Maurice DOMMANGET
Maurice DOMMANGET
L'Histoire du Premier Mai de Maurice Dommanget est le seul ouvrage majeur réalisé, en langue française, par un témoin contemporain sur cette vaste manifestation. Il y développe une réflexion sur les luttes socio-politiques qui ont amené cette date à être la journée internationale des travailleurs à partir de 1889, puis la fête du travail, jour chômé. Un important travail de recherche lui a permis de nous donner à lire les heures sombres et glorieuses de ces manifestations, qui commémorent le 1er Mai sanglant de 1886 à Chicago. Au travers de cette réédition, c'est tout un pan de l'histoire sociale du XXe siècle qui se déroule, sous nos yeux, jusqu'aux années soixante-dix. Instituteur, pédagogue, syndicaliste actif et chercheur, Maurice Dommanget, (1888-1976) est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages importants d'histoire sociale. À son décès, il lègue ses archives à l'Institut français d'histoire sociale, à Paris.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Maurice Dommanget est né le 14 janvier 1888, à Paris (IXe). Étant élève de Cours complémentaire, il s'intéressait déjà à tout le mouvement politique et social. Devenu instituteur dans l'Oise, il adhère au Parti socialiste, se syndique à titre isolé - alors que le droit syndical est contesté aux instituteurs - et mène une grève des études surveillées, probablement la première grève en date dans le personnel. Soldat à Montbéliard, il participe à l'action régionale et collabore - sous le nom de Jean Social - à La Franche-Comté ouvrière, socialiste et syndicaliste. De retour dans l'Oise, et très lié avec le maître historien Albert Mathiez, il collabore aux Annales révolutionnaires - devenues depuis les Annales historiques de la Révolution française - dont il est toujours l'un des rédacteurs, en même temps que membre du Comité directeur. Quand arrive la guerre de 1914, il est pourvu d'un diplôme d'études supérieures d'Histoire et de parchemins disciplinaires dus à son militantisme. Mobilisé, il repousse l'union sacrée et, de l'arrière, participe directement à l'action zimmerwaldienne. Après la guerre, il fonde le Syndicat de l'enseignement de l'Oise, menant de front, inlassablement, des travaux d'Histoire, la propagande orale, et une collaboration assidue aux divers périodiques d'émancipation sociale. Il est, dès sa fondation du Parti communiste - avec lequel il rompra fin 1931 - en plein stalinisme. Après le congrès de Grenoble (1926), il était devenu secrétaire de la Fédération unitaire de l'enseignement. C'est durant sa gestion, que se développa la première Campagne laïque et que sortit le premier Manuel d'Histoire débarrassé des scories nationalistes. Il avait failli être révoqué en 1934 ; il fut suspendu sous le régime de Vichy. Depuis sa réintégration en 1944, puis sa retraite, il n'a pas cessé d'être sur la brèche, dans la mesure compatible avec son âge, axant principalement son activité sur la production d'ouvrages d'Histoire dans la spécialité qui lui vaut une réputation dépassant le cadre national. C'est ce que vient de reconnaître, dans une étude qui lui est consacrée, la revue polonaise Euhemer, en déclarant qu'il est « hautement apprécié par les savants du monde entier ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Dans la collection des Grands éducateurs socialistes, Maurice Dommanget nous propose le portrait d'Albert Thierry, né à Montargis le 25 août 1881, et tué au Front le 26 mai 1915. « Entre son premier article sur La liberté d'enseignement (15 octobre 1902), et ses dernières notes de tranchée en mars 1915, l'écart est de douze ans et demi : douze ans et demi de sombres méditations, de recherches sincères et passionnées pour étreindre la vérité sociale et pédagogique. »