Michael Bourgatte
Michael Bourgatte
En février 2016, l'association de lutte contre la maltraitance animale L214 - alors quasi inconnue du grand public - publie sur Internet une courte vidéo tournée en caméra cachée dans un abattoir. On y voit des employés maltraiter les animaux. Les installations ne sont manifestement pas adaptées. L'impact médiatique de cette vidéo est sans précédent. Dès le lendemain, le cabinet du ministre français de l'Agriculture diligente une enquête. Avec cette affaire, L214 installe en France un puissant modèle relationnel qui va impacter en profondeur la société. Tandis que se dessinent les contours d'un Internet démocratique où des organisations citoyennes peuvent désormais entrer en communication avec la population et les dirigeants. Michaël Bourgatte revient sur cette affaire, en montrant que la question de la régulation de l'élevage et de l'abattage devient une urgence dans une société où les discours contre l'industrie de masse commencent à trouver un ancrage, en particulier autour d'une conscience écologique nouvelle.
Les images de guerres, de conflits ou d'émeutes occupent une place singulière dans l'histoire des sociétés humaines. Ce sont des images qui aident à comprendre une situation et à informer, mais leur exploitation, comme leur insertion dans des récits, n'est jamais neutre. Loin de se limiter à de simples témoignages visuels, elles constituent des instruments de connaissance, de mémoire et de pouvoir, porteuses de logiques de propagande et de jeux d'influence. Par ailleurs, leurs conditions de production sont variables : acteurs politiques, sécuritaires, militaires ou civils participent à l'édification de représentations qui peuvent se montrer tantôt complémentaires, tantôt concurrentes.Par leurs circulations, elles accompagnent les conflits armés en contribuant à en façonner la narration, la perception et la réception. Elles servent à légitimer des causes ou mobiliser des populations. Elles peuvent aussi susciter des contestations, voire dissuader des belligérants. Cet ouvrage collectif fait suite au colloque international Captation, circulation et effets des images de guerres, conflits, émeutes organisé à l'Institut catholique de Paris les 23 et 24 mai 2024. Il souhaite éclairer les conditions de production, de mise en circulation et de réception de ces images. Les auteurs, pour beaucoup de jeunes chercheurs, veulent ainsi contribuer à une réflexion collective sur les mutations en cours des perceptions et de la compréhension des conflits.
Avec le film Avatar de James Cameron, le train du numérique s'est mis en marche dans les salles obscures. Les nouvelles technologies sont désormais omniprésentes. Un processus global de dématérialisation des supports s est imposé en salle comme à la maison. On enregistre une montée accrue des films pouvant être téléchargés, visionnés en streaming ou consultés sur des supports mobiles aussi divers que des ordinateurs portables, des tablettes ou des smartphones. Ces nouveaux modes de transmission et de réception du cinéma, la démultiplication des supports et des formats ainsi que le nomadisme des écrans viennent bousculer les pratiques des spectateurs et des professionnels de l'image. Révolution ou évolution de l'histoire des techniques, il apparait incontournable de faire un état des lieux des changements technologiques et de leur impact sur les pratiques et les publics du cinéma. Par le prisme du Public et de pratiques cinématographiques, ce livre propose une lecture transversale des apports, des limites et des perspectives offerts par les nouvelles technologies à l'heure du numérique.