Michaël de Saint-Chéron
Michaël de Saint-Chéron
Normalienne et agrégée d'anglais, Myriam Ackermann Sommer est devenue à 26 ans la première femme rabbin orthodoxe en France. Philosophe des religions, Michaël de Saint Cheron a fait son retour au judaïsme voici quarante ans, guidé dans son parcours par Emmanuel Levinas et Elie Wiesel. À travers leur dialogue, ils livrent l'analyse de leur retour au judaïsme à partir d'une enfance dépourvue de références à la religion qu'ils se sont choisie. Chacun esquisse le trajet de pensée et de réflexion qui l'a conduit vers une tradition jusqu'alors tout à fait inconnue. Ils abordent aussi toutes les questions essentielles autour du retour au religieux, de la conversion, de la place des femmes en religion.Retour qu'ils décrivent et explorent comme l'appel d'une altérité vers un cadre de pensée inédit.
Le dictionnaire total qui épouse le rythme d'une vie menée tambour battant, de l'Indochine à l'Espagne, de Trotsky à De Gaulle, de la Résistance au ministère de la Culture, de La Condition humaine aux Chênes qu'on abat. Malraux restitué dans toute sa diversité, dans tous ses paradoxes et dans tout son génie. Malraux public et privé, esthète et aventurier, solitaire et mondain, séducteur et timide. Malraux et son rapport à l'enfance, à l'argent, au bonheur, à la mort, à la religion, à la science, aux femmes et à lui-même.
INEDIT - NOUVELLE EDITION C'est en disciple que Michael de Saint Chéron entreprit de « converser avec un Emmanuel Levinas au soir de sa vie ». Conversation pleine de crépuscule et d'espérance, de tendresse et d'admiration. Il y est question de la place du féminin dans son acheminement vers une transcendance de l'altérité, du concept du temps dans la philosophie de Bergson, de Paul Ricoeur, de sa vision de la « fin de l'histoire » à l'heure où s'écroulait l'empire communiste d'Occident. Dans une seconde partie, l'auteur propose une réflexion sur la phénoménologie du visage et la problématique de la déconstruction, de la rupture, dans l'oeuvre de Levinas. Pour ce faire, il interroge les oeuvres de Sartre, Ricoeur, Malraux, mais aussi Kant, Heidegger et Derrida. Une approche résolument novatrice de la pensée du grand philosophe se déploie dans ces pages.
Septembre 1971. Voici cinquante ans, André Malraux s'engageait pour l'indépendance du Bangladesh, dont le peuple et les intellectuels étaient victimes de la répression du Pakistan, auquel ils étaient rattachés depuis la partition du sous-continent indien en 1947. L'écrivain, ancien ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, était-il vraiment prêt, à presque soixante-dix ans, à prendre le commandement d'une brigade de volontaires internationaux, comme il le dit et l'écrivit à la suite de son « Appel pour le Bengladesh » ? Devant les millions de victimes et réfugiés, le gouvernement provisoire du Bangladesh, installé à Calcutta, avait interpellé la communauté politique et intellectuelle internationale avec le soutien indien. André Malraux, personnellement approché, fut l'un des rares intellectuels français qui répondirent à cet appel au secours ; sa fascination pour l'Inde et la figure de Gandhi l'y rendit sans nul doute plus sensible. Il s'attira ainsi l'admiration de jeunes intellectuels, parmi lesquels Bernard-Henri Lévy, et suscita l'engagement, entre septembre et décembre 1971, de nombreux volontaires. Du 22 au 24 avril 1973, Malraux accomplit au Bangladesh, devenu indépendant à la suite de l'intervention armée de l'Inde, un voyage triomphal, où il fut reçu comme un chef d'État. Michaël de Saint Cheron, qui découvrit, fasciné, Malraux à travers le documentaire télévisé sur son voyage de la reconnaissance (réalisé par Philippe Halphen), diffusé le 6 juillet 1973, révèle ici les pièces du dossier restées enfouies durant cinquante ans, et montre comment le Bangladesh occupa une place tout à fait insoupçonnée dans la vie d'André Malraux au cours des années 1971-1974.
