Maude Bonenfant
Maude Bonenfant
Comment concilier plaisir, sécurité et développement quand vos enfants jouent ? Les jeux vidéo pour enfants vous donne les clés pour choisir, encadrer et profiter des atouts éducatifs du gaming, sans les pièges.
Du déclenchement de la grève étudiante aux élections générales de septembre, en passant par l'adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s'est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats publics? Quels événements, quels mots, quelles images ont marqué notre mémoire collective? "Le Printemps québécois, une anthologie" propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l'histoire contemporaine du Québec. Le livre présente une chronologie exhaustive des événements (jour par jour, de février 2012 jusqu'au Sommet sur l'enseignement supérieur, en février 2013) et documente l'ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Textes littéraires de la revue "Fermaille", manifeste des Profs contre la hausse, affiches de l'École de la Montagne Rouge, interventions d'Anarchopanda : plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante. Il s'agit d'un travail documentaire unique qui illustre toute la richesse, la créativité et la diversité du Printemps québécois. Comme l'écrivent les trois auteur.e.s de l'ouvrage, « c'est pour maintenir vive la mémoire d'un printemps où l'art, l'acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui, étudiant.e.s engagé.e.s, professeur.e.s indigné.e.s, citoyen.ne.s solidaires, s'en sont saisie. Cette histoire que l'Histoire risque d'oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l'ont faite ».
Le développement des technologies informatiques, à l'exemple de la ville connectée, des données massives (big data) et de l'intelligence artificielle est appuyé par un ensemble de discours à visée persuasive. Par divers procédés de langage, figures et stratégies rhétoriques, ces argumentaires visent notamment à légitimer une numérisation de plus en plus croissante des sociétés. Les métaphores jouent à ce sujet un rôle crucial. Bien qu'elles puissent avoir une fonction esthétique ou pédagogique, elles peuvent également endosser un rôle idéologique et ainsi véhiculer des valeurs morales et politiques particulières et nous détourner d'enjeux fondamentaux. L'exemple bien connu de la métaphore du « nuage » informatique porte une vision quasi idéale de la technologie numérique et participe malencontreusement à persuader du caractère « immatériel » des réseaux et des systèmes informatiques. L'imagerie légère et vaporeuse de la figure occulte l'ampleur du désastre écologique lié aux développements du numérique. Ce livre s'adresse à un lectorat universitaire, mais aussi à un public averti qui s'intéresse aux technologies, aux discours et à la société. Il présente différentes études de déconstruction des métaphores employées pour qualifier les nouvelles technologies et saisir l'importance éthique d'examiner minutieusement les discours argumentatifs sur les données massives, la ville intelligente, la robotique, les jeux vidéo et, plus largement, sur le numérique.
Penser le point de rencontre entre les pratiques sociales généralisées et les pratiques transformatrices, qui modifient les espaces socionumériques et leur permettent de devenir autre, implique de mettre en suspens deux préjugés persistants - soit le premier selon lequel les humains ne font que se déplacer dans les espaces en les laissant inchangés, et le deuxième selon lequel des catégories fixes prédéfinissent l'expérience réelle en réifiant ce que nous sommes et ce que nous pouvons être. Il s'agit plutôt de ramener à l'avant-plan l'idée selon laquelle les espaces, tout comme les catégories les définissant, sont des constructions actives du réel, continuellement en train de se faire et de se défaire. Or, quelle place prennent les pratiques humaines dans la transformation des espaces socionumériques ? Par quels processus ces espaces se transforment-ils ? Comment l'humain est-il lui-même transformé par l'avènement et la prégnance des espaces numériques ? Est-il possible de repenser les dynamiques spatiales du social autrement qu'en fonction de la dichotomie centre/marge ? Pourrions-nous, par exemple, reformuler ces dynamiques spatiales du social à partir des pratiques transformatrices basées sur l'appropriation et la résistance ?