Maurice Raphaël
Maurice Raphaël
A criminalidade de um país (e, menos ainda, a sua violência) não pode confundir-se com a imagem que dela apresenta a estatística judiciária. Seja qual for o campo em que pretenda incidir, a estatística é um trabalho de «construção», a que seria absurdo atribuir «o poder de dizer a realidade». Assim, ao debruçarmo-nos sobre a estatística judiciária, não é inútil interrogarmo-nos sobre o que ela encobre ou exclui: Quem escapa à polícia? Quem, uma vez preso, escapa à justiça? Quem, uma vez julgado, escapa à prisão, etc.? Num contexto histórico em que a estatística era chamada a estabelecer o «estado moral» da sociedade3, já o autor do nosso primeiro grande estudo de estatística criminal precisava não poderem as estatísticas «servir para só por elas se aquilatar o grau de moralidade de um povo», que mais não fora por causa de todos os que a elas escapam - «uns porque o acto que praticam não é juridicamente considerado como crime e outros porque de várias formas se eximem à expiação da pena imposta pela lei»
Une nuit, veille de 14 Juillet, entre Clichy et Belleville, l'Opéra et Pigalle. Et Desdémone, récif glissant auquel on se cramponne, qui vous fuit et, partant, vous pilote. Une virée chaloupante dans Paris qui fermente, une nuit violente, cliquetante de couteaux et tatouée de morsures. L'écriture de Maurice Raphaël, sans arpentage ni mesure, déverse la splendeur scintillante et pulvérisée d'un feu d'artifice et convoque des monstres postiches, felliniens en diable. Une averse de confettis, des rasades d'étincelles.
Maurice Raphaël est le plus connu des trois pseudonymes (Ange Bastiani pour la Série noire, Victor Saint-Victor...) sous lesquels l'auteur d'Ainsi soit-il et de Claquemur a écrit des érotiques et des policiers dans les années cinquante, avant de disparaître en 1977. Très représentatif de la violence, du désespoir et de l'excès d'une bonne partie de la littérature de son époque, Maurice Raphaël avait, d'après Éric Losfeld, un de ses éditeurs, " l'allure d'un aventurier, souple et bronzé, grand séducteur... " Notre collection des "Lectures amoureuses" se devait de reproduire au moins ces deux oeuvres, dont c'est la première édition au format de poche. André Breton disait de Claquemur que c'était un " cryptesthésie des bas-fonds ". Tels quels, ces deux textes sont d'irremplaçables spécimens d'une époque érotique révolue.
Je suis sorti de mon rôle d'image et il est toujours gênant de prendre un objet comme complice de son plaisir. Ce sont de dangereux témoins à charge.
In this historical romance adventure the wealthy Miss Betty with a heart of gold falls in love with the dashing Rafe. After saving Betty's life in a boat trip gone wrong, Rafe's unscrupulous family members try to piece together who is in fact responsible for the accident and who must seek absolution for it. This throws Betty into the deepest sort of moral confusion...but not without a silver lining. Despite being a master of the horror genre due to the worldwide acclaim of 'Dracula' and its adapted screenplay starring Bela Lugosi, Stoker has brought something different with this piece. A short, but brilliant read that reflects Stoker's love of the romance genre. 'Miss Betty' is highly recommended for Bram Stoker aficionados as well as fans of H.P.Lovecraft, H.G.Wells and Edgar Allan Poe. Abraham "Bram" Stoker was born in Dublin in 1847. Turning to fiction in his later years, Stoker published his first short story 'The Crystal Cup' (1872) in London Society magazine. In the 1880s and 1890s, he published 'Under the Sunset' (1882) and an adventure novel titled 'The Snake's Pass' (1890). It was the publication of 'Dracula' in 1897 which launched Stoker into literary stardom.
« Ça faisait longtemps qu'ils se nourrissaient de chat. Ça depuis le début de l'hiver, depuis que durait la grève. Et il n'y avait plus à vendre dans les boutiques que des denrées que personne ne pouvait acheter. Et Graine avait faim. Et Pore avait faim. Et Cachou avait faim et Albert le Chien. Et Ponce, dans sa cellule, devait avoir plus faim qu'eux tous réunis. » Ne pas se fier aux apparences : sous les dehors d'un roman social, La Croque au sel (originellement publié en 1952) entraîne le lecteur jusqu'aux bas-fonds existentiels du petit peuple des villes. Quand la population affamée d'un immeuble tout entier hésite entre la chasse au matou et une petite séance de cannibalisme entre parents, c'est l'humanité selon Maurice Raphaël qui apparaît à tous les étages. Famille, je vous bouffe ! Ce petit bijou de noirceur est suivi d'un dossier, composé par l'expert Alfred Eibel, riche en révélations sur un auteur maudit qui ne tenait de l'ange qu'un de ses pseudonymes et fréquentait en intime tous les démons de l'existence et de l'écriture.