Septembre 1971. Voici cinquante ans, André Malraux s'engageait pour l'indépendance du Bangladesh, dont le peuple et les intellectuels étaient victimes de la répression du Pakistan, auquel ils étaient rattachés depuis la partition du sous-continent indien en 1947. L'écrivain, ancien ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, était-il vraiment prêt, à presque soixante-dix ans, à prendre le commandement d'une brigade de volontaires internationaux, comme il le dit et l'écrivit à la suite de son « Appel pour le Bengladesh » ? Devant les millions de victimes et réfugiés, le gouvernement provisoire du Bangladesh, installé à Calcutta, avait interpellé la communauté politique et intellectuelle internationale avec le soutien indien. André Malraux, personnellement approché, fut l'un des rares intellectuels français qui répondirent à cet appel au secours ; sa fascination pour l'Inde et la figure de Gandhi l'y rendit sans nul doute plus sensible. Il s'attira ainsi l'admiration de jeunes intellectuels, parmi lesquels Bernard-Henri Lévy, et suscita l'engagement, entre septembre et décembre 1971, de nombreux volontaires. Du 22 au 24 avril 1973, Malraux accomplit au Bangladesh, devenu indépendant à la suite de l'intervention armée de l'Inde, un voyage triomphal, où il fut reçu comme un chef d'État. Michaël de Saint Cheron, qui découvrit, fasciné, Malraux à travers le documentaire télévisé sur son voyage de la reconnaissance (réalisé par Philippe Halphen), diffusé le 6 juillet 1973, révèle ici les pièces du dossier restées enfouies durant cinquante ans, et montre comment le Bangladesh occupa une place tout à fait insoupçonnée dans la vie d'André Malraux au cours des années 1971-1974.
Elie Wiesel était un grand homme ! Apprenez-en plus sur sa vie ainsi que sur ses idées grâce à ce livre... Voici un an après la mort d'Elie Wiesel, les dialogues qu'il eut depuis 1982 avec son ami et son premier biographe en langue française, Michaël de Saint-Cheron, philosophe des religions et écrivain, complétés par son essai Wiesel, ce méconnu, qui constitue une introduction à la pensée d'Elie Wiesel. En 1986, le Prix Nobel de la paix lui est décerné à Oslo. En octobre 2006, le Premier ministre israélien Ehud Olmert lui propose le poste de Président de l'État d'Israël, en remplacement de Moshe Katsav ; Elie Wiesel a refusé l'offre en expliquant qu'il n'est « qu'un écrivain ». Partez à la rencontre d'Elie Wiesel à travers cet ouvrage en toute intimité ! À PROPOS DE L'AUTEUR Chercheur affilié à l'École pratique des hautes Études (Histara), professeur invité et conférencier dans de nombreuses universités françaises et étrangères, Michaël de Saint-Cheron est l'auteur d'une trentaine de livres et directions d'ouvrages, dont ses Entretiens avec Emmanuel Levinas (Livre de Poche, 2010, plusieurs fois traduits). On lui doit aussi la co-direction du premier Dictionnaire Malraux (CNRS éditions, 2011) et La Traversée du bien précédé de ses Dialogues avec Geneviève de Gaulle Anthonioz (Grasset, 2015).
« Pourquoi notre Malraux ? Il ne s'agit pas, bien entendu, de vouloir réduire Malraux à un regard personnel. Pourtant, ce livre se veut d'abord un témoignage : celui que la chance d'avoir connu Malraux au soir de sa journée terrestre nous autorise à apporter. Notre Malraux, parce qu'on le trouvera tel que nous l'avons vu, de Verrières-le-Buisson à Chartres, tel qu'il a scellé en nous une fraternité dont celle du sang n'est jamais garante ». Ce livre montre un Malraux dont nul n'avait encore témoigné : le dernier Malraux, celui de Verrières, calme mais nourrissant toujours contre toute servitude la même poignante rébellion, tel que Philippe et François de Saint-Cheron l'ont côtoyé jusqu'au mois de sa mort. « Il raconte ce que personne n'a raconté, ce que peu de gens ont vu ou su », écrit Pierre Emmanuel, dans sa préface. « ... Un Malraux doublé, interprété par de talentueux personnificateurs ».
