Michel Massenet
Michel Massenet
La France anticipe sur son calendrier politique. Elle cesse de vivre à l'heure du socialisme. Ses débats, ses inquiétudes la portent au-delà du présent, au-delà de l'échec, après la gauche. Il ne s'agit pas d'une évasion, mais d'un projet qui s'impose, sous le règne légitime des apparences. Le socialisme, en prenant le pouvoir, s'est cru en mesure de résoudre, par des choix idéologiques, les problèmes d'une nation avancée. Il n'a répondu qu'à ses propres questions : comme s'il avait cessé d'être notre contemporain, au moment même où il se croyait en mesure d'arbitrer nos destinées. L'avenir se dessine ailleurs. Quelque chose d'autre s'ébauche sous nos yeux - pour peu que nous sachions deviner et voir - dans les remous de la crise, en dépit des désordres et du mensonge, une autre France est en train de naître. L'expérience du socialisme appelle une forme nouvelle d'action politique, plus proche des évènements comme des citoyens, accordée aux rigueurs du réel : à l'opposition de saisir sa chance, en prenant l'initiative de la vérité.
In the quaint town of Fenchurch St. Paul, a seemingly idyllic Christmas Eve dinner takes a sinister turn when the patriarch, Father, carves the duck. As the blade slices through the bird, a chilling secret is revealed, plunging the family into a maelstrom of suspicion and fear. Ernest Vincent Wright's When Father Carves the Duck is a gripping psychological thriller that explores the dark underbelly of family dynamics. With its atmospheric setting and unforgettable characters, this classic tale will keep you on the edge of your seat until the shocking climax.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La IVe République est morte de n'avoir su résoudre deux graves problèmes : l'affaire algérienne et la réforme de la démocratie. Son instabilité ne découlait pas du mode électoral, mais de l'extrême diversité de l'opinion publique, qui entraînait une incohérence funeste et amorale dans les moeurs politiques : ayant confondu souveraineté nationale et souveraineté parlementaire, les gouvernements n'avaient plus qu'à se réfugier dans l'immobilisme. Or, si l'armée a été l'occasion des changements politiques survenus depuis le 13 Mai, elle n'a pas agi pour prendre le pouvoir. Elle n'a fait que constater l'inexistence des institutions de la IVe République. Maintenant, la Ve République a pris le départ. Pourquoi était-elle inéluctable ? Où va-t-elle ? Sur quelles forces peut-elle s'appuyer et quelles factions doit-elle redouter ? Qu'est-ce qui a changé dans la morale politique du pays ? L'Algérie sera-t-elle l'écueil où se brisera la France ou, au contraire, la condition de son relèvement ? C'est à toutes ces questions que tente de répondre Michel Massenet dans ce livre brillant et perspicace, où il aide le lecteur à interroger l'avenir. S'il est vrai que, dans une démocratie comme la nô
Voici sur un sujet brûlant une vigoureuse mise au point. Après avoir récusé les porte-parole de l'abandon et de l'indépendance de l'Algérie, fustigé les professeurs de morale qui camouflent sous de vertueux plaidoyers les plans de quelques technocrates ou de quelques féodaux, l'auteur s'efforce de tracer la voie à l'avenir incertain d'un pays déchiré depuis deux ans par la guerre que le F.L.N. impose à la France. Il nous montre l'Algérie placée par sa démographie et son histoire dans une situation exceptionnelle : une situation de symbiose sociologique sans équivalent dans le monde. Le pain, la paix, la liberté de l'Algérie passent par la France. Michel Massenet pousse le souci du concret jusqu'à proposer l'adoption d'une nouvelle méthode de pacification et à suggérer quelques règles propres à faciliter la recherche d'un statut définitif de l'Algérie. Ce livre sera bien accueilli par tous ceux que commencent à impatienter le raisonnement, le point de vue purement abstrait et l'horreur des réalités qui caractérisent une partie de l'intelligentzia française. La morale essentiellement pratique et logique qu'il nous propose paraît de nature à rallier tous les hommes qu'irritent les vaines polémiques et pensent, avec Saint-Exupéry, que le plus beau métier des hommes c'est d'unir les hommes.
Au fil d'une superbe et poignante méditation, Michel Massenet, haut fonctionnaire, théologien, exégète, exhorte l'Église à trouver les chemins de l'indépendance et à répondre, enfin, aux attentes spirituelles de notre époque. Parce que vient un moment où l'homme ne peut se passer de la Parole, où le silence n'est pas la réponse. À deux reprises en cinquante ans, l'Église de France a gardé le silence alors que l'État provoquait la mort de milliers de citoyens. Il y eut, hier, les déportations des Juifs ; il y a, aujourd'hui, l'utilisation de sang contaminé. À chaque fois les évêques ont préféré préserver leurs connivences avec les dirigeants politiques plutôt que de remplir leurs obligations morales, comme si, deux siècles après les Lumières, l'Église de France n'avait toujours pas compris le sens de la laïcité.
« Mon âme, elle fond sur ton âme et s'y fond toute, Et mon esprit veut ton esprit. » Paul Verlaine