Maurice Daumas
Maurice Daumas
L'histoire du mouvement féministe a été bien étudiée. On connaît de mieux en mieux ses différentes « vagues » et ses actrices. L'antiféminisme aussi suscite des recherches. Enfin, nul ne peut ignorer les divisions du féminisme, amplement médiatisées. Mais on ne s'est pas encore vraiment penché sur cette question : comment devient-on féministe ? Le féminisme n'est pas inscrit dans les gènes des femmes. L'origine sociale, l'éducation, les études, le vécu personnel peuvent conduire à l'activisme féministe ou, plus simplement, à se dire féministe.
Dans la collection « Leurs figures », Maurice Daumas nous présente le grand chimiste Antoine Lavoisier, né le 26 août 1743 d'une famille aisée et, qui fut guillotiné le 8 mai 1794. Souvent présenté comme le père de la chimie moderne, il est le découvreur - entre autres - de l'oxydation, des composants de l'air et de l'eau, de l'état de la matière, et l'auteur d'une Méthode de nomenclature chimique toujours d'actualité. Tout en assurant les fonctions d'un grand commis du royaume, il accomplit son oeuvre. Il créa une nouvelle philosophie chimique, pour laquelle il combattit pendant vingt ans. Autour de lui se forma cette école de «chimistes français» qui l'aida à triompher de l'Europe savante. L'étrange destin de Lavoisier voulut que la Révolution le sépara de ses amis et de ses disciples. La grande tristesse de sa fin n'est peut-être pas qu'il soit mort sur l'échafaud, mais qu'un tel vide se soit fait autour de lui dès l'instant où il devint indispensable de se prononcer pour ou contre des faits politiques.
Réunis en un seul volume dans un magnifique format à l'italienne, les trois premiers tomes en couleurs du Retour à la terre sont le cadeau de Noël parfait pour tous vos amis - ceux qui veulent s'installer à la campagne, ceux qui en viennent ou ceux qui y vivent, ceux qui souhaitent un enfant, ceux qui n'en veulent pas ou ceux qui hésitent, ceux qui aiment rire et ceux qui savent être émus... Et, tant que vous y êtes, prenez-en un pour vous ! Incontournable.
Le mariage d'amour est devenu la norme de notre époque : il nous est aujourd'hui impossible de concevoir une union librement consentie qui ne soit pas fondée sur l'attachement réciproque et l'intensité des sentiments. Cette exigence était, au xvie siècle, une idée neuve. L'historien peut à présent évaluer dans le détail et retracer les étapes d'une longue évolution qui a vu son aboutissement, au xviiie siècle, dans une « révolution sentimentale » consacrant la fidélité conjugale, la félicité construite au sein de la famille et le rôle central de l'enfant. Pour étayer cette démonstration, ce sont des archives privées d'une extraordinaire richesse qui ont été utilisées dans cet ouvrage : correspondances des époux, journaux intimes, mémoires... Tous témoignent, avec force, de la constitution de ce nouvel univers amoureux, à mi-chemin entre l'amitié et la passion, également chères aux moralistes de l'Ancien Régime. Elles nous permettent ainsi de mieux comprendre comment l'amour conjugal s'est finalement imposé à l'homme des Lumières comme la meilleure voie d'accès au bonheur sur cette terre.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'image n'est pas réductible aux splendeurs exposées dans les châteaux, les églises et les musées. Dès la Renaissance, où se développe le concept de beauté idéale, l'image envahit le quotidien : elle est un enjeu politique, un instrument de propagande, un support de la dévotion, un objet de distinction et, de plus en plus, un objet de délectation. Car la vue est bien le sens le plus célébré à l'époque moderne.Ce manuel, introduction à l'approche socio-historique de l'image, étudie la place croissante qu'occupe l'image dans l'espace quotidien des sociétés européennes du 15e au 18e siècle. Il entame sa réflexion sur les nouveautés techniques, représentatives et artistiques introduites par la Renaissance et s'achève sur l'apparition du système moderne de l'image au 18e siècle - et jusqu'à la Révolution -, avec salons, critique d'art et musées. Entre ces deux chapitres, des études thématiques abordent chronologiquement les aspects sociaux et idéologiques de la production et de l'utilisation des images : les artistes - hommes et femmes -, les clients et mécènes, l'image religieuse, le langage allégorique et le naturalisme, la fonction morale et cognitive de l'image, son rôle dans la distinction sociale et ses rapports avec le pouvoir politique.Maurice Daumas est agrégé d'histoire, maître de conférences d'Histoire moderne à l'Université des Antilles et de la Guyane. Il a publié, entre autres, L'Affaire d'Esclans : les conflits familiaux au XVIIIe siècle (Seuil, 1987) et La Tendresse amoureuse : XVII-XVIIIe siècles (Hachette, 1997). Les mutations de la Renaissance. Artistes et commanditaires. L'image sacrée. Symbolique et naturalisme. Miroir de l'homme, miroir du monde. L'image, objet de distinction sociale. Image et pouvoir politique. Au siècle des Lumières : le système moderne.