Michel Morin
Michel Morin
Et si la formation permanente cachait autant d’illusions que de promesses ? L’Imaginaire dans l’éducation permanente dissèque les utopies, les contradictions et les fantasmes des formateurs, entre désenchantement et espoirs renouvelés.
Les intellectuels et écrivains actuels n'ont que rarement cette distance intérieure vis-à-vis du territoire réel et des mythes historiques liés à une pure «?québécitude?». Cette distance seule permet de faire advenir un nouveau territoire imaginaire favorisant la création de mythes nouveaux et la mise en rapport du territoire réel avec «?d'autres territoires, à la fois réels et imaginaires?». La situation historique du Québec se prête à la constitution d'un espace social de liberté tout aussi large qu'original. Utopie sans doute, mais utopie motrice. Si l'ordre social est indépassable, sa contestation l'est tout autant. Marc Turgeon, Livres et auteurs québécois Toute proportion gardée, Le territoire imaginaire de la culture est au Québec des années 1970 ce que, cent ans plus tôt, les Considérations intempestives ont été à l'Allemagne d'Otto von Bismarck : une bombe culturelle pour miner, faire voler en éclats les certitudes bétonnées, fondées en Allemagne sur l'unité politique retrouvée, et au Québec, sur l'avènement du Parti québécois, espoir pour beaucoup d'une souveraineté à porté
Que faut-il entendre par « être en bonne santé » et « être malade » ? Peut-on bien se porter en étant malade ? Et qu'est-ce que soigner, finalement ? Pourquoi tant de soignants connaissent-ils de plus en plus le burn-out et l'épuisement désenchanté au sein de professions en crise ? Le risque sanitaire est-il devenu l'enjeu d'une bataille dont le sens échappe de plus en plus à ses combattants ? Peut-on intervenir pour modifier les conduites de santé et de maladie ?Sur ces questions anciennes, la psychologie sociale de la santé apporte l'éclairage de ses investigations empiriques, de ses cadrages théoriques et de ses propositions d'interventions. Elle permet de décrire l'univers de la santé et de la maladie comme un parcours balisé de dangers et de promesses.L' analyse et les références au concret, au fil d'un parcours qui prend la mesure de ces états distincts que sont « être en bonne santé », « rester en bonne santé », « devenir malade », « être malade », « vivre avec la maladie », ouvrent sur la nécessité d'une démarche de santé novatrice, guidée par le souci constant de promouvoir la qualité de la vie, en lien avec le caractère spécifique de chacun de ces états, et de mettre un terme au mal-être et à l'usure actuels des soignants.Cet ouvrage s'adresse aux acteurs de santé (médecins, infirmières, psychologues, chercheurs), aux membres d'associations, aux étudiants. Il concerne tous ceux qui s'intéressent à l'évolution des problématiques de santé publique et à l'application des outils d'analyse de la psychologie sociale dans le champ de la prévention et de la prise en charge thérapetique.Michel Morin est professeur de psychologie sociale à l'université Aix-Marseille I où il dirige un DESS de psychologie sociale de la santé ainsi que le groupe de recherche « Santé et maladie » au Laboratoire de psychologie sociale. Il est également responsable d'une équipe de recherche dans l'Unité INSERM 379 « Épidémiologie, Sciences Sociales et innovation médicale » de Marseille. Être en bonne santé : une affaire sociale ou un état psychosocial ? Rester en bonne santé, éviter la maladie : la bataille du risque. Devenir malade : l'entrée en maladie et ses préludes psychosociaux. Être malade : identité et pratiques sociales. Vivre avec une maladie : ajustements et qualités de vie. Traiter, soigner : incertitudes dans les professions de santé. Prendre en charge, aider, accompagner : l'usure des soignants.