Que feriez-vous si la vie vous offrait une seconde chance ?Après son accident, plus rien n'a été comme avant. Cinq ans ont passé, la vie de Rachel est chaotique. Seule dans un minuscule appartement, elle survit grâce à un travail qui est loin d'être passionnant. Rongée par la culpabilité consécutive à la mort de son meilleur ami, Rachel donnerait tout pour revenir en arrière. Ce qui est impossible, n'est-ce pas ? Après son accident, tout s'est arrangé. Cinq ans ont passé, Rachel est comblée. Elle a un fiancé merveilleux, une famille aimante, des amis géniaux et la carrière dont elle avait toujours rêvé. Mais pourquoi donc n'arrive-t-elle pas à se détacher des souvenirs d'une vie qui n'est pas la sienne, une vie brisée et misérable ? D'où viennent ces images qui la perturbent ? Émouvant, palpitant et déchirant, Une seconde chance est une histoire d'amour magique qui nous montre comment un même événement peut engendrer des conséquences radicalement différentes, pour peu qu'au carrefour d'une vie nous prenions une route... plutôt qu'une autre.
C'est à Carrière que régnaient les Stahl, on s'en souvient. Ils donnaient aux boulevards de la ville leur nom, synonyme des progrès du siècle. Aux souverains étrangers en visite, ils faisaient les honneurs du grand parc, celui qui s'étendait entre le château et les usines Stahl... Aujourd'hui, les portraits des maîtres de forges ont quitté les salons de cérémonie pour ce « garage » où vit Maxime, la dernière des Stahl, aussi inadaptée à son époque que le sont les hauts fourneaux qui ont fait la gloire de sa famille. Maxime et aussi Lucas l'insaisissable - éternel passager de l'existence - qu'on croise à Paris lorsqu'on l'imaginait à Berlin, à Vienne ou à New York, promenant ses projets de films et de révolution. Ces deux-là, aussi opposés que le sont la mémoire des splendeurs passées et l'utopie de l'avenir radieux, ces deux-là, que rien ne rapproche, se sont pourtant rencontrés. Ainsi, des passions qui n'auraient pas dû être, naissent, sans doute, à la faveur d'un moment d'inattention du destin. Décalée entre un passé et un présent incompatibles, Maxime, tourmentée et ironique, porte, par ses interrogations subversives, atteinte à la mémoire des morts. C'est le premier roman de Dominique Schneidre.
Cet ouvrage se compose d'une série d'entretiens entre Michael de Saint-Chéron et Geneviève de Gaulle-Anthonioz et d'un essai de Michael de Saint-Chéron. Les entretiens (qui furent déjà publiés en 1998, mais qui sont ici complétés et « mis en situation ») revisitent le parcours exceptionnel de cette femme admirable, nièce du Général de Gaulle (elle était la fille de son frère, Xavier) qui s'illustra aussi bien pendant la Résistance que dans la lutte contre l'extrême pauvreté. Rappelons que, déportée à Ravensbrück à la suite d'une dénonciation (elle fut torturée par la Gestapo et la bande de Bonny et Lafon), elle s'y lia d'amitié avec Germaine Tillion et fut « épargnée » car Himmler voulait en faire une « monnaie d'échange » à un moment où de Gaulle prenait la tête de la France Libre. A la Libération, cette femme intransigeante (le premier volume des Mémoires du Général de Gaulle lui est dédié) s'engagea dans un nouveau combat, contre la misère. Elle fut ainsi à l'origine de la fameuse loi de 1958 , dite « loi contre la grande pauvreté ». Témoin au procès Barbie, elle impressionna la France entière par la sobriété et la puissance de son intervention. De cette vie prodigieuse, elle tira un récit, La Traversée de la nuit (1958) qui fut en son temps un énorme best-seller. Dans ces Entretiens avec Michaël de Saint-Chéron, elle revisite l'ensemble de son parcours et affine sa réflexion sur le bien, le mal, l'horreur absolue et le destin de l'humanité.
À la suite du premier livre qu'il consacra à Lésinas en 2006 (Entretiens avec Levinas), Michaël de Saint-Cheron approfondit ici l'opposition frontale qui est au coeur du dialogue Ricoeur - Levinas sur le statut de l'Autre. Il donne une place particulière à Franz Rosenzweig et à son Étoile de la Rédemption, comme si elle était un trait d'union possible entre les approches de Ricoeur et de Levinas. En appendice du livre, le lecteur trouvera l'ensemble des dialogues de Michaël de Saint-Cheron avec Paul Ricoeur entre 1990 et 2000, repris ici à l'occasion du centenaire du philosophe.