Michel Bakounine
Michel Bakounine
Découvrez les écrits fondateurs de Michel Bakounine, figure majeure de l’anarchisme et du socialisme libertaire.
Et si la révolution pouvait s’organiser sans État ni hiérarchie ? Principes et Organisation de la Société Internationale Révolutionnaire révèle les textes fondateurs de Bakounine.
Michel Bakounine, révolutionnaire russe, théoricien et philosophe de l'anarchisme (1814-1876).
Michel Bakounine, révolutionnaire russe, théoricien et philosophe de l'anarchisme (1814-1876) se présente dans ce livre.
« Dans trente ans, dans quarante ans, si vous survivez, vous resterez marqués par ce séjour en enfer. » Ainsi parlait Jo, l'un des 400 soldats capturés en mai 1954, après Diên Bien Phu, et qui formèrent le tristement célèbre Convoi 42. Commença pour eux une longue marche, vers le camp de « rééducation par le travail et le repentir » qui les attendait à 700 kilomètres au nord. 83 d'entre eux devaient mourir avant d'arriver. 250 autres laissèrent leur vie dans l'enfer du camp. 73 seulement en ressortirent vivants. Alors commandant d'une compagnie de la Légion étrangère, Erwan Bergot est un de ces survivants. Pour écrire ce livre, il a fait appel à sa mémoire, mais aussi rassemblé le témoignage de ses camarades. Tout dans ce roman est vrai. Sauf les noms propres. Parce que nul n'a le droit de juger des hommes que la souffrance, l'humiliation, le désespoir avaient brisés.
Découvrez l’intégrale des écrits de Michel Bakounine, figure majeure de l’anarchisme et du socialisme libertaire.
S'il y en a pour dénier à Bakounine son appartenance au socialisme libertaire, c'est qu'ils n'ont pas lu Dieu et l'Etat. Il ne s'agit pas en effet de simplement vomir les deux bêtes noires qui asservissent l'humanité, comme pontifie généralement le marxisme. Mais bien de proposer une vie autrement. Certes le concept de Dieu est incompatible avec celui de liberté. Certes, l'Etat, tel qu'il est figuré par le capitalisme, est irrécupérable. Mais, c'est la nature même de ces deux notions qui pose problème : il est dans l'essence même de l'Etat de produire de l'oppression, de l'élite, du chef, de la violence légitimée, de la justice justifiée, bref, du sang versé, encore et toujours, pour de bonnes raisons. Pour la Raison. Bakounine a en tête Robespierre et ses amis, sectateurs de l'Etre suprême avant tout... Bakounine propose de construire une société fédératrice. Où le prolétaire ne voit pas dans le paysan un traitre à la révolution. Bien avant les tragédies totalitaires, il anticipe les dangers de la technocratie rouge, celle qui se donne bonne conscience, encore aujourd'hui. Et ce, grâce à Marx, Sartre et les autres... A mettre en toutes les mains, de ceux qui veulent du changement, maintenant.
Notre époque a besoin plus que jamais de Bakounine. Non le Bakounine des salons mondains, celui que l'on convoque dans les arrondissements chics de la capitale, pour étaler sa culture, et provoquer le bourgeois... que l'on est. Mais le Bakounine du Catéchisme révolutionnaire, photographié par Nadar. L'oeil sombre. La barbe opulente, le cheveu long. Trapu et socratique. Vêtu de noir. Déterminé à aller jusqu'au bout. Dans son Catéchisme, Bakounine rassemble tous les dogmes du révolutionnaire. Une bonne fois pour toutes. Sous forme bien souvent axiomatique. Afin de les avoir sous la main. Pour ceux qui désirent fonder une société secrète internationale. Comme lui. De la famille aux principes généraux, le philosophe a compris qu'il fallait se tourner avant tout vers la question sociale; que celles de la nation et de la chose publique sont des leurres, puisqu'elles ont épuisé leur potentiel strictement politique. Au lecteur d'aujourd'hui, il importe de faire siens tous ces principes. Car, l'individu du XXIe siècle, témoin et acteur de la plus grande crise financière des temps modernes, n'est plus vraiment séduit par l'action révolutionnaire. Il préfère résister par la pensée, confortablement installé sur une serviette de plage. Vos photos de vacances contre celle de Bakounine par Nadar. Mettons un peu notre peau sur la table de travail et non sur le sable chaud. Pour la survie de notre espèce. La présente édition est établie d'après l'édition de Max Nettlau, publié en 1866.
Dieu et l'Etat est un essai politique et philosophique de Mikhaïl Bakounine. En une centaine de pages à la structure un peu déroutante, mais à la cohérence surprenante, pour celui qui ne se voyait pas philosophe ou penseur, mais bien un homme d'action, Bakounine dénonce les deux bêtes noires de l'homme, ses deux oppresseurs historiques, l'Eglise et l'Etat. Mais il s'en prend aussi au gouvernement de savants, dont, visionnaire, il devine déjà l'émergence tyrannique derrière les habits révolutionnaires ou académiques. Les Editions de Londres font le lien dans la préface avec la pensée de Castoriadis, et nous invitent à revenir aux bases de la démocratie, celle d'un gouvernement de citoyens où les spécialistes, les technocrates, les bureaucrates de tous poils sont au service du peuple, et non pas l'inverse. Après Dieu et l'Etat, on comprend mieux à quel point, Bakounine, ce chevalier errant de la liberté, cet anti-doctrinaire invétéré, est un peu l'antithèse de Marx. Dieu et l'Etat est un grand moment de liberté, la mienne, la votre, la notre : « La liberté d'autrui, loin d'être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. »
Publié la première fois en 1882, Dieu et l'État est l'oeuvre la plus célèbre de l'anarchiste.