Michaël Jérémiasz
Michaël Jérémiasz
« Ce n'est pas un acte d'héroïsme de traverser ce que je traverse. C'est un combat quotidien, avec moi-même, un combat douloureux, effrayant, qui parfois me dépasse. » Depuis vingt-cinq ans, l'ancien champion de tennis fauteuil Michaël Jérémiasz se bat pour que le handicap cesse d'être une invisibilité. Il a porté la flamme. Il a pesé sur les décisions. Il a souri sur les photos. Et il a regardé les stades se remplir de spectateurs, enfin conquis par le parasport. Mais au lendemain de l'euphorie, les promesses s'envolent, les budgets fondent, les ministres changent. Et les taxis continuent de refuser sa prise en charge. La France a vibré mais n'a-t-on pas finalement préféré une fois encore l'émotion à la transformation ? Ce livre n'est pas un bilan. C'est une mise en responsabilité - adressée aux décideurs, aux citoyens, à chacun d'entre nous. Un droit d'inventaire sans fard, écrit par un homme qui a tout donné pour que les douze millions de personnes handicapées en France cessent, enfin, d'être les oubliés de la République. Michaël Jérémiasz est champion paralympique de tennis fauteuil, entrepreneur social et militant pour les droits des personnes handicapées. Depuis vingt-cinq ans, il interroge notre manière de regarder la différence, le sport et la place accordée aux plus invisibilisés dans la société française.
Tenter à la fois de philosopher pour soi et par le poème de Lucrèce. Mettre l'exercice de sa libre pensée à l'épreuve de la rationalité d'un texte, et mettre réciproquement le texte à l'épreuve d'un questionnement. On a donc cherché dans le De Rerum Natura la logique du clinamen, cet étrange mouvement des éléments dont dérive tout ce qui est. Deux modèles permettent peut-être de l'approcher : celui de la langue - le sens est issu de la combinaison d'éléments littéraux insignifiants, et des déclinaisons-flexions des mots par quoi ils entrent en relation ; et celui du rapport sexuel - la vie est issue de la combinaison d'éléments séminaux et des déclinaisons-inclinations par quoi ils. entrent en relation. Mais, s'agissant de l'origine, ou du moins de ce qui en tient lieu : les naissances ; s'agissant du principe, ou du moins de ce qui en tient lieu : la répétition ; s'agissant de l'élément, ou du moins de ce qui en tient lieu : un autre élément, ces deux modèles ne sont-ils pas recouverts par un ce-à-partir-de-quoi plus général ? Pourtant Tout ne peut pas se penser. Il n'y a de logique qu'humble, discrète et minimale, par les éléments une fois de plus. Quelle est donc la logique même de l'élément, s'il n'y a d'élément que pour (et par) un autre ? C'est à un bouleversement de ces questions classiques que le clinamen nous engage, comme c'est à une curieuse subversion de la Nature et de ses mythologies que la nature des choses nous invite.
Cette série d'analyses sur l'état du monde est significative de la philosophie qui sous-tend les cours de l'auteur au Collège de France. Elle embrasse les États et les peuples dans la communauté qu'ils forment contre leur gré. Dès lors, les épreuves que vivent nombre d'entre eux, ne sont que les manifestations locales de tensions mondiales. Beyrouth, la guerre du Golfe, le terrorisme, la menace de guerre des étoiles, les disparités de développement, les incessantes injures faites à l'homme, les fanatismes religieux, les antagonismes culturels, autant de témoignages du désordre de la terre que l'on ne peut considérer isolément. Ils sont les signes ajoutés d'un même mal, la tragédie de la cité terrestre. La proximité nouvelle des nations dans l'enclos planétaire, multiplie entre elles les causes de conflits en même temps qu'elle leur interdit de s'ignorer. Le passage du monde des cités à la cité du monde, loin de réaliser les rêves de l'utopie, se vit dans la tragédie. Quelle est la signification de ce huis clos tragique : l'éternel conflit ou la recherche chaotique d'une cité habitable ?
Un témoignage puissant, inspirant et lumineux. Michaël Jérémiasz raconte comment il a transformé l'adversité en force de vie." On me demande souvent comment j'ai réagi quand j'ai appris que j'étais paraplégique [...] J'appréhendais les réactions des autres. Comment mes anciens camarades vont-ils me regarder ? Et les nouveaux ? Sans parler des filles... Est-ce que je vais encore plaire, pouvoir séduire ? " À 18 ans, promis à un destin sportif exceptionnel, Michaël Jérémiasz est brutalement freiné dans son élan par un grave accident de ski. Pourtant, loin d'assécher sa soif de vivre, cet événement marquera le début d'une longue reconstruction qui forgera sa philosophie : se surpasser au quotidien. Armé d'une confiance en soi et en l'avenir inébranlable, il entame une brillante carrière de joueur de tennis en fauteuil avant de devenir ambassadeur de " Paris 2024 ". Très engagé pour l'inclusion des personnes handicapées et le handisport, il porte son message dans de nombreux médias. Ce récit retrace son chemin vers l'épanouissement. Il déconstruit les préjugés et nous invite, avec humour, justesse et sensibilité, à banaliser la différence.
À 18 ans, à la suite d'un défi avec ses frères, son cousin et un ami, dans un parc de surfeurs à Avoriaz Michael fait une chute terrible après un saut. Après 4 jours de black out total, il se réveille paraplégique. C'est la tragédie, sa vie bascule : tous ses repères familiaux et personnels sont subitement bouleversés. De cette épreuve, Michaël Jeremiasz et son inébranlable appétit pour la vie, va pourtant tirer une force incroyable le poussant à toujours repousser ses limites. Il devient un champion de tennis fauteuil (champion olympique en double, numéro 1 mondial, porte-drapeau de l'équipe paralympique à Rio en 2016). Puis après sa carrière sportive, il s'implique dans l'entreprenariat militant, lance des associations, joue un rôle de consultant auprès de très grandes entreprises avec comme idée fixe, l'objectif de changer le regard porté sur le handicap et d'élargir le champ des possibles dans tous les domaines pour ceux qui vivent au quotidien avec un handicap. Ambassadeur influent de la candidature victorieuse « Paris 2024 », Jeremiasz se lance des défis toujours plus extrêmes comme participer à plusieurs reprises à la Spartian Race, terminer le marathon de New York en 2017 avec deux de ses amis et il ne se fixe aucune limite. Après le sport de haut niveau, les médias, le monde de l'entreprise, celui de la politique, quelle sera sa prochaine conquête ?