire adieu ou au revoir : il n'en faut pas plus à Michèle Fitoussi pour montrer des gens qui s'aiment et ne se le disent pas, qui ne s'aiment pas et se le disent. Autour d'une mère atteinte d'Alzheimer, dont le lourd secret remonte comme du fond de la conscience, deux soeurs rivales s'affrontent, l'une si perfectionniste qu'elle en devient inhumaine, l'autre si généreuse qu'elle en est parfois suspecte. Dans la maison voisine, c'est le bal des ex et des futurs, ex-mari infidèle et paumé, ex-épouse blonde et bourgeoise qui découvre tardivement les vertiges du sexe, un chanteur glamour en Maserati, une croqueuse d'hommes fortunés : tous quadragénaires au bord de la crise de nerfs réunis là par un malentendu comme seule la vie sait en inventer. Ils pourraient s'ignorer. Mais la mère indigne fugue telle une gamine rebelle et voici que chacun, à sa poursuite, révèle une partie de lui-même. Le plus menteur n'est pas celui qu'on croit. Le plus infidèle n'est pas toujours l'autre. Le secret le mieux gardé finit par s'éventer. Ecrit à plusieurs voix, pelote de sentiments à vif et de regrets, imbroglio familial, le roman de Michèle Fitoussi n'est pas qu'une comédie à l'anglaise sur fond de campagne pluvieuse. Serait-ce alors une comédie douce-amère où les larmes succèdent au rire ? On ferme la maison et on s'en va.
« Son nom ? La Super Woman ou Femme Parfaite. Le nouveau mythe des femmes d'action, le dernier modèle à suivre. Tenez, la voilà qui s'avance, aussi performante qu'un Macintosh. Plus, Chanellisée le jour, Alaïasée le soir, une main aux ongles nickel sur son dernier dossier, l'autre tenant avec amour la menotte poisseuse (de gâteau au chocolat maison) d'un chérubin grognon, la bouche Rouge Profond sur celle de l'homme de sa vie, une oreille branchée sur le supermarché par téléphone, l'autre en direct sur la ligne Paris-Tokyo. La voilà qui s'avance, disais-je, d'un pas énergique, à la conquête du monde. Ou au bord de l'abîme. Car souvent l'Enfer touche au Paradis. »
C'est l'histoire éternelle des femmes et des hommes : l'incompréhension, les sentiments illusoires, l'amour à vif, les surprises du petit matin, les caprices de la maternité, le désir de l'autre et le deuil de soi... En douze nouvelles, Michèle Fitoussi dresse la carte du tendre d'aujourd'hui. Voici Mathé, jolie fille épuisée par les soins quotidiens que son corps lui demande, trahie par l'homme qu'elle convoite au profit de sa meilleure amie, moins jolie qu'elle mais tellement plus vraie ! Voici une femme sans enfants découvrant trop tard que sa vie avec le gamin tant désiré sera faite de larmes, de bouderies et de caprices. Voici un adolescent qui découvre l'amour physique, en écoutant un couple derrière la cloison... Ratages, joies fragiles, émotions : Michèle Fitoussi observe ces gens qui s'aiment avec tendresse et cruauté.
Pour échapper à une parentèle étouffante, un père juif ashkénaze, névrosé, une mère d'Afrique du Nord, trop aimante, pour fuir cette prison sentimentale, Anne vole d'amant en amant. Au passage, il y aura un fils, Benjamin, vite grandi, vite protecteur. Anne se marie, découvre les charmes d'une vie casanière, le confort tardif d'une maison en Bretagne, d'un feu dans la cheminée, d'une promenade sur la plage. Le ciel est serein. Pourquoi a-t-il fallu qu'en sortant d'une poissonnerie elle se heurte à Alex Reznik, sa passion, son regret ? Anne s'abandonne, les démons du passé surgissent, les larmes coulent à nouveau ; elle n'hésite pas à l'aimer, au risque de tout perdre, jusqu'au dénouement, surprenant, qui sépare à jamais les amants.
Lettre à mon fils « Je t'écris pour réparer une injustice. Parce que l'éducation des petits garçons est négligée aujourd'hui. Après des siècles d'indifférence et trois décennies de féminisme, les petites filles tiennent le haut du pavé. Nous les mères, nous nous occupons trop d'elles et les garçons sont à la traîne. Une fois adultes, vous restez petits. A travers toi, c'est à tous tes contemporains que je m'adresse, ceux qui, comme toi, seront des hommes au siècle prochain. Je t'écris pour essayer de t'apprendre à grandir. Je t'écris pour t'aider à surnager dans une époque difficile pour toi. J'ai cru, comme beaucoup, à l'émergence d'un monde où triompherait l'égalité des sexes. La réalité est tout autre. Après deux millénaires de patriarcat, tu risques d'être un homme, un père, un amant, dans un siècle de féminité triomphante. Comment vas-tu t'en arranger ? » Cette LETTRE A MON FILS est un livre ironique et tendre au miroir duquel toutes les mères se reconnaîtront.